Ici sont les lions. Manuel de navigation aléatoire
Siebauer Jean-Roch
ANACHARSIS
14,00 €
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EAN :9791092011593
Dans les blancs des cartes de jadis, il était parfois écrit : hic sunt leones, "Ici sont les lions". Jean-Roch Siebauer se livre à une plongée vertigineuse dans ces parages incertains. En une série de chapitres brefs et parfois aphoristiques, il s'abandonne à la dérive dans des espèces d'espaces où le temps et les lieux s'incurvent ou se déplient selon une logique irraisonable pour acoucher d'un enchantement du monde. Le Manuel de navigation aléatoire désigne par conséquent une méthode poétique pour aller voyager dans les mondes nés de la portance du sens des mots. On découvrira ainsi comment les montagnes se sublimant sont en réalité des nuages, ou encore les vertus épicuriennes qu'éprouve celui qui sait, dans la mer, faire la planche en se prenant pour un bateau. Jean-Roch Siebauer propose dans cet ouvrage scintillant une tentative de voyager dans et par les mots, selon des principes issus des procédés de Queneau ou des surréalistes : nous sommes en présence d'un authentique ouvrage de science 'pataphysique. Une invitation au voyage qui manquait, en nos temps de réalisme obtus. Ce livre enchantera quiconque aime à divaguer sur les rivages, sous le soleil, exactement ou un peu à côté.
Nombre de pages
108
Date de parution
16/03/2018
Poids
144g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9791092011593
Titre
ICI SONT LES LIONS - MANUEL DE NAVIGATION ALEATOIRE
Auteur
Siebauer Jean-Roch
Editeur
ANACHARSIS
Largeur
125
Poids
144
Date de parution
20180316
Nombre de pages
108,00 €
Disponibilité
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Alice, Lolita, une chrysalide de papillon, l'entrecuisse d'une poupée, Diane, l'incision d'un corps... On a vite fait de passer d'un homme (ou d'une femme) à un cerf en entrant dans l'étrange cabinet du docteur Siebauer. Une de ces métamorphoses qui survient à la lecture de cette rêverie, de ce rare traité des nymphes.
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Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637) est sans doute le plus grand curieux que la terre ait porté. Epistolier conversant avec tous les savants de son époque, collectionneur passionné, esprit libre et vigoureux, il a aussi bien défendu Galilée que disséqué un caméléon, cartographié la lune, étudié les pierres, les poids, les mesures et les momies. Jean-Roch Siebauer se faufile dans le cabinet de curiosités du bonhomme et entreprend, dans une orchestration baroque, de mettre les choses en relation. Un caillou, un bout de ficelle, un fragment de poterie côtoient une corne de licorne, un tibia géant, un insecte prisonnier d'un morceau d'ambre... C'est une promenade au pays du bizarre, un essai fictif qui ouvre grand les portes de la curiosité, certain que le plaisir frais de la lecture existe encore.
Efthalia, octogénaire d'Istanbul vivant de maigres allocations, raconte son passé douloureux, lorsqu'elle était connue sous le nom de Fahise Chica, soit, en turc, « Chica la Putain ».Emportée par un destin contraire après la Grande Catastrophe qui a vu les Grecs d'Asie expulsés de l'Anatolie dans les années 1920, elle a atterri toute jeune dans les lupanars de Galata, le quartier chaud de la grande cité ottomane.Efthalia raconte donc à la première personne, avec la gouaille des milieux interlopes en usage dans les bordels d'Istanbul, la fatalité qui l'a conduite à sa triste situation. La vieille dame fait retour sur sa vie en livrant une mémoire à la fois crue et pudique, et rapporte les péripéties d'une existence où l'espoir jamais ne fait défaut, malgré les coups du sort.
Les pirates tinrent conseil à cet endroit, et il n'était question que de savoir ce qu'ils allaient faire de moi et des sept compagnons qui restaient de mon équipage. Les plus nombreux votèrent pour qu'on nous égorgeât, et d'autres, moins cruels, que l'on nous laissât à terre. Ce livre est paru à Mexico en 1690. Il raconte les mésaventures d'Alonso Ramírez, petit charpentier portoricain capturé par des pirates anglais au large des Philippines. Après bien des péripéties autour du globe, de misères en misères de la merde Chine à l'Atlantique, il a finalement fait naufrage au Mexique à bord d'une frégate que lui avaient cédée les forbans. Rédigé par Carlos de Sigüenza, cosmographe du vice-roi de la Nouvelle-Espagne, l'ouvrage a longtemps été considéré comme un roman. Or les aventures du charpentier rapportent une histoire vraie. Mais, comme dans tout récit de piraterie, partiellement vraie... Ici présenté dans sa première traduction française, ce petit livre, aussi fascinant qu'énigmatique, donne en outre à lire - pour une fois - le point de vue des victimes des écumeurs de mer.
Au mois de mars 1803, le Boston arrive en vue de l'île de Vancouver afin d'y commercer la fourrure de loutre de mer. John Jewitt, vingt ans, est le forgeron du bord. Les négociations avec les autochtones, les Indiens Nootka (Nuu-chah-nulth), se passent d'abord bien, puis basculent. Tout l'équipage à l'exception de Jewitt et d'un matelot est soudain massacré. Le jeune homme est alors « adopté » comme esclave par le chef des autochtones, Maquinna. Il va passer trois ans dans le monde étrange de ces populations, avant de s'échapper et d'écrire le récit de ses aventures.Son témoignage, palpitant, offre un aperçu sur une société telle que plus personne après lui n'aura l'occasion de contempler, et qu'il décrit de l'intérieur jusqu'à faire éprouver à son lecteur une véritable rencontre.
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