Tapie occupe le devant de la scène médiatique depuisde nombreuses années. L homme choque, agace,dérange mais ne laisse personne indifférent.Comment expliquer l exceptionnelle durée de cetévènement? Quelle en est la nature exacte? Léninedisait qu un fait est d ordre politique, lorsqu il concernedes millions de personnes. Si cette hypothèse estexacte, alors Tapie est incontestablement un faitpolitique majeur des trente dernières années.Les causes qui propulsent de manière récurrenteBernard Tapie sur le devant de la scène, sontmultiples. Le phénomène Tapie est présenté commeun banal fait divers. La chose est entendue, Tapieserait un escroc. Or, si tel était le cas, son sort auraitété scellé depuis que la Justice a été saisie, c est-àdiredepuis longtemps, et les Français se seraientlassés d un scénario répété ad nauseam. Mais Tapien intéresse pas le seul public des gazettes. Il focalisel attention des hommes politiques et ce au plus hautniveau.Alors qu un point final semblait avoir été mis à «l affaire » sous la présidence de Nicolas Sarkozy,pourquoi à peine élu, le Président François Hollandel a-t-il bruyamment propulsée sur le devant de la scène?Pourquoi contester, a priori sans preuve et sur de simples soupçons, la décision régulièrement rendue par untribunal arbitral composé de membres prestigieux? Quelle est la signification de cette mise en cause brutaled une décision de justice revêtue de l autorité absolue de la chose jugée? Quel bénéfice le nouveau pouvoirsocialiste espère-t-il tirer de ce véritable coup de tonnerre? De ce nouveau scandale qui ne concerne pas le seulBernard Tapie, mais la régularité de fonctionnement de la Justice elle-même? Pourquoi jeter le discrédit surl Institution judiciaire en la personne de certains de ses membres les plus prestigieux? Que signifie ce regardinquisitorial sur les « juges »? L auscultation de leur moindre faits et geste passés?En un mot, que cache et que révèle cette affaire dans « l Affaire »? Que nous dit-elle des rapports que lenouveau pouvoir politique tente d instaurer dans la société française? De son emprise sur la Justice? De quellesorte de réalité «Bernard Tapie » est-il le nom? Expression d une forme soft de la terreur d État ou recherche dela justice? Réactivation spectaculaire de procès type « Procès de Moscou »?Par ailleurs, par-delà son exploitation « politicienne » que tous ont soulignée, l Affaire Tapie n est-elle pas le signedes blocages et des anachronismes qui précipitent notre pays dans le déclin? De son désarroi face à lamondialisation? Pendant que la Chine produit des « Bernard Tapie » par milliers, pourquoi ce rejet? Pourquoicet acharnement? Ne projette-t-on pas sur le « bouc émissaire » Tapie la part d ombre, la part maudite que notresociété porte en elle et dont elle ne peut se défaire?
Nombre de pages
380
Date de parution
14/11/2013
Poids
165g
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EAN
9782917617786
Titre
LA FACE CACHEE DE L'AFFAIRE TAPIE
Auteur
SIDNEY TOUATI
Editeur
TATAMIS
Largeur
0
Poids
165
Date de parution
20131114
Nombre de pages
380,00 €
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La société française est en crise. Les grands repères sont brouillés. Le poids de l'Etat n'a jamais été aussi lourd et son autorité jamais aussi faible. Des pans entiers de souveraineté ont été transférés à des fonctionnaires autocrates. Sur les décombres de la nation, le féodalisme, modèle de société que l'on pensait appartenir au passé, refait surface. À maintes reprises, dans ses heures les plus sombres, la France a tenté de renouer avec ce mode de gouvernance. Au cours des XIXe et XXe siècles, les tentatives pour restaurer l'ordre ancien ont échoué, l'Etat étant suffisamment fort pour les contrer. Après l'épisode vichyste et les errements de la IVe République, la guerre du Vietnam, la crise algérienne... le Général de Gaulle était parvenu à faire croire à une restauration de l'Etat. Les événements de Mai 68 ont sonné le glas de ces illusions. Le Général parti, les vieilles tendances néo-féodales reprenaient le dessus et sous la longue présidence de François Mitterrand, le processus de décomposition de la nation et de l'Etat, amorcé dès la Ve République, connaîtra une formidable accélération. Sous les habits de la modernité, les grandes seigneuries triomphent : technocrates à la tête des administrations, barons des entreprises du CAC 40, princes des médias, rivalisent face à un pouvoir d'Etat devenu moribond, si ce n'est complice. La classe ouvrière et la petite bourgeoisie sont les grandes victimes d'un pouvoir émietté incarné par la bureaucratie, les associations caritatives et les nouveaux " évêques verts " chargés du salut de nos âmes... La tentation pour le néo-féodalisme semble l'emporter sur une République vacillante : renversement des valeurs, retour des corporations, remplacement de la " sécurité sociale " par la " charité sociale ", ghettoïsation des banlieues, victimisation de leurs habitants, réveil du corporatisme, du fanatisme et du sentiment de culpabilité chez les Français... l'auteur met en garde contre les effets à long terme de ce néo-féodalisme sur l'Etat, la Nation et les valeurs démocratiques.
Pour comprendre sa propre histoire, celle de sa famille, et de tous ceux qui furent confrontés au drame final de « l'Indépendance », l'auteur s'est plongé dans cette extraordinaire aventure que fut la conquête de l'Afrique du Nord par la France de la Restauration, poursuivie par l'Empire et les différentes Républiques. Au cours de sa quête, il a découvert que l'historiographie officielle a fabriqué un récit qui exclut de l'Histoire le peuple qui avait fait souche dans l'Algérie qu'il avait contribué à créer. La forme romanesque permet, dans le respect des faits historiques, de raconter l'aventure de ces hommes, de ces femmes, aux origines diverses (italiennes, espagnoles, juives, maltaises, arabes, maures, françaises, berbères?) qui se sont installés sur cette rive de la Méditerranée, ignorant qu'ils avaient bâti un nouveau monde et jeté les bases de la mythique civilisation méditerranéenne. Non-conscients de leur création, ils ont été comme Christophe Colomb, incompris, moqués, rejetés.
Dans ce deuxième volume de la tétralogie, Rose, qui a un caractère bien trempé, obstiné, rusé et capricieux qui fera sa force et sa faiblesse, telle la Scarlett O'Hara d'Autant en emporte le vent, n'a toujours d'yeux que pour Sam. D'un côté ses sentiments la poussent vers Sam, incarnation de l'incertitude et du mystère, de l'autre elle est aussi, et dans le même temps, attirée par Phil, avec qui elle partage sa vie, ce dernier incarnant à l'inverse la sagesse et la stabilité. Comme dans Autant en emporte le vent, l'héroïne est tiraillée entre deux attirances, deux hommes que tout ou presque oppose, avec en arrière-plan la guerre civile en Egypte - et la complicité avec un père aimant. Pendant tout le livre, dans lequel scènes érotiques, scènes d'amour et de trahison, lutte au corps à corps avec son propre destin, alternent comme autant de vignettes des jeux de l'amour et du hasard, chacun aime l'autre à contre temps, et chacun se trompe sur soi-même et sur la vraie nature de ses sentiments. Retournement de situation : Sam reconnaît en Rose la femme de sa vie, mais Rose, qui se trouve au Caire pour son travail, rompt cette relation. La guerre civile en Egypte bat son plein, mais Rose ne prend pas la mesure des évènements gravissimes au Caire : malgré le danger, le glissement vers la guerre civile, l'assaut des forces de sécurité égyptiennes contre les sit-in des partisans du président déchu et la mise en vigueur de la loi d'état d'urgence, Rose est prête à tout pour rejoindre Sam. Son ami Georges, par amour pour elle, se fera complice des ruses de sa raison sentimentale et mettra tout en oeuvre pour l'aider à réaliser son rêve : passer deux ou trois jours avec l'homme qu'elle aime. L'amour semble la seule force capable de subvertir la fatalité du destin - personnel ou collectif : telle semble être la leçon que veut tirer l'auteur de la grande passion entre Rose et Sam dans un livre au style naïf et percutant. L'amour est l'unique chemin non seulement vers une pensée véritable mais vers un lien authentique avec autrui. Il est cette trêve miraculeuse qui suspend toute domination. Chaque lecteur se retrouvera dans cette histoire, que viennent illustrer les mythes et légendes des plus belles histoires d'amour - dont certaines se passent en Egypte. L'auteur se pose dans le même temps une interrogation, très en filigrane : parce que l'amour apparaît inséparable d'un questionnement sur notre rapport au récit, à la fiction et à la littérature, peut-on raconter ce sentiment si on ne l'a pas vécu ?
Les séries TV françaises sur l'école sont le miroir de notre société post-moderniste, c'est-à-dire qu'elles décrivent fidèlement, hélas, ce qu'est devenue l'école depuis une quarantaine d'années et surtout, ce qu'elle doit être : à savoir non plus un sanctuaire voué à l'acquisition des connaissances, mais un lieu de vie. Ainsi, ce monde éducatif, dans l'Instit, Le Lycée, Madame le Proviseur ou La cour des Grands, avec sa violence, ses drames, ses conflits mais aussi ses plaisirs : la fête, l'amour sous toutes ses formes - même les plus choquantes - nous renvoie l'image de notre société narcissique, holiste, tribalisée, où la loi est sans cesse édulcorée, pour ne pas dire bafouée, par l'idée fallacieuse que le mal, le délit, sont toujours la conséquence de la misère et de l'injustice sociale. Où la discipline est laissée à la discrétion de chacun, c'est-à-dire de personne. Ces séries télévisées nous tendent le miroir de notre décadence assumée, voulue par les jusqu'au-boutistes du progrès, du changement, de l'utopie en marche, festive et galopante, qui nous entraîne vers un totalitarisme mou mais bien décidé à prospérer sur les ruines du monde moderne.
Influence politique traite de la production et de la diffusion de contenu en matière de communication d'influence : Comment confectionner ce contenu, générer des idées qui "collent". Comment contrôler le contexte de diffusion, comment utiliser à son profit un événement particulier, attendu ou inattendu, surfer sur la situation sociale ou politique... Comment devenir soi-même influenceur, former et coordonner ses réseaux d'influenceurs. En abordant tous ces points, le lecteur découvre comment utiliser ces techniques, comment les identifier, les démasquer chez d'autres, ne pas se faire duper par la mise en scène et la mise en récit de certains événement anodins ou fabriqués de toutes pièces. La présentation de chaque principe s'accompagne donc des risques, limites qu'il peut présenter et critiques qu'il peut susciter. Le but est aussi d'exercer le sens critique du lecteur, pour qu'il aille au-delà de l'actualité qu'on veut bien lui présenter, qu'il soit capable de décrypter ce qui relève du détournement, de la manipulation, de la propagande au service d'un parti, d'une faction, d'un mouvement, d'une personnalité, de l'Etat.
Depuis l'avènement des géants de l'Internet, au début des années 2000, nous ne sommes pas sortis de la crise économique et sociale, bien au contraire. La puissance de calcul et les capacités de stockage de données vont croissantes, et rendent une poignée de gens milliardaires ou millionnaires. Mais l'immense majorité d'entre nous s'appauvrit, surtout si nous faisons partie des classes moyennes des pays développés. C'est donc la preuve que le système actuel ne fonctionne pas, et qu'une infime minorité d'acteurs exploitent l'immense majorité des peuples, sans respecter qui plus est certains de leurs droits fondamentaux. Les plus connus (Google, Facebook, Amazon et Apple) ne sont pas les seuls concernés. Les secteurs de la finance, de l'assurance et bien d'autres sont en train de se concentrer en supprimant les uns après les autres les emplois sans pour autant créer de valeur en échange. La destruction créatrice de Schumpeter n'est pas à l'oeuvre, c'est la destruction destructrice qui est à l'oeuvre. Ce livre liste et analyse les plus graves entorses aux principes humains et éthiques des géants actuels de l'Internet, et offre ainsi les preuves que nous allons dans le mur si nous continuons à suivre la voie qu'ils nous ont tracée, souvent sans même notre consentement.