
VISAGES DE L'INJUSTICE
Quand une catastrophe relève-t-elle de l'infortune, et quand est-elle une injustice ? Intuitivement, la réponse nous paraît tout à fait évidente. Si l'événement funeste a été causé par les forces extérieures de la nature, il s'agit d'infortune, et nous ne pouvons alors que nous résigner à nos souffrances. En revanche, pour peu que quelque agent malintentionné - humain ou surnaturel - ait provoqué cet événement, alors nous avons affaire à une injustice, et nous pouvons légitimement exprimer notre indignation ainsi que notre colère. Or, il se trouve que dans l'expérience réelle, cette distinction, à laquelle nous sommes si passionnément attachés, n'a pas grand sens. Les raisons s'en manifestent clairement dès l'instant où nous rappelons que ce qui est tenu pour inévitable et naturel d'une part, et ce qui est considéré comme contrôlable et social d'autre part, est souvent étroitement lié à la technologie, ainsi qu'à l'idéologie et à l'interprétation. La perception des victimes et la perception de ceux qui, fut-ce de façon très indirecte, pourraient se trouver à la source de leur détresse, tendent à être entièrement différentes. Les personnes frappées par le malheur ne vivront ni les faits, ni leur signification de la même manière que les simples observateurs ou que ceux qui seront parvenus à éviter ou du moins à atténuer la souffrance... "
| Date de parution | 26/04/2002 |
|---|---|
| Poids | 236g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782842421397 |
|---|---|
| Titre | VISAGES DE L'INJUSTICE |
| Auteur | SHKLAR JUDITH N. |
| Editeur | CIRCE |
| Largeur | 140 |
| Poids | 236 |
| Date de parution | 20020426 |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Freedom and Independence : A Study of the Political Ideas of Hegel's Phenomenology of Mind
Shklar JudithSur commande en 6-10 joursCOMMANDER45,00 € -

La peur ou la liberté. Quelle politique face au populisme ? Suivi de Le Libéralisme de la peur
Müller Jan-Werner ; Joly Frédéric ; Shklar JudithLe nouveau livre de Jan-Werner Müller, politiste allemand internationalement reconnu. Le libéralisme, historiquement garant des libertés individuelles contre l'autoritarisme, est aujourd'hui perc ? u comme une attitude propre aux élites, une culture qui serait l'apanage des " gagnants de la mondialisation ", d'une population urbaine privilégiée sourde aux difficultés de la majorité. Comment a-t-on pu en arriver là ? Le libéralisme a-t-il toujours été l'affaire de moralisateurs arrogants ? Jan-Werner Mu ? ller montre comment et pourquoi de telles idées se sont imposées une fois la guerre froide terminée, contre toutes les attentes des très triomphalistes libéraux. Puis il élabore, en s'appuyant sur les réflexions de la grande intellectuelle de l'après-guerre Judith Shklar, un " libéralisme d'en bas ", qui serait à même de garantir une existence indépendante et à l'abri de la peur. Un tel libéralisme, montre-t-il dans ces pages singulières et ambitieuses, pourrait étayer de fac ? on tout à fait inédite une politique fondée sur l'idée de sécurité et soucieuse de parer à toute discrimination. Sans doute y a-t-il là une piste pour sortir du vain combat entre " élites libérales " et populistes.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER20,00 € -

Un chouette petit lot
Thompson Jim ; Shklar NellyDusty était dans le hall lorsqu'elle a franchi la porte de l'hôtel. Elle pouvait avoir vingt ans comme soixante avec sa chevelure souple couleur de cendre, mais son corps épanoui annonçait une trentaine bouleversante. Ce n'était pas une femme, c'était toutes les femmes: le danger, la fascination et l'irrépressible envie de l'approcher. Dusty pourtant le sait. Une cliente reste intouchable. Derrière la tentation peut se cacher le piège. Que cette femme ressemble à ce point à sa mère défunte est fascinant. Lui qui a tout arrêté pour épauler son père est brutalement rappelé aux vérités enfouies de sa naissance. Doit-il trahir? Doit-il faire confiance? Est-il lui-même aussi naïf que son visage d'ange le laisserait croire?... Biographie de l'auteur Jim Thompson, né en 1906 et mort en 1977, est le fils d'un shérif parti chercher fortune dans le pétrole. Resté auprès de sa mère institutrice, initié aux classiques, il multiplie les petits boulots. Toute son oeuvre se nourrira de ses multiples expériences qui le placeront toujours dans le camp des victimes du rêve américain. Ses livres, tous genres confondus, sont des classiques de la littérature américaine du XXe siècle.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,60 € -

La Mouche du coche
Westlake Donald E. ; Shklar NellyAloysius Eugene Engel est entré dans la mafia pour suivre les traces de son père et en révolte contre sa mère qui voulait lui faire faire des études pour qu'il soit moins nul que son géniteur. Par accident, il est devenu le bras droit du caïd Nick Rovito. Ce qui implique des besognes souvent terre à terre comme, ce jour-là, porter le cercueil de Charlie, un copain, un collègue, qu'on vient juste d'enterrer. Mais la journée n'est pas encore terminée que Nick lui donne l'ordre d'aller déterrer Charlie. Ce dernier a, en effet, été enseveli avec sa veste bleue dont les coutures regorgent d'héroïne. La veuve, bien intentionnée, a voulu que Charlie soit à son avantage pour son dernier voyage. Et Aloysius doit maintenant aller récupérer la marchandise.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER7,16 €
Du même éditeur
-

L'art africain entre silence et promesse
Payot DanielLes statues meurent aussi, court métrage réalisé par Alain Resnais et Chris Marker en 1953, défendait la thèse d'une liquidation de l'art africain par le colonialisme. Que reste-t-il aujourd'hui des questions qu'il posait ? Quelles relations entretenons-nous, cinquante ans après les premières Indépendances, avec les " objets ", masques et statues, africains ? Leur présence nous adresse-t-elle encore une parole quelconque ? Contribue-t-elle à nourrir la promesse d'une " nouvelle communauté " qu'évoquait dans son dernier mouvement le film de Resnais et Marker ? Pour relever l'invitation que les statues nous adressent à nous engager dans d'autres modes de perception et de compréhension que ceux qui correspondent à nos objets et concepts habituels, sont appelés à la rescousse, tour à tour, le cinéma européen des années cinquante et soixante, la poétique de Francis Ponge, la philosophie de l'histoire de Walter Benjamin.EpuiséVOIR PRODUIT15,00 € -

Le raconteur. A propos de l'oeuvre de Nicolas Leskov
Benjamin Walter ; Payot Daniel ; Muller SibylleRédigé et publié en 1936, "Le raconteur" est l'un des textes les plus caractéristiques de l'écriture de Walter Benjamin. Dans son style elliptique, il y mobilise des ressources théoriques, littéraires et spirituelles multiples pour tenter de conjurer la catastrophe qui s'annonce. A la dévastation et à la violence, il oppose les regards convergents de deux figures positives : dans la première, celle du raconteur, colporteur de récits mais aussi d'expériences et de sagesses, la seconde, celle du juste, reconnaît sa propre passion pour "l'aspect épique de la vérité". Parce que les histoires qu'il rapporte transmettent les éléments vitaux de ce qui fait communauté parmi les hommes, le raconteur devient dans ce texte celui dont l'évocation pourrait bien permettre de nouer enfin les fils que Walter Benjamin tentait de raccorder depuis le début des années 1920 : le fil politique de l'engagement révolutionnaire, le fil métaphysique d'une conception de l'histoire et du langage pour laquelle le champ de ruines des siècles n'exclut pas qu'on y discerne encore des éclats de vérité et des étincelles de justice.EpuiséVOIR PRODUIT16,00 € -

Je te l'ai déjà dit
Chen Yuhong ; Laureillard MarieSi Chen Yuhong est apparue relativement récemment sur la scène poétique taïwanaise ? peu avant l'an 2000 -, elle riy est pas passée inaperçue, créant un univers très personnel marquant les esprits par une profusion d'images frappantes et raffinées. Inspirée par de nombreux modèles, de Sapphô à Louise Glück, de Li Qingzhao à Marina Tsvétaiéva, elle pose un regard de peintre et de mélomane sur le monde qui l'entoure, avec lequel elle entretient un rapport immédiat et sensoriel. S'appuyant sur de riches connaissances en matière de flore, de faune, de climat, d'astronomie, elle célèbre inlassablement la mer, la nature et le cosmos dans une poésie délibérément apolitique, profondément lyrique, à l'atmosphère douce-amère. Voyageuse à l'esprit cosmopolite, Chen Yuhong nous entraîne aux confins de la Chine, fascinée par la spiritualité des bouddhistes tibétains ou par les sonorités apaisantes du pentacorde ouïghour, ou bien au Japon pleurer les victimes du tsunami de Fukushima en 2011, ou encore dans un pays insolite, sans ombre, évoquant un au-delà peuplé de fantômes ou d'immortels. Cet univers foisonnant où la nostalgie est "plus longue que la route que la saison des pluies que la pensée du serpent que le regard du chat plus longue que les cheveux emmêlés du figuier pleureur" abonde en métaphores. Chen Yuhong s'imagine bondir vers une autre galaxie au temps où le soleil rétrécira en un nain blanc, ou bien rêve parfois, tout simplement, de fuir hors des sensations, hors du temps, hors des mots, dans un état qui ressemble fort à l'Eveil bouddhique.EpuiséVOIR PRODUIT12,00 € -

Les voyages de Benjamin III
SFORIM M M.Cervantes du ghetto, Maître Mendele a légué à la postérité un Don Quichotte qui est parfois son propre Sancho et un Sancho trop doué d'humour et de poésie, trop empreint de pitié pour dissiper la vision d'une armée de chevaliers par une grossière mise au point concernant des moulins à vent.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER7,32 €
