Raison, déraison et religion - Plaidoyer pour une laïcité ou
Seymour Michel
ECOSOCIETE
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EAN :9782897196752
Le retour de la religion auquel nous assistons dans les discussions politiques depuis le début du XXIe siècle fait ressurgir des questions anciennes. La religion est-elle compatible avec un esprit résolument moderne ? Comment devons-nous envisager la cohabitation entre les croyant. e. s, les non-croyant. e. s et les agnostiques au sein de nos sociétés ? Est-il possible d'aménager un espace de dialogue entre les groupes appartenant à différentes religions à l'échelle nationale et internationale ? Michel Seymour s'engage dans une riche investigation philosophique pour réfléchir à la laïcité des institutions des Etats démocratiques occidentaux et aux difficultés que pose le pluralisme des conceptions morales, religieuses et philosophiques. Il examine notre rapport à la religion à partir de trois angles différents : le passage de la tradition à la modernité, l'aménagement d'un espace laïque au sein d'une société nationale et les relations internationales envisagées dans la perspective du droit des peuples, en trouvant inspiration chez les penseurs Charles Taylor, Ludwig Wittgenstein et John Rawls. Même s'il peut sembler périlleux, l'exercice est d'autant plus nécessaire qu'on assiste à une montée du racisme et de l'intolérance un peu partout en Occident ainsi qu'à l'adoption de lois sur la laïcité qui visent en filigrane le port du foulard islamique. Dénouant le fil rouge qui sépare la raison de la déraison, la tolérance de l'intolérance, le respect du mépris, Michel Seymour nous invite à dépasser nos vieux réflexes manichéens afin de permettre une véritable rencontre entre les sociétés libérales et communautariennes.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
296
Date de parution
06/05/2021
Poids
424g
Largeur
153mm
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EAN
9782897196752
Titre
Raison, déraison et religion - Plaidoyer pour une laïcité ou
Auteur
Seymour Michel
Editeur
ECOSOCIETE
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153
Poids
424
Date de parution
20210506
Nombre de pages
296,00 €
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Existe-t-il un rapport naturel entre un mot et ce qu'il représente? Est-ce plutôt exclusivement grâce à une décision arbitraire que les mots en sont venus à signifier ce qu'ils signifient? Michel Seymour répond en affirmant que le langage est essentiellement un système de règles conventionnelles constitutives produit par des groupes d'individus et qui n'est pas réductible à des faits de la psychologie individuelle. Adoptant une approche controversée, basée principalement sur une relecture originale du philosophe Ludwig Wittgenstein, en particulier celui des Investigations philosophiques, l'auteur réfléchit sur le langage tel qu'il s'est développé au sein de l'espèce humaine. Il propose un exposé systématique et une mise en perspective historique de la conception institutionnelle et communautaire du langage. Par son ampleur et son érudition, cet ouvrage constitue une contribution majeure à la philosophie du langage. Il s'adresse en premier lieu aux spécialistes, mais est également accessible à un public non initié qui cherche à en savoir davantage sur le fonctionnement de nos langues naturelles.
Quel est le rôle, dans la Cité, des chercheurs, des intellectuels, des professeurs, des universitaires en général ? Qui sont-ils et que font-ils exactement ? Quel a été leur parcours intellectuel ? La collection " Profession " répond à ces questions.
Michel Seymour est professeur titulaire au département de philosophie de l?Université de Montréal où il enseigne depuis 1990. Il a été président de la Société de philosophie du Québec de 1994 à 1996. Il a publié plusieurs ouvrages parmi lesquels La nation en question (1999), Le Pari de la démesure (2001), Profession: philosophe (2006) et De la tolérance à la reconnaissance. Une théorie libérale des droits collectifs (2008).
Comment penser la nation et le nationalisme tels qu'on peut les observer au XXIe siècle ? Condamner aujourd'hui tout recours aux idées et aux idéologies qu'ils sous-tendent constitue, selon l'auteur de cet ouvrage, un déni important qui empêche des philosophes, des politologues, des juristes ou toute entité réfractaire aux politiques de reconnaissance identitaire, de saisir de façon nuancée la réalité du monde actuel. Pour réfléchir à ces questions, ce livre ambitieux propose un état des lieux du droit international et des droits admis au sein des constitutions existantes ainsi qu'une analyse fouillée s'appuyant sur des études de cas. Il présente des conceptions pluralistes de la nation et de l'autodétermination à l'aune d'accords fondateurs, tels le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 ou la Déclaration de 2007 sur les droits des peuples autochtones. Enfin, ce livre s'adresse à nous tous, citoyens du monde et parties prenantes de nos nations respectives.
Montée des inégalités, perte de confiance dans les institutions démocratiques, rejet des migrants, mutations de l'espace public numérique, attrait pour les figures autoritaires... Le retour du fascisme auquel nous assistons n'est pas une simple répétition de celui du siècle dernier, mais puise dans un terreau tout aussi intoxicant. Si ses manifestations ne sont pas toujours autant spectaculaires, ¿est que nous avons parfois affaire à un fascisme "tranquille" qui s'insinue sournoisement dans nos interactions quotidiennes, dans les controverses de l'espace médiatique et dans nos imaginaires, au point de réussir un malheureux exploit : paraître ordinaire, voire inoffensif. Exposant les mécanismes qui favorisent la montée des courants autoritaires et réactionnaires, en particulier au Québec et aux Etats-Unis, Jonathan Durand Folco montre bien combien le fascisme doit être appréhendé sur un continuum marqué par différents stades. Face au brouillage des frontières entre la droite conservatrice traditionnelle et les idées d'extrême droite, nous avons plus que jamais besoin d'y voir clair. Affronter la nouvelle vague autoritaire ne pourra pas se réduire à la défense de l'ordre établi et du modèle libéral : ce basculement doit être considéré comme une occasion de réinventer en profondeur nos modes de vie, nos institutions et nos imaginaires.
Il y a assurément deux façons d[e] parler [du terrorisme], car le terrorisme n'est pas considéré comme tel lorsqu'il est pratiqué (et sous une forme nettement plus meurtrière) par ceux qui, de par leur pouvoir, sont parés de vertu." Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonialisme et le néocolonialisme occidentaux ont causé la mort de 50 à 55 millions de personnes, le plus souvent au nom de nobles idéaux comme la liberté et la démocratie. Pourtant, l'Occident parvient à s'en tirer en toute impunité et à entretenir, aux yeux du reste du monde, le mythe voulant qu'il soit investi de quelque mission morale. Comment y arrive-t-il ? Dans ce livre d'entretiens, Noam Chomsky et Andre Vltchek démontent la puissance de cet appareil de propagande qui permet à l'Occident de dissimuler ses crimes et le rôle véritable qu'il joue dans le reste du monde. S'ouvrant sur l'histoire du kiosque à journaux de New York où le jeune Chomsky a commencé à faire son éducation politique, leur discussion s'élargit progressivement sur des sujets tels que les bombes nucléaires larguées sur Hiroshima et Nagasaki, la guerre froide, les mésaventures étatsuniennes en Amérique latine (Salvador, Nicaragua, Guatemala, Chili, Cuba), l'Inde et la Chine, l'intervention de l'OTAN en ex-Yougoslavie, les attentats du 11-Septembre, l'invasion militaire de l'Irak, le Printemps arabe, le fiasco de la Lybie et de la Syrie, ainsi que la guerre des drones. A travers ce survol, les auteurs critiquent de façon magistrale l'héritage funeste du colonialisme et l'exploitation éhontée des ressources naturelles de la planète exercée par l'Occident. Ce livre d'entretiens est augmenté de deux articles qu'ils ont publiés dans la foulée de l'attaque contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, à Paris, en janvier 2015, dénonçant l'hypocrisie occidentale vis à vis d'un terrorisme qu'il a largement contribué à développer.
Bookchin Murray,Gerber Vincent, Stevens Annick, Ar
Enfin traduit dans son intégralité en français, voici l?un des plus influents ouvrages de l?intellectuel étatsunien et une référence incontournable pour comprendre les origines théoriques de la notion d?écologie sociale. Pourquoi relire ou découvrir Murray Bookchin (1921-2006) aujourd?hui et plus particulièrement cet ouvrage de 1971 ? D?abord parce que c?est dans ce recueil de textes qu?il pose les premiers jalons de ce qu?il allait conceptualiser plus tard sous l?étiquette d?"écologie sociale". Mais surtout parce qu?on y trouve une verve utopique qui fait grandement défaut à l?heure actuelle, nous rappelant que d?autres voies sont envisageables pour définir les règles du vivre-ensemble. La société que Bookchin s?attelle à imaginer est un système économique fondé sur les concepts d?écologie sociale, de municipalisme libertaire et d?abondance. Cette abondance correspond à une société dans laquelle l?être humain a amplement les moyens de satisfaire ses besoins d?existence pour se consacrer à l?assouvissement de ses désirs réels. Précurseur sur le front des énergies renouvelables et des technologies permettant de réduire la pénibilité du travail, il y soutient que les sociétés post-industrielles ont le potentiel de muer en des sociétés d?abondance à même de favoriser l?accomplissement des potentialités sociales et culturelles latentes dans les éco-technologies. Dans ce recueil, Murray Bookchin combine sa vision anarchiste et écologiste avec les potentialités prometteuses d?une ère d?abondance. Dépassant l?économie politique marxiste, ancrée dans une ère de pénurie matérielle, Bookchin soutient que les outils nécessaires pour une auto-organisation de la société ont largement été développés et que, combinés avec la perspective écologique, ils ont grandement modifié le paysage révolutionnaire.
Le futur est dans l'enfance. Pas seulement parce que le futur appartient aux enfants, mais surtout parce que l'enfance est le seul état dans lequel l'humain fait profondément alliance avec l'univers qui l'entoure. En ces temps difficiles que nous traversons, notre principale possibilité d'un futur émancipé réside précisément dans cette alliance avec l'univers que portent en eux les enfants. Si la pédagogie est le soubassement essentiel à toute entreprise d'émancipation de l'enfant, elle doit l'accompagner dans sa création de liens avec tout ce qui vit autour de lui. Autrement dit, la pédagogie doit cultiver des liens qui libèrent. Ce n'est pas seulement une question de formation des nouvelles générations, c'est toute notre culture et notre futur qui sont en jeu. Philippe Godard travaille avec des publics considérés comme difficiles, dans divers dispositifs éducatifs. Il est l'auteur de livres documentaires pour la jeunesse et d'ouvrages contre le travail des enfants, sur la culture numérique ou l'écologie, dont Le travail, et après ? (Ecosociété 2017, avec Rodolphe Christin, Jean-Christophe Guliani et Bernard Legros).