De la littérature à la philosophie du sujet. Baudelaire, Henri Michaux, Thomas Mann, Faulkner
Smadja Robert
L'HARMATTAN
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EAN :9782296128231
La pensée du sujet s'élabore au cours des derniers siècles, parallèlement sous forme philosophique et sous forme littéraire dans les riches et profondes images de la subjectivité, de De Quincey et Baudelaire à Henri Michaux, Dylan Thomas et Paul Valéry. Le roman est aux avant-postes de cette quête de l'intériorité, même et surtout lorsqu'il feint de lui tourner le dos, comme le montrent les exemples ici choisis de La Montagne magique, ou des principaux chefs-d'oeuvre de Faulkner. Mais il ne suffit plus à notre époque de se plonger sans concepts dans les merveilleuses cavernes des textes littéraires. Il faut aussi tenter de réfléchir sur le sujet, à la lumière de ce que philosophie et sciences de l'homme du XX-XXIe siècles nous ont apporté sur lui, et de tenter ainsi une première mise en continuité et en cohérence de la "pensée de la littérature" et de la pensée philosophique.
Nombre de pages
288
Date de parution
27/07/2010
Poids
440g
Largeur
155mm
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EAN
9782296128231
Titre
De la littérature à la philosophie du sujet. Baudelaire, Henri Michaux, Thomas Mann, Faulkner
Auteur
Smadja Robert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
440
Date de parution
20100727
Nombre de pages
288,00 €
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Le roman de la famille peut être considéré comme un sous-ensemble du genre romanesque, ou comme tendance implicitement présente dans un grand nombre d'?uvres. L'auteur tente ici d'en dégager les principales caractéristiques, de s'interroger sur sa première floraison systématique, contemporaine de la création des principales sciences de l'homme à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, et d'en étudier quelques chefs-d'?uvre marquants de Zola à Michel Tournier, en s'efforçant d'éclairer ces textes, pris deux à deux dans une perspective comparatiste, par une double approche psychanalytique et sociologique qui semble s'imposer dans l'étude de la famille, cette interface de l'individu et de la société.
La philosophie de la littérature ne se confond ni avec l'esthétique littéraire, ni avec la théorie de la littérature, ni avec l'étude des rapports historiques de la littérature et de la philosophie. L'esthétique philosophique la dissout le plus souvent dans des cadres trop larges pour rendre compte de la spécificité du littéraire, essentiellement sa dimension linguistique. Il y a donc place pour une démarche systématique et soustraite aux aléas d'une esthétique générale. La littérature entretient par ailleurs des rapports privilégiés non seulement avec le discours philosophique mais aussi avec celui des sciences de l'homme. La confrontation de ces différents discours peut permettre une saisie plus fine du fait littéraire à notre époque, et exige que soient repensés des concepts centraux de la littérature, par exemple ceux du style et de la beauté.
Les cinq études ici présentées, (portant sur Louis Lambert, La montagne magique, les nouvelles et poèmes de Dylan Thomas, L??uvre au noir, enfin) se proposent de mettre en lumière l'intérêt de l'image du corps dans le domaine de la critique littéraire, et principalement romanesque, en faisant apparaître la profonde cohérence des ?uvres étudiées et du corpus réuni. L'image du corps étant une notion psychanalytique essentielle, mais aussi une problématique philosophique primordiale du vingtième siècle, cette recherche s'inscrit dans le double champ de la critique psychanalytique et d'une critique d'inspiration philosophique dont l'auteur s'efforce de préciser quelque peu les principes, tout en réfléchissant sur la notion de roman philosophique. Comme le montrent amplement ces études, l'image du corps est avant tout l'image de la psyché, et en bien des cas celle de la société et de la culture d'une époque.
Il ne s'agit pas dans ces pages de constituer une théorie exhaustive de la morale, mais plus modestement de tenter de repérer, parmi les théories anciennes ou plus contemporaines les éléments essentiels permettant de constituer pour nous, aujourd'hui, une réflexion morale sur des bases aussi rationnelles que possible. L'auteur associe constamment morale et politique, morale privée et morale publique, et essaie de montrer qu'aucune théorie prise isolément ne suffit à constituer une morale réelle.