Depuis le Moyen Age, le Grand Commentaire d'Averroès au De anima d'Aristote n'était connu des philosophes que dans sa version latine. Il y a une vingtaine d'années, A. Ben Chehida avait montré que quelques gloses d'un manuscrit de Modène, écrites en caractères hébraïques, donnaient des fragments de l'original arabe. La reprise du déchiffrement de ces gloses par les signataires de ce volume a déjà livré trois enseignements: Le texte dont sont tirées les gloses n'est pas identique à ce qui fut traduit en latin: il s'agit d'une version antérieure du même commentaire. Ce commentaire plus ancien était connu de certains philosophes juifs à Saragosse. En Espagne chrétienne, plusieurs studia dispensaient aux étudiants juifs un enseignement de philosophie averroïste, en hébreu mais aussi en arabe. L'édition du début des gloses donnera au lecteur une première idée du travail en cours, avec ses problèmes et ses solutions. La reproduction de quelques fragments le mettra en contact avec le manuscrit lui-même.
Date de parution
27/06/2005
Poids
260g
Largeur
215mm
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EAN
9782711617494
Titre
ORIGINAL ARABE DU GRAND COMMENTAIRE D'AVERROES
ISBN
2711617491
Auteur
SIRAT / GEOFFROY
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
260
Date de parution
20050627
Nombre de pages
0,00 €
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René-Samuel Sirat, né à Bône, en Algérie, en 1930, a été Grand-Rabbin de France de 1981 à 1988. Figure majeure du judaïsme français, il également été un acteur historique des études juives contemporaines ainsi que du dialogue interreligieux. Militant infatigable d'un judaïsme cultivé, apaisé et engagé dans la coexistence au sein de la Cité, il revient dans ce livre sur son itinéraire qui résonne si profondément avec une certaine histoire de la France contemporaine. D'une enfance algérienne marquée par la culture judéo-arabe traditionnelle à la reconstruction de la communauté juive française après la Shoah, du travail universitaire et communautaire à la fraternité judéo-chrétienne (notamment à travers l'affaire du "carmel d'Auschwitz" où il fut l'interlocuteur de Mgr Decourtray et Jean-Paul II) et judéo-musulmane, c'est finalement toute la genèse de notre présent qu'il éclaire en témoin privilégié du siècle.
Sirat René-Samuel ; Capelle Philippe ; Boubakeur D
Les enseignements se sont interrogés depuis longtemps sur la perte de mémoire religieuse des élèves. La capacité des futurs citoyens de circuler dans la culture et la patrimoine français et universel en est appauvrie. Connaître les religions à travers l'histoire, la littérature, la philosophie et l'art, c'est augmenter sa capacité de jugement et de discernement face aux grands choix de la vie. Le rapport Debray a bien posé les conditions d'un enseignement du fait religieux dans l'Ecole de la République. Dans cet opuscule, un rabbin, un universitaire chrétien, un recteur d'Académie prolongent ce Rapport pour suggérer, chacun à leur façon, comment le meilleur des traditions religieuses peut enrichir l'éducation citoyenne, dans la tolérance et le respect de toutes les consciences. Un enjeu crucial d'intégration. René-Samuel Sirat est rabbin, directeur de Chaire à l'Unesco. Philippe Capelle est philosophe à l'institut Catholique de Paris. Dalil Boubakeur est recteur de la Grande Mosquée de Paris. Philippe Joutard est recteur d'Académie, professeur d'université.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.