Depuis presque deux décennies, Fazal Sheikh travaille parmi les populations déplacées en Afrique de l'Est, en Amérique du Sud et en Asie, créant des photographies et enregistrant des témoignages qui nous font comprendre la réalité de leur vie. Pour son dernier livre, Moksha, il se rendit à Vrindavan, une ville sainte de l'Inde, où les veuves hindoues viennent passer leurs dernières années. C'est en écoutant leurs récits que Sheikh se mit à comprendre à quel point les femmes indiennes sont victimes de codes religieux et culturels qui réduisent la plupart d'entre elles au statut de servantes porteuses d'enfants. Il retourna en Inde afin d'en apprendre davantage sur ces jeunes femmes qui grandissent dans une société certes fière de son dynamisme récent, mais pleine de préjugés à leur égard. Le présent livre, Ladli - un mot qui en hindi signifie "fille adorée" - résulte de cette enquête. Les faits rapportés ici paraîtront sans doute choquants : l'avortement de milliers de fœtus sains chaque année à cause de leur sexe, l'assassinat des fillettes à la naissance, l'enlèvement et le viol d'adolescentes contraintes à la prostitution, l'exploitation du travail des enfants, les violences physiques imposées aux servantes et, pire que tout, l'assassinat de jeunes épouses dont la dot, ou les prestations, ne satisfont pas les attentes de leur mari ou de leur belle-famille. Grâce à un réseaux d'activistes travaillant dans la rue, Sheikh construit une image de l'Inde qui tranche avec le rôle nouveau de ce pays en tant que démocratie moderne. L'évidence subtile de ses portraits renforce douloureusement les récits racontés par ces femmes. Certaines des voix les plus fortes de ce livre émanent de femmes plus âgées, qui ont surmonté une tragédie personnelle et sont déterminées à lutter pour éviter aux autres femmes de vivre la même chose. Que dire d'un pays qui réserve un sort aussi terrible aux femmes ? Ce n'est pas par absence d'une législation adéquate que les femmes continuent d'être maltraitées en Inde, mais parce que la police, les tribunaux et le gouvernement ne réussissent pas à faire appliquer les lois censées les protéger. Comment réformer un système aussi solidement enraciné ? Afin de répondre à cette question, il nous faut mieux comprendre les victimes de ce système et, dans cette entreprise, Fazal Sheikh est un guide précieux.
Date de parution
25/05/2007
Poids
1 220g
Largeur
225mm
Plus d'informations
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EAN
9783865214393
Titre
LADLI
Auteur
SHEIKH F
Editeur
STEIDL
Largeur
225
Poids
1220
Date de parution
20070525
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On sait qu'en 1990 des Somaliens fuyaient leur pays, chassés par la guerre civile et la famine, pour se réfugier au Kenya. On sait qu'ils étaient victimes d'horribles exactions. Violences, vols, viols collectifs, tortures, meurtres. Depuis 1992, Fazal Sheikh s'intéresse au sort de ces laissés-pour-compte. Au sort des femmes, surtout. Il les a photographiées, sans indécence, sans esprit racoleur, pour livrer leurs portraits, nobles et beaux. Chacune témoigne de l'atrocité avec une sobriété bouleversante. Avec humanité, avec respect, le photographe a su recueillir et donner à entendre leurs voix. Ce reportage permet de mesurer ce drame, individuel et collectif, en lui faisant recouvrer une réalité concrète: Halima, Maryam, Farhida... Alors, en donnant un nom, un visage, une histoire à ces réfugiées, Fazal Sheikh les fait émerger de ce cauchemar et rend à chacune de ces femmes, de ces mères, sa dignité d'être humain.
Résumé : Un premier roman original, qui raconte l'apprentissage du bonheur de personnages attachants Un soir dans le métro, Désiré, balayeur de la Ville de Paris, trouve une sacoche oubliée, contenant un ordinateur. Rentré chez lui, il découvre à l'écran le début d'un roman, histoire qui réveille en lui un enthousiasme qu'il croyait mort depuis qu'il a quitté sa lointaine île Maurice. Cet immigré à la vie humble et discrète, qui connaît les mots mais ne sait pas bien les écrire, demande l'aide de Marie, une bénévole en association, pour adresser un courrier des plus audacieux à l'auteur : l'ordinateur ne lui sera restitué que s'il donne une suite à l'histoire. C'est ainsi que débute la correspondance entre Désiré et Alexandre, jeune cuisinier d'origine bretonne ayant du mal à se remettre d'une rupture amoureuse. Cependant le chantage va s'équilibrer lorsque, en retour, Alexandre, en panne d'inspiration, met Désiré à contribution pour lui fournir des idées, ne sachant que faire de Sophie, son personnage, victime d'un mal rare, mais réel : le syndrome de l'accent étranger... L'aventure commence pour ces deux hommes que rien ne prédestinait à se rencontrer, entre Paris et l'océan indien, entre quotidien et imaginaire : un cheminement sensible, drôle, douloureux aussi. Au long de ce très beau premier roman, raconté d'une plume libre et originale, les différents protagonistes - Alex, Désiré, Marie, et même l'" être de papier ", Sophie - s'aideront mutuellement à surmonter leurs blocages pour donner un nouveau sens à leur vie, un bonheur inédit que partage le lecteur au fil de ces pages pleines de surprises.
Balayeur à Paris, Désiré trouve une sacoche oubliée dans le métro. A l'intérieur : un ordinateur contenant les premières pages d'un roman, dont la lecture réveille en lui un plaisir enfoui depuis son départ de l'île Maurice. Cet immigré à la vie humble, qui aime les mots mais ne sait pas bien les écrire, propose un marché à l'auteur : l'ordinateur ne lui sera restitué que s'il achève son histoire... Ainsi commence la correspondance entre Désiré et l'apprenti romancier, Alexandre, un cuisinier d'origine bretonne en plein chagrin d'amour. Comme, justement, Alexandre ne sait pas quoi faire de Sophie - son personnage victime d'un mal rare mais réel : le syndrome de l'accent étranger -, il va mettre Désiré à contribution... D'une poésie irrésistible, ce roman nous invite à célébrer le pouvoir d'évasion que suscitent les histoires et les rencontres.
Nourri de récentes et stimulantes découvertes dans les vastes archives de Saul Leiter, In My Room offre une riche étude de ses nus : pris dans l'intimité de ses studios de l'East et du West Village à New York, dans une lumière naturelle souvent généreuse, ces clichés noir et blanc reposent sur le concours de femmes auxquelles Leiter était personnellement lié. Dans les années 70, Leiter avait pensé à publier un choix de ses nus mais le projet ne vit pas le jour. Il nous est maintenant donné de découvrir ce pan de son oeuvre, contemporain de son arrivée à New York en 1946 et obstinément poursuivi au fil de deux décennies. Leiter, qui était également un peintre, incorpore des éléments d'abstraction dans ces photographies, qui révèlent aussi souvent l'influence de ses artistes favoris, au nombre desquels Bonnard, Vuillard ou Matisse. Artiste prolifique, qui peignit et photographia avec passion jusqu'à sa mort, Leiter mena son oeuvre personnelle dans une relative obscurité jusqu'à la fin des années 90. Leiter, qui avait un goût pour la solitude, a toujours répugné à expliquer ou analyser son travail. Avec In My Room, les lecteurs ont désormais loisir de pénétrer dans un univers intime qui garde cependant toute son aura de mystère.
Pendant trois années Gilles Coulon a photographié les nuits de Bamako, du Caire, de New York, Niamey ou Paris. Au fil des pages on découvre un marché, un restaurant, une installation, un hall d'immeuble... tous uniquement éclairés par le halo d'un néon. Une lumière dure, mystérieuse d'où se dégage une poésie contemporaine. Gilles Coulon est depuis 1996 membre de l'agence Tendance Floue. En 1997 il a gagné le premier prix dans la catégorie vie quotidienne du World Press Award pour son travail sur les nomades Fulani.
Guido Mocafico est un photographe et amateur d'art qui s'enrichit du vocabulaire et des couleurs de la nature. Il regarde les méduses comme l'oeuvre d'un artiste à part entière. Une sensation étrange se dégage de ses images où se mêlent une vision de l'inconnu et une grande part de mystère. Dans la mythologie grecque, la Méduse voit, elle voit avec une telle intensité qu'elle pétrifie quiconque croise son regard... Comme l'oeil du photographe armé de sa chambre photographique. Photographies d'une espèce hors norme à la limite de l'abstraction sans aucune correspondance avec le reste du monde animal. Italien, Guido Mocafico est né en Suisse en 1962, il vit et travaille à Paris. Spécialisé en nature morte, il collabore régulièrement avec des magazines internationaux comme Numéro, Vogue Paris, Big, The Face, Self Service ou Wallpaper.