Shaw George Bernard ; Beaudoir Louis ; Homassel An
LAPIDAIRES
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EAN :9782494405042
Alice Carew, jeune Aristocrate au sans-façon charmant qui a la peau comme le dedans d'une coquille d'huitre, tombe folle amoureuse d'un Hermès marmoréen au langage abominable, athlète frémissant et terrible : Cashel Byron, champion du monde de boxe, à mille lieues du Cid anglais... Cashel l'aime en retour de tout son coeur, le grand souffle y est, mais « les autres veulent pas... » Alors avec son âme sur ses lèvres, le combattant va parler fort pour dominer le tumulte. En vain... Mais l'amour ancien, blessé à mort, durera encore par ses fibres tenaces... Cognante romance, oui, Cashel Byron est aussi et surtout une anticipation audacieuse sur des phénomènes sociaux à venir. Autrement dit présents !
Nombre de pages
409
Date de parution
25/08/2023
Poids
479g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782494405042
Titre
Cashel Byron
Auteur
Shaw George Bernard ; Beaudoir Louis ; Homassel An
Editeur
LAPIDAIRES
Largeur
140
Poids
479
Date de parution
20230825
Nombre de pages
409,00 €
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Rien ni personne ne peut résister à la milliardaire et à son argent. Tout ce qu'elle veut, Epifania l'obtient de gré ou de force. Bernard Shaw, avec cette comédie satirique, nous conduit dans le Londres des années trente, de la High Society aux bas-fonds, sur les traces de cette " maîtresse-femme " qui, après avoir abandonné son mari, un beau champion de tennis au coup de poing un peu trop facile, n'échappera pas à son destin de milliardaire même lorsque, pour l'amour d'un homme, elle choisit la misère. Les personnages qui gravitent autour d'elle ne sont que des pantins qu'elle manipule, insulte, bat, rejette ou séduit. En pleine montée du fascisme en Europe, Bernard Shaw fait le portrait d'un tyran d'autant plus redoutable qu'il a du charme. Mais il s'interdit tout didactisme : l'humour d'abord !
Quant à notre sens le plus central - notre sens de l'intervalle entre le désir et la possession de son objet, qui n'est autre que le sens de la durée - et qui se satisfaisait jadis de la vitesse des chevaux ou de la brise, il trouve que les rapides sont bien lents, que les messages électriques le font mourir de langueur. Les événements eux-mêmes sont demandés comme une nourriture. S'il n'y a point ce matin quelque grand malheur dans ce monde, nous nous sentons un certain vide. Il n'y a rien aujourd'hui dans les journaux, disent-ils. Nous voilà pris sur le fait. Nous sommes tous empoisonnés". Préface d'Eric Chevillard.
Après trente-six campagnes ès îles, déserts et cambrousses humides, Arthur Nicolet, légionnaire, pose cotte et harnais, pour s'en retourner au pays natal. Là, transis de fièvre mâle le brûlant aux glaouis et plein de haute nostalgie, il rédige ses Mémoires. Avec un sacré talent de badigeonneur, il boulonne ensemble haute langue et basse langue dans un mélange toujours imprévu de gravelures et de philousophie. De rires moroses aussi : « Il y a encore des Noirs à blanchir. Et sur la carte, des blancs à noircir ? se lamente-t-il ainsi ?, des espaces déserts et peu connus à couvrir de hachures et à zébrer de zigzags fulgurants. Soyez titans, si c'est votre métier. » Quand la poésie est plus vraie que l'Histoire...
Etienne, ancien combattant de la guerre de 1914, héro enrubanné mais salaud innommable, fait assassiner son père en vue d'hériter de sa prospère usine de ferraille. Dans la foulée, ne s'embarrassant pas de "scrupules surannés" , le parricide s'en prend à son frère cadet, âgé de quelques mois à peine. Malgré toute la rouerie d'Etienne, un détective amateur nourrit des soupçons et se lance à la poursuite de ses complices, moins subtils : un sorcier mondain et une pythonisse schizophrène, couple sanguinaire à la conscience... inerte. Roman multiforme, Tuer les vieux, jouir ! est autant un polar social, qu'un roman fantastique, philosophique... et gore : lambeaux de chair et sang coagulé !
Il est bien téméraire d'affirmer que l'on aurait pensé de même sans avoir lu tels auteurs qui paraîtront avoir été vos initiateurs. Pourtant, il me semble que, n'eussé-je connu ni Dostoïevski, Nietzsche, ni Freud, ni X... ou Z... , j'aurais pensé tout de même , et que j'ai trouvé chez eux plutôt une autorisation qu'un éveil. Surtout ils m'ont appris à ne plus douter de moi, à ne plus avoir peur de mes pensées et à me laisser mener par elles jusqu'à ces terres qui n'étaient pourtant pas inhabitables, puisqu'aussi bien je les y retrouvais". Préface de Jean-Claude Perrier.