Le temps est une notion éminemment complexe. Que ce soient les philosophes, les physiciens, en passant par les poètes et les romanciers, tous les esprits curieux se sont intéressés à ce concept en tentant, à défaut de pouvoir le saisir, de l'appréhender pour le décrire et comprendre son lien à l'homme. C'est lorsqu'il s'inscrit dans la langue que le temps éveille la curiosité des linguistes. La langue concernée ici est la langue des signes utilisée par la communauté des Sourds de Belgique francophone (LSFB). Cette étude prend pour objet la façon dont le temps est exprimé en LSFB et s?appuie sur des recherches de même type conduites sur d?autres langues des signes (LS). Il est majoritairement entendu que ces langues ne disposent pas de paradigme verbal pour le temps. Par contre, elles présentent un système flexionnel aspectuel extrêmement riche qui semble, dans bien des cas, suppléer la flexion temporelle. Des ressources spécifiques sont par ailleurs sollicitées pour exprimer les informations de temps : des lignes du temps, des items lexicaux de type adverbial, certains marqueurs spécifiques, le recours à des pointés, le rôle de la main passive et celui des composantes non manuelles que sont les mouvements du corps, de la tête et l'expression faciale. Ces multiples facteurs s'articulent sous différentes combinaisons et construisent un système de référenciation temporelle riche et complexe. Ce sont ces multiples éléments qui ont été étudiés en LSFB dans un ample corpus composé de trois catégories de discours : narratif, conversationnel et descriptif. La principale particularité observée réside dans le fait que les marques de temps sont pour ainsi dire absentes des narrations, comme si celles-ci étaient ancrées hors du temps, suspendues dans le monde intemporel de l?imaginaire.
Nombre de pages
410
Date de parution
12/02/2015
Poids
592g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753536241
Titre
Le temps en langue des signes. Avec 1 DVD
Auteur
Sinte Aurélie ; Giot Jean
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
592
Date de parution
20150212
Nombre de pages
410,00 €
Disponibilité
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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