Semblable à une jeune femme en habits d'autrefois, venue, mystérieuse et souriante, sans l'avoir annoncé, et surgie d'un endroit que l'on ne connaît pas, mon enfance, soudain, arrive à mes côtés. Elle était restée cachée pendant longtemps, mais elle ne veut plus se dissimuler ; elle ne le peut plus sans doute... Elle m'appelle, comme feraient des amis que l'on a pas vus depuis longtemps, ou comme des femmes que l'on a jadis aimées, et que l'on ne pensait plus revoir jamais. Jeune femme en robe blanche, au fin sourire, elle me prend par la main et doucement m'entraîne : je l'ai peut-être entrevue jadis, mais je ne saurais dire quand, ni en quel lieu ; je ne me rappelle même plus qui elle était. Quels mots murmure-t-elle donc, que je ne comprend pas et à l'appel desquels, pourtant, je ne peux résister... Récit d'enfance, où plutôt résurgence d'un passé qui semblait depuis longtemps oublié, Paroles perdues conte l'enfance particulière de l'auteur, aux côtés d'un père rescapé du camp d'Auschwitz.
Nombre de pages
198
Date de parution
21/03/2000
Poids
245g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782283017814
Titre
Paroles perdues
Auteur
Snyders Jean-Claude
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
140
Poids
245
Date de parution
20000321
Nombre de pages
198,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Aller au fond de son passé, vers la source de son être, source plus introuvable que celle du fleuve le plus mystérieux ; mais il faut tenter de la trouver pourtant. Revenir vers les secrets qui, jadis, sur toute l'enfance, diffusaient leur mystère ; regarder même les plus indicibles de ces secrets, qui autrefois ont été si effrayants, que l'on ne pouvait s'en approcher : de leur invisible présence sont nés bien des culpabilités, bien des peurs, bien des désespoirs. Essayer de retrouver les sentiments interdits, impossibles à regarder, que l'on a éprouvés autrefois ; pendant longtemps ils ont été si lointains que même si, par hasard, on les avait rencontrés, on n'aurait pu les reconnaître. Faire ce voyage, parce que ce sont ses propres enfants qu'au détour du chemin on rencontrera sans doute : alors que l'on a retrouvé ses anciennes détresses, on s'aperçoit que l'on ne souhaite rien plus passionnément que de leur épargner de semblables peines. Peut-être n'avait-on entrepris ce voyage que pour s'efforcer de comprendre ses enfants davantage, pour tenter de mieux les aimer.
Avant de vous connaître, je courais vers vous, et je ne le savais pas. J'allais droit devant moi, et j'ignorais où j'allais. Comment aurais-je pu le savoir ? Vous êtes restés cachés pendant si longtemps. Je criais, et je ne savais pas que je vous appelais. J'attendais de pouvoir vous parler. Mon amour vous attendait pour éclore, comme la nature attend la pluie, comme la nuit attend le jour. Vous étiez loin de nous, et nous ne vous avions pas encore faits , mais l'important n'est peut-être pas que nous vous ayons faits : nous vous avons rencontrés. Je vous ai rencontrés, quant à moi, comme des gens inconnus, et, si jeunes, des personnes à part entière, ayant déjà leurs goûts, leurs désirs, leurs idées propres sur toutes choses. Même lorsque vous étiez sur le point de venir, à l'orée de votre présence je ne vous voyais pas, et j'étais comme un homme qui, sans le savoir, approche d'une forêt magique, et regarde de l'autre côté. Il la longe un moment, et ne s'aperçoit pas de sa splendeur. Mais il y entre un jour. Vous êtes arrivés, et mes yeux se sont ouverts. La forêt m'a fait signe et j'ai tendu les bras.
Deux voix rivalisent aujourd'hui en Amérique latine. Par leurs politiques, leurs projets et leurs doctrines, Chavez et Uribe symbolisent deux manières radicalement distinctes de concevoir la vie nationale et régionale. Malgré des parallèles parfois rapides les rapprochant sous l'étiquette de "populistes" ou de "néo-populistes", la situation que connaît chacun de leur pays après plusieurs années de pouvoir est très différente. L'antagonisme direct de ces deux chefs d'Etat se traduit entre autres par leurs vues politiques distinctes: le leader vénézuélien promeut un "projet bolivarien" qui repose essentiellement sur la lutte "révolutionnaire"; le président colombien défend une politique de renforcement de l'autorité de l'Etat par la voie constitutionnelle avec le soutien des Etats-Unis. Dans cette lutte pour le leadership politico-moral de l'Amérique latine (dernièrement, l'affaire Bétancourt en a été révélatrice), le Brésil de Lula tente de s'interposer dans le match Chavez-Uribe et se présente comme une voie intermédiaire.
Pourquoi les abeilles dépérissent-elles? Parce qu'on les empoisonne? Parce qu'on les prend pour des vaches à miel ou à venin? Les scientifiques cherchent des réponses. Sid aussi essaie de comprendre. Né au début des années 1980, il ne sait pas trop à quoi se raccrocher, se fiant tour à tour à la sagesse des apiculteurs, à la nostalgie des néonazis, au cynisme du Forum de Davos, à son irrésistible penchant pour une étrange téléphoniste japonaise... Dans un pays sans mer où coulent le miel et le chocolat au lait, sur une planète où les humains ne pourront survivre sans les abeilles, Le Silence des abeilles est le roman d'apprentissage, drôle et grave, d'une certaine jeunesse.
U n avocat de trente-cinq ans travaille au Luxembourg pour un gros cabinet. Salaire mirobolant. Pas d'amours. Pas d'amis. Une femme de ménage... qu'il ne voit jamais. Mal dans sa peau, il se trouve insignifiant au point de se sentir transparent. La veille d'un passage à Paris, l'avocat ressent une douleur inexplicable au cou, puis au bras. Dans sa chambre d'hôtel, il constate qu'il est devenu tout à fait invisible. Comme le héros détraqué de H.G. Wells. Des traces humides sur la moquette, un creux sur un matelas, voilà ce qu'il reste de lui. Cette expérience le délivre de ses angoisses, sa nouvelle impunité lui permet tous les excès. Il voyage, porté par une sensualité retrouvée, se rend en Sardaigne, traverse la Méditerranée... Insaisissable, ivre de puissance, il s'intéresse finalement à une humanité qu'il croit dominer de très haut... Fable ironique au rythme soutenu, riche en rebondissements, ce remake d'un grand classique en élargit le sens, pour mettre en cause une société en voie d'atomisation, séduite par des valeurs virtuelles.