Sextus Empiricus (IIe-IIIe s. ap J.-C.) est le dernier philosophe sceptique de l'Antiquité et le seul dont l'oeuvre soit en grande partie conservée. Son Contre les dogmatiques prend pour cible la connaissance philosophique. Cet ensemble de traités très argumenté est articulé suivant la distinction, d'époque hellénistique, entre trois parties de la philosophie, la logique, la physique et l'éthique. On donne ici la première traduction française de la première et plus importante partie de cet ouvrage, le Contre les logiciens, qui conteste la possibilité même de connaître. Prenant appui sur la distinction entre "choses apparentes" et "choses cachées", Sextus Empiricus traite en premier lieu du " critère de la vérité " ou des voies d'accès à la connaissance des choses apparentes. Un long développement doxographique qui conduit des philosophes présocratiques aux Stoïciens, aux Epicuriens et aux Académiciens précède l'exposé des arguments qui plaident en faveur de l'inexistence d'un tel critère. Au livre Il, Sextus Empiricus met en question, à propos des choses cachées, le "vrai" lui-même, avant de faire ressortir la faiblesse de l'inférence sémiotique et celle de la démonstration. L'ouvrage porte ainsi à notre connaissance tout à la fois des doctrines dogmatiques-comme la logique stoïcienne-auxquelles nous aurions moins accès sans son témoignage, et une bonne partie de l'argumentaire sceptique déployé depuis la renaissance du pyrrhonisme, à l'époque d'Enésidème, qui serait autrement perdue.
Nombre de pages
406
Date de parution
11/09/2019
Poids
480g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782251449760
Titre
Contre les logiciens
Auteur
SEXTUS EMPIRICUS
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
480
Date de parution
20190911
Nombre de pages
406,00 €
Disponibilité
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La philosophie peut-elle garantir le bonheur ? Si la vie heureuse n'est pas affaire de circonstances et de chance, mais qu'elle dépend des hommes, les moralistes peuvent-ils l'enseigner ? Mais qu'ont-ils le pouvoir d'assurer qu'ils ne peuvent pas également empêcher, en érigeant leurs préférences en règles et leurs manières en art de vivre ? De promesses en voeux pieux formulés par les maîtres, d'espoirs en désillusions nourris par leurs disciples, et c'est la philosophie tout entière qui, discréditée et suspecte, ne se remettrait pas de ces controverses interminables entre les différentes "écoles". Pour Sextus Empiricus, médecin se réclamant de la voie sceptique inaugurée par Pyrrhon d'Elis, le dogmatisme moral est non seulement futile, mais encore dangereux. Parce que le trouble vient de ce que l'on cherche à obtenir des biens ou à éviter des maux que l'on croit réels, il est impératif de suspendre son jugement quant à leur nature et même leur existence. Ce n'est qu'une fois opéré ce dessaisissement de la raison par elle-même, dans ses prétentions théoriques et pratiques, que pourront advenir, comme par inadvertance, la sérénité et la tranquillité de l'âme. En développant le projet des Esquisses pyrrhoniennes, le Contre les moralistes met en oeuvre tous les moyens pour obtenir de son lecteur un renoncement véritable, afin que ce dernier ne s'accorde qu'à la loi des événements, et vive au bonheur de leur simple manifestation.
Dans ces six traités, qui sont ici traduits en français pour la première fois, Sextus Empiricus s'attaque à des disciplines totalement ou partiellement extérieures à la philosophie ("Contre les grammairiens", "Contre les géomètres", "Contre les arithméticiens", "Contre les musiciens", "Contre les rhéteurs" et "Contre les astrologues"). Et de fait le projet de Sextus Empiricus, dans les cinq derniers traités, n'est nullement scientifique. Il s'agit au contraire d'exercer sur les opinions et les théories enseignées un examen sceptique. Chacun de ces petits traités contient de ce point de vue une mine d'arguments, formulés avec une rigueur et une exactitude logique frisant parfois la caricature, mais exemplaires sans aucun doute des "exercices intellectuels" proposés aux apprentis.
Diogène Laërce rapporte l'opinion selon laquelle le premier des sceptiques était Homère; il dit ainsi, avec ses mots de doxographe, que le scepticisme suit la philosophie "comme l'ombre suit le corps". Or le seul exposé complet de cet envers du rationalisme grec à nous être parvenu est celui de Sextus Empiricus, et les Esquisses pyrrhoniennes, petite somme de philosophie sceptique du IIe siècle de notre ère, sont l'une des clefs du penser antique. Lorsque les Esquisses furent traduites par Henri Estienne en 1562, on y reconnut immédiatement l'une des références de la pensée nouvelle. De cette oeuvre, trop dédaignée des spécialistes jusqu'à une date récente (il n'en existait même plus en librairie de traduction française), on donne ici le texte intégral accompagné d'un glossaire philosophique.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
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