Liberté, Egalité, Fraternité ", telle est la devise de notre République. Mais si les deux premiers piliers sont au coeur de nombreux débats, le troisième semble le parent pauvre de notre système. Dans notre monde fracturé, les politiques de solidarité et de "vivre ensemble" montrent franchement leurs limites, et l'ampleur de ce fléau universel qu'est l'isolement social révèle l'urgence de développer une véritable politique publique autour de la fraternité. Tant que le sujet ne sera pas porté politiquement, tant que le débat public ne s'en sera pas emparé, tant que la Fraternité ne sera qu'une volonté de façade morcelée entre différents ministères, des millions de Françaises et de Français continueront d'être frappés par cette nouvelle forme d'extrême misère que constitue la solitude. Fort de ses années d'expérience dans le monde associatif en lien avec les services de l'Etat, Jean-François Serres invite donc à une prise de conscience de l'importance de ces organisations ? 20 millions de bénévoles oeuvrent aujourd'hui en leur sein ! ?, de la nécessité de les promouvoir, de les coordonner, de les financer, de créer des partenariats, et propose un grand plan national au service de la fraternité républicaine.
Nombre de pages
160
Date de parution
23/02/2022
Poids
210g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9791032919590
Titre
La fraternité : le défi de notre République
Auteur
Serres Jean-François ; Paillard Thierry
Editeur
L'OBSERVATOIRE
Largeur
130
Poids
210
Date de parution
20220223
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
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Un livre qui raconte ce que chacun peut faire pour briser les solitudes et construire une société fraternelle. " Un Français sur dix est en situation objective d'isolement ", indique l'avis de Jean-François Serres adopté à l'unanimité par le Conseil économique social et environnemental (CESE) en 2017. Les facteurs de l'isolement sont multiples. L'âge et le niveau socio-économique aggravent ce phénomène. Les personnes en situation de pauvreté disposent souvent d'un réseau relationnel moins dense. Le risque d'un basculement dans la solitude s'en trouve aggravé. Les conséquences de l'isolement pour les personnes qui le subissent et pour la société sont très graves : attention à soi moins grande, renoncement aux soins, dégradation de la santé, vulnérabilité psychologique, accélération de la perte d'autonomie chez les personnes âgées, non-recours aux droits. Face à ce phénomène, les aspirations des Français à plus de cohésion sociale sont fortes. L'attente d'une relation de qualité avec autrui est essentielle. A ce titre, la solidarité intergénérationnelle, la présence des aidants familiaux, les formes d'habitats participatifs, les multiples initiatives de proximité générées par les associations montrent que la solitude n'est pas une fatalité. Les leviers existent pour faire de l'engagement contre les solitudes une cause transversale qui fédère les énergies et incarne le besoin de fraternité. L'ambition de l'ouvrage en projet de devenir l'emblème d'un mouvement de société en cours : l'engagement possible de chacun contre les solitudes par des gestes et des initiatives qu'impulsent et relaient des " équipes citoyennes " pour re-tisser du lien là où il est brisé. Ces derniers ne sont pas le fait de héros inaccessibles mais le résultat d'initiatives qui valorisent la proximité, la convivialité, qui épanouissent ceux qui en bénéficient mais aussi celles et ceux qui engagent ces actions. Un livre à la fois symbole et accélérateur d'un mouvement qui propose à tout citoyen de créer du lien entre les personnes.
Il est loin, le temps où nos portes étaient ouvertes, où l'on se rendait visite, où l'on riait ensemble. Notre société a perdu sa joie de vivre. La faute à l'économie ? Au contexte sécuritaire actuel ? Non, l'"ennemi" ne vient pas de l'extérieur. Alors que nous sommes fondamentalement des êtres de relations, nous nous isolons les uns des autres et perdons confiance dans notre société. Il est urgent de rebâtir ce socle de relations mutuelles qui fait une société sûre d'elle-même. En ces temps de profondes mutations, les clés de la transformation de notre société sont entre nos mains. Il n'est heureusement pas trop tard pour rouvrir nos portes. A la fois livre de combat et petit traité de "philosophie de terrain", cet ouvrage dessine ce qu'est un engagement "à taille humaine", ce que signifie "retisser les liens", de proche en proche. Pas besoin d'être un saint ni un héros : s'engager, c'est comme respirer ! Humaniste engagé, Jean-François Serres esquisse en parallèle les contours d'une vraie politique sociale qui permettrait à la fraternité de notre devise républicaine de prendre réellement son sens.
« Abondance et autonomie m’amollissaient l’âme. Alors que j’étais aux yeux de mon père le dernier né de l’émancipation dont il était le héros accompli, il était dépité de me voir ainsi flottant et désemparé. J’étais dans l’attente sans cesse déçue d’une rencontre. » Il a fallu une vie à Jean-François Serres pour faire de cette déception un texte puissant. Il y définit de façon inédite les enjeux d’une génération « d’individus flottants ». Car les luttes de nos pères, notamment du sien qui fut un homme engagé et inspirant pour beaucoup, nous ont aussi émancipé les uns des autres, au risque de nous couper des « relations qui comptent ». La bonne nouvelle ? Ces relations sont à portée de chacun, toutes mêlées d’entraide, de débrouille, de spontanéité, d’implicites et de saluts. Dans une méditation profonde qui nous renvoie à la joie que produisent dans nos vies les relations les plus ordinaires, Jean-François Serres nous secoue : le bonheur humain peut-il se construire dans l’isolement hyperconnecté ? Porté par une urgence éprouvée sur différents terrains, du monde rural aux zones marginalisées des banlieues, l’auteur redessine un territoire de rencontres ni virtuelles, ni réservées aux intimes. Du constat de l’individu flottant, il invite à devenir des individus reliés, et redonne au lecteur le goût des autres.
Serres Michel ; Serres Jean-François ; Cornu Cathe
Un père et un fils se retrouvent et dialoguent autour d'un projet porté par le fils, Jean-François : Monalisa, la Mobilisation nationale contre l'isolement des personnes âgées. Ils cherchent tous deux à comprendre comment notre société, marquée par une individualisation qui nous a libérés de nombreux enfermements, est aussi porteuse d'un risque majeur, celui de la solitude, en particulier chez les personnes âgées. Ce dialogue entre Jean-François et Michel Serres, entre père et fils, entre deux générations questionne l'émergence de l'individu moderne. Michel a oeuvré pour cette indépendance à laquelle il a aspiré durant toute sa jeunesse, tandis que Jean-François, né dans un monde déjà marqué par l'individualisme, est en quête de nouvelles appartenances. Délégué général des petits frères des Pauvres, Jean-François appelle à la mobilisation contre l'isolement et la solitude avec conviction. Il invite chacun à s'engager aujourd'hui dans le chemin de la relation, une relation réelle et proche, dans son quartier ou son village. Cette nouvelle forme d'engagement s'incarne en initiatives citoyennes locales, diverses et collectives, qui peuvent bouleverser les modes d'intervention sociale, les organisations, la place des institutions et renouveler le fait politique.
De Camus, Hannah Arendt disait en 1952 qu'il était "sans aucun doute pour le moment le meilleur homme en France" parmi ses pairs qu'elle trouvait "tout juste supportables" . Comment expliquer un jugement aussi tranché à l'encontre d'un milieu intellectuel où l'écrivain algérois côtoyait pourtant Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty ou encore Georges Bataille ? C'est que l'auteur de L'Homme révolté a su incarner, à une époque d'extrême polarisation du débat d'idées, le difficile équilibre de la nuance. Sa lucidité, dont son ami Char disait qu'elle est la blessure la plus rapprochée du soleil, face à la réalité de l'idéologie totalitaire et son refus obstiné de céder aux sirènes du manichéisme ont fait de lui un penseur souvent caricaturé et incompris. Les Justes, Lettres à un ami allemand, Le Mythe de Sisyphe, La Chute... A l'heure de l'immédiateté numérique et de la polémique permanente, il importe plus que jamais d'entendre cette pensée exigeante, tendue comme un fil d'Ariane entre des extrêmes mortifères.