Le Travail à l'envers. Automation et main-d'oeuvre à l'âge des ordinateurs
Shaiken Harley
FLAMMARION
17,10 €
Epuisé
EAN :9782080648785
Le Travail à l'envers, parce que les machines étaient jusqu'ici au service de l'homme, et que la robotisation est en train d'inverser ce rapport de dépendance. L'ouvrage de Shaiken traite des bouleversements technologiques dans l'entreprise : machine-outil en commande numérique, systèmes de fabrication flexibles, robots et réseaux de conception assistée par ordinateur. Il ne s'agit pas d'un ouvrage de plus de prospective technologique, mais du témoignage et de la réflexion d'un homme qui a vécu ce bouleversement du travail sur le terrain ; Shaiken a été lui-même ouvrier qualifié, il parle donc d'expérience. Livre-témoignage, Le Travail à l'envers est aussi une réflexion sur le post-taylorisme : "La question n'est pas d'accepter ou de refuser les nouvelles technologies, mais de veiller à ce que leur développement n'aille pas sans responsabilités sociales (...). Nul groupe n'a plus à perdre ou à gagner au changement technologique que le mouvement ouvrier. Au niveau de l'atelier, la technologie n'influence pas seulement la satisfaction que les ouvriers peuvent tirer de leur travail, mais leurs moyens de pression dans la production".
Nombre de pages
312
Date de parution
08/01/1992
Poids
390g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782080648785
Titre
Le Travail à l'envers. Automation et main-d'oeuvre à l'âge des ordinateurs
Auteur
Shaiken Harley
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
390
Date de parution
19920108
Nombre de pages
312,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.