Corps N° 5, Octobre 2008 : Les corps de la contagion
Signoli Michel ; Chevé Dominique ; Andrieu Bernard
DILECTA
18,30 €
Épuisé
EAN :9782916275406
Ce numéro 5 de la revue Corps s'ouvre sur un entretien avec le philosophe François Dagognet, à propos de ses analyses sur le corps. Le dossier central est consacré au corps épidémique : corps atteints, corps souffrants, corps inquiétants, corps exclus. Que l'épidémie soit un objet bon à penser ne suffit pas à occulter les longues vagues dévastatrices qui ont rythmé et menacent encore le quotidien des populations. Prisme social, objet anthropologique privilégié, l'épidémie embarque en masse les individus, traîne dans son sillage une multitude de comportements, de pratiques, de réponses et de représentations. Le phénomène épidémique, en conjuguant les plans biologique, social, symbolique et imaginaire, constitue un véritable paradigme anthropologique : un " fait sociétal total ". Bref, l'épidémie c'est l'Homme. Les huit contributions à ce dossier s'attachent à l'imbrication complexe des aspects biologiques et culturels du phénomène épidémique via des approches pluridisciplinaires (épidémiologie, histoire, anthropologie sociale et culturelle, archéo-anthropologie, esthétique). Le cahier iconographique Corps féminins et gymnastique rationnelle au début du XXe siècle est réalisé par Luc Robène, Dominique Bodin et Stéphane Héas : images d'une gymnastique rationnelle et des jeux de plein air qui répondent ensemble à un projet éducatif et à une entreprise d'hygiène sociale, attestant d'une politique des corps. La rubrique " Découvrir " propose quatre articles novateurs sur les jeux et les enjeux du corps au travers de moments particuliers : la vieillesse et ses masques, le port du vêtement dissimulant et dévoilant les angoisses de la mort, la fonction de l'orgasme selon Wilhelm Reich, la gourmandise comme élaboration de la subjectivité. Enfin, la rubrique des notes de lecture est consacrée aux ouvrages Corps submergés, corps engloutis, une histoire des noyés et de la noyade de l'Antiquité à nos jours (F. Chauvaud, 2007), et Épistémologie du placard (E. Kosofsky Sedgwick, 2008).
Nombre de pages
135
Date de parution
16/10/2008
Poids
268g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782916275406
Titre
Corps N° 5, Octobre 2008 : Les corps de la contagion
Auteur
Signoli Michel ; Chevé Dominique ; Andrieu Bernard
Editeur
DILECTA
Largeur
165
Poids
268
Date de parution
20081016
Nombre de pages
135,00 €
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Europe, 1348. La mort rôde. Les populations sont décimées. Le coupable ? Non pas la guerre, ni des massacres de masse, ni la famine, ni une catastrophe naturelle, mais Yersinia pestis, une simple bactérie, bientôt nommée la " peste noire ". Depuis l'Antiquité jusqu'à l'épidémie de Marseille en 1720, ce mal a profondément marqué l'Occident, témoin notre usage encore courant de mots comme " pestiféré " ou " pestilentiel ". Entre médecine, biologie, archéologie et histoire, Michel Signoli nous raconte, à l'heure où plane le spectre d'autres grandes épidémies (Ebola, grippe A/H1N1, sida, mais aussi la peste, par exemple à Madagascar...), comment nos ancêtres ont tâché de surmonter ces crises. Un travail de rationalisation bienvenu, tant il est vrai que nous craignons encore la venue du jour où, " pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse " (Albert Camus).
Europe, 1348. La mort rôde. Les populations sont décimées. Le coupable ? Non pas la guerre, ni des massacres de masse, ni la famine, ni une catastrophe naturelle, mais Yersinia pestis, une simple bactérie, bientôt nommée la "peste noire" . Depuis l'Antiquité jusqu'à l'épidémie de Marseille en 1720, ce mal a profondément marqué l'Occident, témoin notre usage encore courant de mots comme "pestiféré" ou "pestilentiel" . Entre médecine, biologie, archéologie et histoire, Michel Signoli nous raconte, à l'heure où plane le spectre d'autres grandes épidémies (Ebola, grippe A/H1N1, sida, Covid-19, mais aussi la peste, par exemple à Madagascar...), comment nos ancêtres ont tâché de surmonter ces crises. Un travail de rationalisation bienvenu, tant il est vrai que nous craignons encore la venue du jour où, "pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse" (Albert Camus).
Signoli Michel ; Desfossés Yves ; Deroo Eric ; Che
Résumé : Ce nouveau numéro de corps poursuit la confrontation et la mise en perspective des travaux en sciences humaines et sociales et ceux en sciences de la vie. Il porte sur Les Corps en guerre, et plus particulièrement la guerre de 14-18, avec un premier dossier sur les corps et les traces de la Grande Guerre, notamment grâce aux archives biologiques et les corps des soldats étudiés dans les fouilles archéologiques. Le second étudie les occurrences du mot "corps" dans les textes de l'époque.
Europe, 1348. La mort rôde. Les populations sont décimées. Le coupable ? Non pas la guerre, ni des massacres de masse, ni la famine, ni une catastrophe naturelle, mais Yersinia pestis, une simple bactérie, bientôt nommée la "peste noire". Depuis l'Antiquité jusqu'à l'épidémie de Marseille en 1720, ce mal a profondément marqué l'Occident, témoin notre usage encore courant de mots comme "pestiféré" ou "pestilentiel". Entre médecine, biologie, archéologie et histoire, Caroline Costedoat et Michel Signoli nous racontent, à l'heure où plane le spectre d'autres grandes épidémies (Ebola, grippe A/H1N1, sida, Covid-19, mais aussi la peste, par exemple à Madagascar...), comment nos ancêtres ont tâché de surmonter ces crises. Un travail de rationalisation bienvenu, tant il est vrai que nous craignons encore la venue du jour où, "pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse" (Albert Camus).
Figure majeure de la scène artistique française, Xavier Veilhan (né en 1963) vit et travaille à Paris. Son oeuvre est le résultat d'une pratique plurielle, entre sculpture, peinture, environnement, spectacle, vidéo et photographie. Il a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles, en France au musée d'Art moderne de la ville de Paris (1994), au Centre Pompidou (2004) ou encore au château de Versailles (2009) ; mais aussi à l'international : Hong Kong, Séoul, Barcelone, New-York, Londres, Los Angeles, entre autres. En 2017, Xavier Veilhan représente la France à la Biennale de Venise avec un dispositif immersif dans lequel viennent travailler des musiciens du monde entier pendant sept mois. A travers un entretien avec l'artiste, des textes critiques mais aussi une sélection d'essais de différents acteurs du spectacle vivant, de philosophes ou de poètes, l'ouvrage aborde deux pendants de la production de Xavier Veilhan, le film et la performance : deux pratiques à la fois distinctes et complémentaires, qui interrogent à leur manière le lieu et le rapport à l'image. De son premier Film du Japon (2002) à Mutant Stage 8 réalisé en 2017 pour Lafayette Anticipations, Xavier Veilhan conçoit ses films comme une addition d'étapes, de gestes et de faits : un cinéma de situation, sans réelle narration linéaire. A l'instar de ses films, les performances de Xavier Veilhan se lisent en relation directe avec sa pratique formelle. Boucle et Ville nouvelle (2006), deux performances jouées à l'occasion de la cinquième édition de Nuit blanche (Paris), rappellent le lien étroit qui lie l'oeuvre et son contexte. Ailleurs, la performance vient souligner le propos d'une exposition (Performance aérienne, 2012) ou la compléter, comme à Los Angeles (2012), où la Case Study House n°21 sert de pilier à l'élaboration d'une dialectique entre architecture et sculpture. Dans l'ensemble de ses oeuvres filmiques et scéniques, un rôle central est accordé à la musique. Elle y est presque mise en scène, au point de devenir un personnage à part entière.
Ryan Bartholomew ; Danto Arthur Coleman ; Martin J
Présentation de l'oeuvre de l'artiste, qui utilise des oeuvres préexistantes qu'il détourne pour dénoncer la consommation dirigée, l'érotisme mercantile ou encore l'américanisation forcée de nos existences.
Le parcours de Heinz Mack se déploie depuis 1950, à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors encore en pleine reconstruction, où il effectue ses premières recherches graphiques et découvre les avant-gardes historiques. Après des études de philosophie à l'université de Cologne de 1953 à 1955, il effectue de nombreux voyages au Sahara où ses réalisations, dès 1962, préfigurent le land art. 1957-1966 est une période-phare : Heinz Mack est, avec Otto Piene puis Günther Uecker (celui- les rejoint en 1962), le fondateur et l'acteur central de ZERO, une entité artistique à géométrie variable qui réforme le principe même de l'art abstrait à l'aune de la peinture monochrome, du mouvement, de la phénoménologie et des sciences cognitives, sans oublier les années 1970 et 1980, pendant lesquelles nombre de ses sculptures, volontiers monumentales, intègrent l'espace urbain allemand. Sur sa carte de visite, Heinz Mack se présente en qualité de "sculpteur et peintre" . L'ordre de ces mentions est important : il fait prévaloir la modulation de la matière dans l'espace sur la création d'images à la surface du tableau. Autrement dit, même les toiles que l'artiste tend sur châssis dès le milieu des années 1950 sont recouvertes d'une matière dont les empâtements abondants les tirent vers ce domaine intermédiaire de l'histoire de l'art, situé entre la peinture et la sculpture, qu'est le relief. Ces reliefs, quant à eux, sont à proprement parler des sculptures murales, c'est-à-dire que leurs éléments forment une saillie conséquente par rapport au plan sur lequel ils sont fixés. Comme des sculptures en ronde-bosse, ils sont constitués le plus souvent de matériaux traditionnels (peinture, métal, bois, pierre, verre, plexiglas, plâtre ou sable) et traités avec des outils d'atelier qui le sont tout autant. Pourtant, contre toute attente au vu de cette description matérielle et technique, leur apparence demeure insaisissable, toute fixation mentale ou photographique semble impossible. Cette apparence, donc, consiste en un jeu perceptif incessant avec la lumière et l'espace réel. La matière y semble littéralement consumée par les jeux de réflexions et l'oeuvre n'existe que dans un double mouvement d'apparition et de disparition. Il s'agit là d'un paradoxe, indissociable de l'histoire du cinétisme et de l'art perceptuel dont Heinz Mack fut un acteur central, entre l'évidence du fait matériel et la complexité de ses effets. Une même tension s'applique à l'arborescence de la vie de l'artiste, qui ne saurait être abordée avec fidélité depuis un point de vue fixe ou selon une perspective centrale". Matthieu Poirier "J'ai toujours recherché la simplicité parce que le monde déborde d'images et celles-ci n'apportent que de la confusion. Mais cette simplification, précisait-t-il, ne saurait être assimilée à un appauvrissement : elle produit de l'énergie". Heinz Mack