Dans un immeuble populaire, au coeur des borgate de Rome, vivent Chiara et son mari Marcello, ancien bodybuilder entre deux sexes, Francesca, handicapée militante, Bruno supporter de la Roma aux arrêts domiciliaires. Et puis il y a aussi Gianfranco, dealer qui veut s'élever, Eugenio, dit la Toupie, qui travaille dans un atelier et se découvre amoureux de sa colocataire, prostituée. Dans ce paysage romain fait de bouts de campagne, de villages et de lambeaux de métropole, dans le bric-à-brac d'un présent bouillonnant, il y a tant d'autres figures encore toutes défoncées par la vie, toutes défoncées comme la vie... Les borgate sont le laboratoire des transformations les plus profondes de la société italienne, et, plus largement, européenne : on y assiste à la contagion des modes de vie qui rend toute division de la société en classes à la fois simpliste et aveugle. Roman baroque, excessif, destructeur, provocateur, La Contagion est une arche de Noé, une nef des fous, un volcan d'énergies qui fait ruisseler sur ses pentes, les styles et les genres, les vies et les langues, les corps et les rêves. C'est trop peu de dire qu'on n'en sort pas indemne. On n'en sort pas.
Nombre de pages
336
Date de parution
02/04/2015
Poids
410g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782864327882
Titre
La contagion
Auteur
Siti Walter ; Antoine Françoise
Editeur
VERDIER
Largeur
142
Poids
410
Date de parution
20150402
Nombre de pages
336,00 €
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Quelque chose dans la vie de Walter, un banal professeur d'université, se casse. Le voici conduit plus loin qu'il ne le craignait dans le théâtre des séductions pornographiques, des crimes familiers, et dans les replis sans fin de sa conscience et de son coeur mis à nu. Ainsi commence, entre dîners académiques et compétitions de culturistes, entre amitiés et trahisons, infamies et jalousies, entre scènes de drague rocambolesques ou médiocres et relations sexuelles souvent scabreuses ou parfois lyriques, la biographie d'un homosexuel métaphysique. Une vie sans relief peut se révéler monstrueuse. Mais les Leçons de nu ne portent pas sur le seul destin d'un individu singulier. C'est aussi le roman de l'Italie des années quatre-vingt. La question, alors, n'est pas seulement: que reste-t-il de nos amours? mais bien: que reste-t-il de nos rêves d'émancipation et de libération? La pornographie homosexuelle est un filtre pour raconter ce qui se joue dans les affaires des hommes et des femmes confrontés à un monde entraîné dans sa lente dérive, et il faut à Siti tout le courage et l'art de la mise à nu pour se mesurer à cette disparition. Mais il faut aussi évoquer la joie de ce roman, la joie d'aimer et d'être aimé, la jubilation de l'écriture qui joue sur tous les niveaux, qui mêle les langues et les mondes, les cultures et les bibliothèques dans une cavalcade à perdre le souffle sous le grand ciel d'incendie de l'Emilie.
Siti Walter ; Segonds-Bauer Martine ; Rueff Martin
Walter Siti est né à Modène (au nord de la Toscane) en 1947. Il s'est formé à l'École normale supérieure de Pise où il a enseigné la littérature. Critique raffiné et pugnace, on lui doit plusieurs essais importants consacrés à la poésie italienne. Il a dirigé l'édition des oeuvres complètes de Pasolini.C'est à partir des années quatre-vingt-dix que commence sa « seconde carrière »: celle du romancier. La publication de Leçons de nu chez Einaudi en 1994 marque en effet un véritable tournant. C'est le premier volume d'une oeuvre féconde: huit romans et de nombreux récits ont paru à ce jour. Parmi les écrivains de sa génération, il est aujourd'hui reconnu comme « celui qui possède le plus profondément l'art du roman ».Les éditions Verdier ont publié en 2012 Leçons de nu.
Au cours d'une réunion mondaine, dans le milieu à la fois puissant et dérisoire des people romains, un spéculateur financier de haut vol demande au narrateur, contre salaire, un livre sur sa vie : « Tu dois me dire qui je suis. »« Siti a écrit le "grand roman" de notre époque, celui où convergent les flux souterrains qui animent la réalité - l'argent, le sexe et la vanité. » M. Lodoli, La RepubblicaCe livre a obtenu à une écrasante majorité le PREMIO STREGA, plus important prix littéraire attribué en Italie.Jouant sur tous les registres, Walter Siti, l'un des plus grands écrivains italiens vivants, nous attache au destin de Tommaso, fils du petit peuple romain, obèse dans son adolescence, génie des mathématiques devenu bankster milliardaire à trente ans à peine, recruté par la mafia pour laver l'argent sale dans les eaux troubles de la spéculation financière. S'appuyant sur une connaissance approfondie des mécanismes et du jargon de l'économie numérisée, l'auteur nous fait découvrir comment la fameuse zone grise entre les mafias et la haute finance tend à devenir en fait la finance tout court.À travers une galerie de personnages complexes et attachants - dont l'auteur lui-même - nous sommes transportés au cour de ces guerres quotidiennes dont les champs de bataille sont le sexe et l'argent.
Novembre 1989. Le Mur de Berlin vient de tomber. Inge et Walter Bischoff, un couple d'Allemands de l'Est annoncent à leur fils Carl qu'ils ont décidé d'aller vivre de l'autre côté du rideau de fer. A vingt-six ans, Carl n'habite plus chez eux depuis longtemps. Mais leur décision qui ressemble à un abandon lui révèle qu'avant d'être ses parents, Inge et Walter ont eu une jeunesse éprise de liberté. De ce temps d'avant la construction du mur, le Stern 111, un poste de radio de fabrication soviétique, reste le symbole : toute la jeunesse d'Allemagne de l'Est s'en servait pour écouter les radios de l'Ouest. Carl se rend bientôt à Berlin avec la petite voiture de son père. Au "Cloporte", un immeuble où s'est rassemblée une communauté de squatters, il va connaître une double initiation amoureuse et politique.
L'héroïne de Boulder gagne sa vie comme cuisinière sur un vieux navire marchand. C'est la situation parfaite : la solitude, le provisoire, une cabine et l'océan, un port où rencontrer des femmes. Jusqu'à ce qu'un jour l'une d'entre elles réussisse à l'arracher à la mer et à l'entraîner dans l'aventure d'une procréation assistée. Qu'est-ce que la maternité va provoquer chez cette femme qu'elle a rencontrée dans un bar en Patagonie ? Et elle, acceptera-t-elle de se laisser enfermer entre les quatre murs d'une maison pour faire mentir le surnom de Boulder que lui a donné son amoureuse, et qui désigne des grandes roches isolées au milieu du paysage dont personne ne sait d'où elles viennent ni pourquoi elles sont là ? Le ton ironique, les évocations érotiques sans fausse pudeur, le style implacable et vibrant comme le personnage, tout contribue à faire de ce deuxième roman un texte rebelle intense et poétique.