L'ouvrage de Madame Kyong-Wook SHIM La Russie d'Orient à la dérive s'intéresse à un de ces espaces géopolitiques qui n'attirent pas les feux de l'actualité, mais dans lesquels se dessinent certaines lignes de force de la nouvelle géopolitique de l'après-URSS. En effet, son analyse de la Russie d'Orient pose un certain nombre de problématiques très originales : que reste-t-il de l'autorité de Moscou sur cet ancien " Limes " ? Comment les forces de sécurité (armées et gardes-frontières) assurent-elles leurs missions entre un pouvoir central distant et inconstant et des autorités locales qui mènent leur propre stratégie ? Comment les populations russes en diminution voient-elles le dynamisme économique et démographique de leurs voisins d'Asie Orientale ? Comment est-on en train de dépasser l'ancienne guerre des frontières par de nouveaux rapports, où relations interétatiques et stratégies locales se contredisent ? La qualité la plus originale de l'ouvrage est probablement d'être écrit par un chercheur qui regarde la Russie depuis l'Extrême-Orient, nous obligeant ainsi à changer complètement notre vision de cet espace.
Nombre de pages
172
Date de parution
01/11/2003
Poids
245g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747533850
Titre
La Russie d'Orient à la dérive
ISBN
2747533859
Auteur
Shim Kyong-Wook
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
245
Date de parution
20031101
Nombre de pages
172,00 €
Disponibilité
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Le Manuel de coréen se compose de 17 leçons. Chacune d'elles offre un texte, des explications grammaticales, le vocabulaire et la traduction du texte, et des exercices (avec les corrigés en fin d'ouvrage). Le vocabulaire est volontairement limité afin que l'apprenant se concentre sur l'acquisition des mécanismes phonétiques et grammaticaux. Il faut commencer par le déchiffrement et la compréhension des formes, puis, avec l'aide des exercices, passer à la maîtrise des structures et des tournures. En coréen, la différence entre ce qu'on prononce et ce qui est écrit présente de frappantes similitudes avec ce qui s'observe en français, et cela pour les mêmes raisons historiques. Quand on parle, on privilégie les syllabes les plus faciles à prononcer, mais quand on écrit, si on veut conserver aux mots leur identité, il faut adopter une orthographe unitaire. L'apprenant devra écouter et réécouter les enregistrements ? accessibles maintenant par QR codes ? tout au long de l'ouvrage, lire et relire les leçons jusqu'à parvenir sans hésitation à passer d'une suite de lettres à la prononciation du mot, et vice versa. La nouvelle mise en pages, qui s'appuie sur l'usage de la couleur et est accompagnée d'illustrations inédites soutenant la mémorisation, font de ce cet ouvrage déjà éprouvé une référence renouvelée. Il s'agit de la nouvelle édition d'un classique du fond de l'Asiathèque dont il est intéressant de faire une édition rénovée et attrayante car il y a peu d'ouvrages disponibles pour l'apprentissage du coréen pour les francophones. Les étudiants de cette langue sont de plus en plus nombreux et trouveront un intérêt dans cet ouvrage progressif qui approfondit les questions de structures de la langue.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...