Dans ce nouveau numéro plus expérimental et transdisciplinaire que jamais, on trouvera : un dossier sur le poète Jacques Sicard ; un ensemble de textes sur l'un des livres les plus radicaux de l'année 2016, (L)ivre de papier ; des journaux intimes (Jacques Cauda) ou extimes (Marc Pierret) ; des premiers textes (Quentin Rouchet) ; des écritures sur le cinéma (Jean Durançon, Jacques Sicard et Guillaume Basquin) ; de la poésie pure, voire expérimentale (Pascal Boulanger, Lionel Fondeville, Perrine Le Querrec, Philippe Jaffeux) ; et enfin un texte théorique d'Éric Rondepierre sur Jeff Wall. « Dans ces pages on semble vouloir appliquer à la lecture - toute lecture : de films, de livres, de photos, etc. - le voeu de Godard à une époque (d'ailleurs rappelé au détour d'un texte de Basquin, l'animateur de la revue) : "Ne pas écrire sur les choses ; mais à partir des choses". Ce qui suppose immersion plutôt que position en aplomb, et davantage dialogue que jugement » (A. Dufraisse in Ent'revues).
Nombre de pages
128
Date de parution
01/01/2017
Poids
245g
Largeur
175mm
Plus d'informations
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EAN
9782955303597
Titre
Les Cahiers de Tinbad N° 3
Auteur
COLLECTIF
Editeur
TINBAD
Largeur
175
Poids
245
Date de parution
20170101
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
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Jacques Henric publie son premier livre, Archées, en 1969 dans la collection d'avant-garde littéraire fondée par Philippe Sollers, « Tel Quel », au Seuil. À la fois romancier, essayiste et critique, il a publié vingt-sept livres inclassables à ce jour. Il participe, avec sa femme Catherine Millet, à la fondation de la revue Artpress, dont il est le directeur littéraire depuis plus de quarante ans. Cet essai, qui est le premier à lui être consacré, interroge plus particulièrement l'un des grands thèmes de sa pensée : que peuvent les images ? Au début était-il le Verbe ou l'image ? Pourquoi tant d'iconoclasmes à travers les âges ? De quoi cela est-il le symptôme ? Doit-on adorer les images ou les haïr ? Personne, en France, n'a autant ni mieux creusé ces questions qu'on pourrait presque qualifier de théologiques. Deux chapitres de son essai Le Roman et le sacré, « L'image entraîneuse » - « Le texte vaurien », commençaient de répondre à ces interrogations.
L'Italie. Le matin. La couleur rose des pierres et du ciel. Le bruit d'ailes des pigeons. Après une nuit d'un intense vacarme intérieur. Vous émergez d'un état de fatigue tenace et ancienne. Harassé et pourtant doué étrangement d'une énergie neuve. Carrousels s'ouvre sur ce réveil-là, sur cette manière de naissance-là. Un de ces moments de lucidité aiguë qu'on connaît après dépression ou usage abusif de toxiques, au cours duquel l'histoire du monde et votre histoire singulière vous apparaissent soudain dans un fantastique télescopage de formes, couleurs, de sons et de mots. Aux souvenirs personnels, aux images de votre débâcle intime se mêlent visages et événements de l'histoire ancienne ou contemporaine. Le roman - à la fois autobiographie, essai, carnet de voyage, poème, récit historique, journal intime... - est construit autour de trois axes : trois voyages, effectués à un court intervalle l'un de l'autre, en Grèce, à Jérusalem, en Italie.
À l'heure de la plus grande folie technologique, un narrateur lit, regarde des oeuvres d'art, visionne des films avant disparition, écoute des musiques, se déplace très vite dans le temps et dans l'espace réel. Il nous livre ses pensées, résultat de ses voyages. Puisque les hommes marchent presque toujours dans les voies frayées par d'autres, et procèdent dans leurs actes par imitation, un jeune écrivain prudent doit toujours commencer par des voies frayées par de grands auteurs, et imiter ceux qui ont été excellents, afin que, si son talent n'y parvient pas, il en garde au moins quelque odeur : « Nos styles sont désormais des réminiscences. » Tout est représenté en grand style, mais sans quitter le réel authentique. Rien d'inventé ou bien d'imaginaire, de refait afin de vous mieux plaire. Ce que je vous montre est partout à l'oeuvre : le drame de l'imprimé qui a vécu !