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LADLI
SHEIKH F
STEIDL
24,99 €
Épuisé
EAN :9783865214393
Depuis presque deux décennies, Fazal Sheikh travaille parmi les populations déplacées en Afrique de l'Est, en Amérique du Sud et en Asie, créant des photographies et enregistrant des témoignages qui nous font comprendre la réalité de leur vie. Pour son dernier livre, Moksha, il se rendit à Vrindavan, une ville sainte de l'Inde, où les veuves hindoues viennent passer leurs dernières années. C'est en écoutant leurs récits que Sheikh se mit à comprendre à quel point les femmes indiennes sont victimes de codes religieux et culturels qui réduisent la plupart d'entre elles au statut de servantes porteuses d'enfants. Il retourna en Inde afin d'en apprendre davantage sur ces jeunes femmes qui grandissent dans une société certes fière de son dynamisme récent, mais pleine de préjugés à leur égard. Le présent livre, Ladli - un mot qui en hindi signifie "fille adorée" - résulte de cette enquête. Les faits rapportés ici paraîtront sans doute choquants : l'avortement de milliers de fœtus sains chaque année à cause de leur sexe, l'assassinat des fillettes à la naissance, l'enlèvement et le viol d'adolescentes contraintes à la prostitution, l'exploitation du travail des enfants, les violences physiques imposées aux servantes et, pire que tout, l'assassinat de jeunes épouses dont la dot, ou les prestations, ne satisfont pas les attentes de leur mari ou de leur belle-famille. Grâce à un réseaux d'activistes travaillant dans la rue, Sheikh construit une image de l'Inde qui tranche avec le rôle nouveau de ce pays en tant que démocratie moderne. L'évidence subtile de ses portraits renforce douloureusement les récits racontés par ces femmes. Certaines des voix les plus fortes de ce livre émanent de femmes plus âgées, qui ont surmonté une tragédie personnelle et sont déterminées à lutter pour éviter aux autres femmes de vivre la même chose. Que dire d'un pays qui réserve un sort aussi terrible aux femmes ? Ce n'est pas par absence d'une législation adéquate que les femmes continuent d'être maltraitées en Inde, mais parce que la police, les tribunaux et le gouvernement ne réussissent pas à faire appliquer les lois censées les protéger. Comment réformer un système aussi solidement enraciné ? Afin de répondre à cette question, il nous faut mieux comprendre les victimes de ce système et, dans cette entreprise, Fazal Sheikh est un guide précieux.
Date de parution
25/05/2007
Poids
1 220g
Largeur
225mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9783865214393
Titre
LADLI
Auteur
SHEIKH F
Editeur
STEIDL
Largeur
225
Poids
1220
Date de parution
20070525
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On sait qu'en 1990 des Somaliens fuyaient leur pays, chassés par la guerre civile et la famine, pour se réfugier au Kenya. On sait qu'ils étaient victimes d'horribles exactions. Violences, vols, viols collectifs, tortures, meurtres. Depuis 1992, Fazal Sheikh s'intéresse au sort de ces laissés-pour-compte. Au sort des femmes, surtout. Il les a photographiées, sans indécence, sans esprit racoleur, pour livrer leurs portraits, nobles et beaux. Chacune témoigne de l'atrocité avec une sobriété bouleversante. Avec humanité, avec respect, le photographe a su recueillir et donner à entendre leurs voix. Ce reportage permet de mesurer ce drame, individuel et collectif, en lui faisant recouvrer une réalité concrète: Halima, Maryam, Farhida... Alors, en donnant un nom, un visage, une histoire à ces réfugiées, Fazal Sheikh les fait émerger de ce cauchemar et rend à chacune de ces femmes, de ces mères, sa dignité d'être humain.
Ayoub Kaïdar ; El Sheikh Yahia Mohi Eldine ; Raimb
Gigantesque, complexe à la fois historiquement et stratégiquement, le Darfour a été longtemps au centre d'un lot d'affrontements traditionnels et d'interminables conflits internes. Il est crucial que le regard porté sur cette région soit plus global que l'angle exclusivement humanitaire, pour en appréhender toute la complexité : des négociations de paix qui piétinent et une partition Nord-Sud qui ne s'opère pas comme elle l'aurait dû.
Nourri de récentes et stimulantes découvertes dans les vastes archives de Saul Leiter, In My Room offre une riche étude de ses nus : pris dans l'intimité de ses studios de l'East et du West Village à New York, dans une lumière naturelle souvent généreuse, ces clichés noir et blanc reposent sur le concours de femmes auxquelles Leiter était personnellement lié. Dans les années 70, Leiter avait pensé à publier un choix de ses nus mais le projet ne vit pas le jour. Il nous est maintenant donné de découvrir ce pan de son oeuvre, contemporain de son arrivée à New York en 1946 et obstinément poursuivi au fil de deux décennies. Leiter, qui était également un peintre, incorpore des éléments d'abstraction dans ces photographies, qui révèlent aussi souvent l'influence de ses artistes favoris, au nombre desquels Bonnard, Vuillard ou Matisse. Artiste prolifique, qui peignit et photographia avec passion jusqu'à sa mort, Leiter mena son oeuvre personnelle dans une relative obscurité jusqu'à la fin des années 90. Leiter, qui avait un goût pour la solitude, a toujours répugné à expliquer ou analyser son travail. Avec In My Room, les lecteurs ont désormais loisir de pénétrer dans un univers intime qui garde cependant toute son aura de mystère.
Il est toujours légitime, lorsqu'on vous propose des inédits d'un photographe, de se demander pourquoi ils le sont restés. Et ce d'autant plus que nous avons assisté, ces dernières années, à des relectures bien contestables. Le fait que la sélection ait été effectuée par son épouse, Barbara, et par Valérie Servant qui, au sein de la société G.I.P., le représenta au Japon durant vingt ans, a été pour moi immédiatement rassurant. Je savais qu'il n'y aurait aucun risque de ces exploitations de fonds de tiroir qui sont de véritables trahisons. Et lorsque j'ai vu les images, j'ai été d'autant plus convaincu que leur ensemble confirmait ce que j'ai toujours pensé de Jeanloup et dont j'ai souvent parlé avec lui. On retrouvera ici ses photogaphies, reconnaissables entre toutes par la profondeur de leurs noirs, le sens du contraste, l'utilisation harmonieuse et sans déformation du grand angle et, signature permanente, une lumière apprivoisée avec une justesse rare qui, de portrait en paysage, de mode en reportage et de derrière en frou frou, redonne au monde une unité et une harmonie qu'il a perdu dès que nous l'avons regardé.