Le rivage grec de l'Italie romaine. La Grande Grèce dans l'historiographie augustéenne
Simon Mathilde
ECOLE ROME
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EAN :9782728308552
Lorsque Rome prend le contrôle de l'Italie du Sud, à partir de la fin du IVe siècle av J-C, les colonies grecques qui s'y étaient implantées connaissent un déclin inexorable. Les textes latins insistent sur la disparition complète de cette région appelée Grande Grèce dont le rayonnement intellectuel comme artistique et la prospérité avaient été parfois considérables, et les auteurs ignorent, ou récusent, l'influence du monde italiote sur la culture romaine. Les travaux archéologiques des dernières décennies invitent au contraire à réévaluer les relations, anciennes, entre la jeune République et l'Italie du Sud hellénisée. Cet ouvrage examine la représentation historiographique de la présence grecque à laquelle a été confrontée Rome sur le sol même de l'Italie. Il se concentre sur la première décade de Tite-Live, qui met en scène la conquête romaine du Sud de la péninsule à la lumière de l'exaltation augustéenne du destin de Rome, et sur les sources parallèles. Une étude lexicale des termes Italia et Magna Graecia permet d'abord d'apprécier les enjeux idéologiques attachés à ces noms dans l'histoire des relations entre Rome et les régions méridionales de l'Italie. En analysant les étapes de l'expansion de Rome vers le sud, on met ensuite en valeur le rôle de troisième force joué par les cités grecques, dont l'importance stratégique s'apprécie à travers des épisodes de conflit et des personnages d'exception, comme Alexandre le Molosse, oncle du Conquérant. Enfin, on cherche à voir sur quelles conceptions ethnographiques repose la description de ces Grecs d'Italie dont le rapport avec les populations indigènes témoigne d'une acculturation complexe, aujourd'hui mieux connue. Au moment où le programme augustéen définit un passé qui justifie l'hégémonie de l'Vrbs , la représentation de l'héritage de la Grande Grèce révèle les contradictions de Rome face à l'hellénisme.
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Nombre de pages
527
Date de parution
15/12/2011
Poids
886g
Largeur
170mm
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EAN
9782728308552
Titre
Le rivage grec de l'Italie romaine. La Grande Grèce dans l'historiographie augustéenne
Auteur
Simon Mathilde
Editeur
ECOLE ROME
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170
Poids
886
Date de parution
20111215
Nombre de pages
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Simon Mathilde ; Selosse Marc-André ; Chapsal Luci
Entrez dans le monde sauvage ! Grâce à une approche inédite de la cueillette, de la racine aux fleurs, initiez-vous a l'observation botanique des plantes en toute saison, et profitez d'une large palette de saveurs originales et gourmandes, de nutriments et de possibilités culinaires. Biologiste végétale formée en ethnobotanique, Mathilde Simon vous invite a une reconnexion au végétal et a une pratique consciente de la cueillette, où l'impact de la récolte sur la plante est pris en compte. Partez ainsi a la découverte de 50 plantes sauvages de nos régions : apprenez à les identifier, à les cueillir avec précaution et à cuisiner toutes leurs parties comestibles, sans gaspillage. Une initiation aux techniques de cueillette responsable ; une invitation gourmande à renouer avec la nature. 50 plantes, de la cueillette à l'assiette : des fiches illustrées avec photo et schéma botanique ; les caractéristiques d'identification et les confusions possibles ; les lieux et la méthode de récolte responsable ; l'utilisation en cuisine, de la racine aux fleurs ; + de 50 recettes (gâteaux, glaces, quiches, poêlées...). Mathilde Simon a un doctorat en biologie végétale (Ecole normale supérieure de Lyon) et prépare un diplôme universitaire d'ethnobotanique. Elle a fondé en 2019 l'Echo sauvage, proposant des cours de cuisine sauvage, des séminaires, des sorties cueillette, des ateliers d'herboristerie... Investie dans la préservation du vivant, elle fait parse de l'Institut Michel-Serres.
Le renouvellement des études antiques a mis en évidence l'importance de la notion d'identité. Les populations indigènes soumises par les Grecs puis par les Romains, les phénomènes d'acculturation ont suscité l'attention, interrogeant la manière dont ces peuples étaient représentés par les vainqueurs. En évoquant les autres, ceux-ci nous parlent d'abord d'eux-mêmes, de l'imaginaire qui les habite, bien plus qu'ils ne nous livrent des informations ethnographiques. Si les questions d'identité ethnique et culturelle ont été bien étudiées dans le monde grec, tel n'est pas le cas dans le monde romain. Pourtant, la maîtrise d'un Empire immense est passée par l'intégration progressive de peuples très divers, et la conception romaine de l'identité culturelle s'est développée de manière originale: c'est ainsi, par exemple, que le motif de l'humanitas a permis d'articuler la relation de Rome avec les Barbares. Il s'agit donc dans ce livre non d'une mais de plusieurs identités, de la définition culturelle de la romanité et de la représentation, par les Romains, de l'altérité.
Le professeur Charles Guittard, spécialiste notamment d'histoire et de religion romaines, a mis fin à sa carrière à l'Université en 2017. A cette occasion Mathilde Simon et Etienne Wolff, deux de ses proches collègues et amis, ont préparé en son honneur ce recueil de Mélanges. Plus de cinquante contributions, dues à des savants reconnus, français et étrangers, et centrées sur les domaines d'intérêt de Charles Guittard, comme on peut le voir par sa bibliographie qui figure en tête du volume. Au-delà d'une variété inhérente au genre, le livre présente donc une claire unité. Ses élèves, ses amis, ses collègues, y continuent le dialogue intellectuel qu'ils ont toujours entretenu avec lui.
Résumé : Après avoir fasciné les cours royales de l'Europe moderne, l'oeuvre de Quinte-Curce est tombée dans un relatif discrédit et a été étonnamment peu étudiée durant les dernières décennies. Dans le canon des historiens latins, la tradition académique n'a longtemps assigné qu'une place subalterne à l'énigmatique Q. Curtius Rufus. Les spécialistes de l'époque hellénistique et d'Alexandre III de Macédoine ont considéré cet historien pétri de rhétorique comme une source peu fiable, un point de vue aujourd'hui partiellement remis en question. Cette oeuvre offre pourtant la seule version latine étendue de la geste d'Alexandre et occupe par là une place cardinale dans la tradition des histoires du conquérant, à la charnière entre la Grèce et Rome, entre monarchies hellénistiques et empire romain. Elle permet de mesurer combien la figure du Macédonien était problématique pour les Romains, car la gloire d'Alexandre pouvait éclipser l'éclat de leurs armes. Cet ouvrage s'intéresse à l'image d'Alexandre construite par Quinte-Curce, il met en lumière les qualités propres du récit et part à la recherche de cet Orient que Quinte-Curce est l'un des rares auteurs anciens à évoquer avec autant de détails.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
En combinant une histoire sociale de la région à une anthropologie historique du christianisme moderne, cet ouvrage constitue une introduction à l'histoire des chrétiens du Proche-Orient à partir du XVIIe siècle. Il offre des clés pour saisir leur situation concrète et légale dans l'islam et dans le régime politique ottoman. Il met en lumière la proximité structurelle des chrétiens avec leur entourage musulman, mais il démontre aussi la nécessité d'une réflexion sur l'organisation interne des Eglises et des communautés. L'ouvrage porte également sur les conditions de la rencontre et de l'interaction entre les chrétiens locaux et le catholicisme moderne. Terre Sainte, Croisade et Réforme de l'Eglise forment le cadre idéologique et spirituel dans lequel se déploie l'activité missionnaire sur le terrain, selon des méthodes qui s'apparentent à celles des missions en direction des catholiques européens, et s'adaptent mieux aux dissidents de l'islam qu'aux sunnites. A travers le développement de l'enseignement et de l'alphabétisation, ou la constitution de confréries, émerge progressivement un catholicisme oriental, différencié de l'orthodoxie et de l'islam, et caractérisé par une mentalité dévote, une mort "christianisée", un nouveau culte des saints, une pratique matrimoniale transformée.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.
L'ambition de ce livre a été de faire entrer dans le territoire de l'historien cette terra incognita qu'a longtemps constitué la sainteté médiévale. L'auteur a étudié le processus qui a conduit l'Eglise romaine, entre la fin du XIIe et le début du XVe siècle, à promouvoir des modèles de perfection à travers les procès de canonisation qui sont apparus et se sont développés à cette époque. L'enjeu était de taille, car la sainteté était la valeur suprême dans la chrétienté médiévale et les pouvoirs attribués aux saints étaient considérables. Ce livre, qui a suscité depuis sa publication de nombreuses recherches, met en lumière les efforts déployés par la papauté médiévale pour étendre le contrôle de l'Eglise à tous les aspects de la vie religieuse des fidèles, y compris le choix de leurs protecteurs célestes.