
Naissances de la bande dessinée. De William Hogarth à Winsor McCay
Autour de 1900, apparaît dans la presse américaine une forme pétrie d'humour et d'action que nous reconnaissons sans problème comme de la bande dessinée: le comic strip, né en même temps que le cinéma et le phonographe. Dans ce livre riche en surprises, Thierry Smolderen montre pourtant que l'origine de cette forme est beaucoup plus ancienne, et liée à une autre naissance: celle du roman moderne, qui émerge en Angleterre au cours du XVIIIe siècle. L'oeuvre satirique du peintre et graveur William Hogarth a ouvert cette voie, menant à des échanges d'un genre nouveau entre l'image et les médias de l'âge moderne. Au XIXe siècle, le courant impulsé par Hogarth est resté l'affaire exclusive d'un groupe particulier de dessinateurs, les illustrateurs humoristiques, qui mettent leur immense culture de l'image au service de la parodie, en cultivant l'art de l'hybridation stylistique. Fascinés par le graffiti, le dessin d'enfant et les images marginales, ils sont les premiers à s'emparer des médias émergents, qu'ils schématisent et combinent dans une perspective ironique. Depuis Rodolphe Töpffer, ils prennent aussi un malin plaisir à interroger les idiomes séquentiels du monde industriel à partir du passé naïf des histoires en images populaires. La bande dessinée moderne s'est forgée dans ce creuset résolument polygraphique qui n'a manqué aucune des révolutions majeures menant à l'âge audiovisuel. Cet ouvrage - qui constitue aussi une véritable anthologie - éclaire donc de manière surprenante les pièces d'un puzzle que nous croyions pourtant si bien connaître: loin d'être orpheline, la bande dessinée y apparaît comme la principale héritière d'une culture de l'image lisible aussi ancienne que l'image imprimée. La bulle, la ligne claire, l'action progressive, la mise en abîme ironique et jusqu'à la physique délirante des toons l'inscrivent dans une généalogie beaucoup plus riche que ne le soupçonnent les auteurs eux-mêmes. Son dialogue initial avec le roman d'avant-garde du XVIIIe siècle et le livre romantique, sa longue cohabitation avec les rythmes de la presse illustrée, sa symbiose avec le cinéma en font même l'ouvroir potentiel de l'image contemporaine par excellence.
| Nombre de pages | 141 |
|---|---|
| Date de parution | 21/11/2009 |
| Poids | 1 274g |
| Largeur | 247mm |
| EAN | 9782874490828 |
|---|---|
| Titre | Naissances de la bande dessinée. De William Hogarth à Winsor McCay |
| Auteur | Smolderen Thierry |
| Editeur | IMPRESSIONS NOU |
| Largeur | 247 |
| Poids | 1274 |
| Date de parution | 20091121 |
| Nombre de pages | 141,00 € |
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SMOLDEREN THIERRYThierry Smolderen est né le 25 novembre 1954 à Bruxelles. Après des études de cinéma d'animation à La Cambre (Bruxelles) et diverses expériences théâtrales (mises en scène et écriture en collaboration avec Pierre Sterckx) et musicales (il est guitariste de jazz) durant les années 70, il commence à se consacrer entièrement à la bande dessinée. Au milieu des années 80, Smolderen entame une carrière de scénariste en parallèle avec son travail de critique et d'essayiste aux Cahiers de la bande dessinée alors dirigés par Thierry Groensteen. Il s'oriente d'abord vers la science-fiction, comme avec la série Karen Springwell, avec Philippe Gauckler, publiée entre 1990 et 1995 aux Humanoïdes Associés. Toujours chez cet éditeur, Smolderen participe à la série d'albums érotiques Fripons, écrits et dessinés en collectif. Il écrit aussi les séries Colère noire (avec Philipppe Marcelé) et Nombre (avec Ab'Aigre). Il travaille avec Mister B. en 1994 sur l'adaptation du héros de jeux-vidéos, Sonic, en bande dessinée. L'album Sonic adventures paraît aux éditions Sirène. Il est aussi publié aux éditions Dargaud (Gipsy avec Enrico Marini) et chez Glénat, où il débute dans le scénario, en aidant Séraphine à continuer la série des Hybrides, puis Colin Wilson à poursuivre Dans l'ombre du soleil. Chez Delcourt, il écrit une série, en 2000, McCay, (dessins de Jean-Philippe Bramanti), inspirée par la vie du dessinateur Winsor McCay. Puis il entame une collaboration avec de nombreux auteurs, comme Dominique Bertail par exemple. Reconnu comme l'un des principaux spécialistes actuels de l'histoire de la bande dessinée, Thierry Smolderen a publié de nombreux essais et articles dans Les Cahiers de la bande dessinée et dans 9e Art ainsi que dans différentes revues francophones (Art Press, Circus, Pilote...), ou anglophones (Comic Art, International Journal of Comic Art, Sign's). En 2009, il a publié aux Impressions Nouvelles un ouvrage théorique richement illustré, intitulé Naissances de la bande dessinée, qui examine la question des origines de la bande dessinée en s'intéressant aux rapports complexes du 9e art avec les médias émergeant au cours du XIXe siècle, comme la photographie, le cinéma et la presse illustrée. Tout en soulignant l'inscription fondamentale de la bande dessinée dans la tradition de l'illustration humoristique, Smolderen étudie aussi ses rapports complexes avec les premières formes expérimentales du roman moderne, et remonte ainsi le fil de cette histoire jusqu'au XVIIIe siècle et l'oeuvre du peintre et graveur anglais William Hogarth. Marié et père de deux enfants, il habite Angoulême depuis 1994, où il enseigne le scénario et l'histoire de la bande dessinée à l'EESI (École Européenne Supérieure de l'Image). Depuis 2007, il coordonne, toujours à l'École de l'Image, le Master bande dessinée, qu'il a contribué à fonder, en partenariat avec l'Université de PoitiersDominique Bertail naît à Tours en 1972. C'est qu'il vivra jusqu'à son entrée lycée, puis il fera un petit tour par Caen pour passer son Baccalauréat. S'en suivent deux années aux Beaux-Arts de Rennes, puis trois années à l'atelier bande dessinée des Beaux-Arts d'Angoulême (1992 à 1995) où il rencontre Thierry Smolderen avec lequel il publie L'Enfer des Pelgram et cofonde le site coconino-world.com (avec Josepe et G.Navailles). Il y rencontre aussi l'éditeur Alain Beaulet chez qui il publie L'Homme-Tableau et L'Homme-Nuit (2000-2002). Depuis 1998, il vit et travaille à Paris. Il publie plusieurs histoires courtes dans « Je Bouquine », collabore régulièrement à « Fluide Glacial » et travaille sur des story-boards pour la télévision, l'animation, le cinéma et la publicité. En 2004, il rencontre le scénariste Matz avec lequel publie Shandy, un anglais dans l'empire. En 2008, il retrouve Thierry Smolderen et ensemble, ils publient la série Ghost Money. Il est représenté par la galerie Arludik, à Paris.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER17,50 € -

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Toujours chez Dargaud, il collabore avec Dominique Bertail sur la série "Ghost Money" ( cinq tomes, de 2008 à 2016). "Souvenirs de l'empire de l'Atome" (Dargaud) avec Alexandre Clérisse, paraît en 2013 (Prix Meilleure BD des Utopiales, 2013 et Grand Prix de l'Imaginaire, 2014). En 2015, le duo signe, encore une fois chez Dargaud, un deuxième roman graphique "L'Été diabolik" (Prix Ouest-France Quai des Bulles en 2016, et Prix BD FNAC en 2017). En 2019, ils se retrouvent une troisième fois autour, cette fois, des années 1980 avec "Une année sans Cthulhu" (Dargaud). Reconnu comme l'un des principaux spécialistes actuels de l'histoire de la bande dessinée, Thierry Smolderen a publié en 2009 un ouvrage théorique, richement illustré, intitulé "Naissances de la bande dessinée" (Impressions nouvelles), paru en 2009 (édité aux USA sous le titre "Origins of Comics", University of Mississippi Press, 2013). Depuis 1994, il enseigne le scénario et l'histoire de la bande dessinée à l'École européenne supérieure de l'image (ÉESI - Angoulême) et y coordonne le master de bande dessinée, qu'il a contribué à fonder, en partenariat avec l'université de Poitiers. Né le 30 octobre 1980 à Aurillac, Alexandre Clérisse passe son enfance à Saint-Cère, dans le Lot, où il obtient son bac en 1999. Encouragé par Michel Lablanquie (créateur des éditions Rackam), il crée, à cette époque, le collectif de musique et de BD La Pie lotoise, grâce auquel il expérimente ses premiers fanzines et l'autoédition. En 2000, il entame une première année d'histoire de l'art à l'université du Mirail, à Toulouse mais décide finalement de rentrer à Aurillac pour suivre un BTS de communication visuelle (graphisme, édition...). Il obtient son diplôme en 2002. Il s'intéresse alors à l'infographie et à l'illustration jeunesse. 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