Voici un ensemble de textes. Composé de 10 suites, appelées "Suites chromatiques", titre éponyme du recueil - en libre référence à l'échelle musicale du même nom. Chaque suite s'articule sur douze fragments (7 tons et 5 demi-tons). Pour filer la métaphore, il y a l'effort pour créer une tension entre thème et improvisation. Le thème étant les films de cinéma et le cinématographe en tant qu'art et technique (écriture à partir des films, sans que ceux-ci ne soient qu'un prétexte) ; l'improvisation venant d'horizon aussi différents que la peinture, la danse, la littérature, la photographie, la poésie et, surtout, le jazz. L'idée étant de faire en sorte que le thème, cessant d'être la condition mélodique, harmonique, rythmique où toujours revenir, devienne un aspect changeant de l'improvisation libérée de toute tutelle. Atteindre au moment Free. C'était le voeu - l'ai-je exaucé? J. S.
Nombre de pages
152
Date de parution
09/10/2018
Poids
213g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9791096415168
Titre
Suites chromatiques
Auteur
Sicard Jacques
Editeur
TINBAD
Largeur
140
Poids
213
Date de parution
20181009
Nombre de pages
152,00 €
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Avec une approche singulière du cinéma, Jacques Sicard nous livre depuis une quinzaine d'années des proses sous forme de "ciné-poèmes", dont se trouve réunie ici une large sélection taillée dans l'ensemble considérable de ce qui constitue un Journal intime ? « Journal, selon les mots de l'auteur, on ne peut plus réel, parce que seules (ou presque) les images témoignent ici d'une existence, parce qu'il a la matérialité des choses et parce qu'il reste ouvert ». De la même façon que ce livre se devait lui aussi de « rester ouvert », de même le seul ordre alphabétique des auteurs-cinéastes par lequel il s'ouvre n'aurait pu, par son systématisme ? le nivellement du temps d'une lettre à l'autre de l'alphabet ? accueillir sincèrement ces quelque 150 proses. C'est pourquoi, une fois la dernière lettre atteinte, succèdent ainsi cinq ensembles, selon la résonance des textes entre eux pour les trois triptyques et la « brève séquence somnambulo-insomniaque », et selon une chronologie plus ou moins rigoureuse des frères Lumière à nos jours pour la « Suite monochrome ». Envoyées au fil des jours et des années par leur auteur, ces proses ont peu à peu suscité ce livre.
à Gilles Deleuze et son Abécédaire réalisé en 1988 par Pierre-André Boutang L'AMITIE Le BAROQUE Le CINEMA Le DESIR L'ENFANCE Le FLANEUR Le GESTE L'HABITUDE L'IDEE La JOIE KAFKA La LANGUE La MUSIQUE Les NUAGES L??IL La PLAINTE La QUESTION La RENCONTRE La SUBJECTIVITE Le TERRITOIRE L'UNION Le VIEUX Le WESTERN L?X Les YEUX Le ZERO
Dans ce nouveau numéro plus expérimental et transdisciplinaire que jamais, on trouvera : un dossier sur le poète Jacques Sicard ; un ensemble de textes sur l'un des livres les plus radicaux de l'année 2016, (L)ivre de papier ; des journaux intimes (Jacques Cauda) ou extimes (Marc Pierret) ; des premiers textes (Quentin Rouchet) ; des écritures sur le cinéma (Jean Durançon, Jacques Sicard et Guillaume Basquin) ; de la poésie pure, voire expérimentale (Pascal Boulanger, Lionel Fondeville, Perrine Le Querrec, Philippe Jaffeux) ; et enfin un texte théorique d'Éric Rondepierre sur Jeff Wall. « Dans ces pages on semble vouloir appliquer à la lecture - toute lecture : de films, de livres, de photos, etc. - le voeu de Godard à une époque (d'ailleurs rappelé au détour d'un texte de Basquin, l'animateur de la revue) : "Ne pas écrire sur les choses ; mais à partir des choses". Ce qui suppose immersion plutôt que position en aplomb, et davantage dialogue que jugement » (A. Dufraisse in Ent'revues).
Jacques Henric publie son premier livre, Archées, en 1969 dans la collection d'avant-garde littéraire fondée par Philippe Sollers, « Tel Quel », au Seuil. À la fois romancier, essayiste et critique, il a publié vingt-sept livres inclassables à ce jour. Il participe, avec sa femme Catherine Millet, à la fondation de la revue Artpress, dont il est le directeur littéraire depuis plus de quarante ans. Cet essai, qui est le premier à lui être consacré, interroge plus particulièrement l'un des grands thèmes de sa pensée : que peuvent les images ? Au début était-il le Verbe ou l'image ? Pourquoi tant d'iconoclasmes à travers les âges ? De quoi cela est-il le symptôme ? Doit-on adorer les images ou les haïr ? Personne, en France, n'a autant ni mieux creusé ces questions qu'on pourrait presque qualifier de théologiques. Deux chapitres de son essai Le Roman et le sacré, « L'image entraîneuse » - « Le texte vaurien », commençaient de répondre à ces interrogations.
L'Italie. Le matin. La couleur rose des pierres et du ciel. Le bruit d'ailes des pigeons. Après une nuit d'un intense vacarme intérieur. Vous émergez d'un état de fatigue tenace et ancienne. Harassé et pourtant doué étrangement d'une énergie neuve. Carrousels s'ouvre sur ce réveil-là, sur cette manière de naissance-là. Un de ces moments de lucidité aiguë qu'on connaît après dépression ou usage abusif de toxiques, au cours duquel l'histoire du monde et votre histoire singulière vous apparaissent soudain dans un fantastique télescopage de formes, couleurs, de sons et de mots. Aux souvenirs personnels, aux images de votre débâcle intime se mêlent visages et événements de l'histoire ancienne ou contemporaine. Le roman - à la fois autobiographie, essai, carnet de voyage, poème, récit historique, journal intime... - est construit autour de trois axes : trois voyages, effectués à un court intervalle l'un de l'autre, en Grèce, à Jérusalem, en Italie.