Le théâtre apparu en France au cours des années 50 s'est acquis en quinze ans une vaste audience dans le monde entier. Groupés abusivement sous le nom d'auteurs d'avant-garde ou d'écrivains de l'absurde, Beckett, Ionesco, Genet, Adamov demeurent des individualistes, des solitaires. Héritiers plus ou moins directs d'Antonin Artaud, ils n'ont en commun que la noire époque où s 'enracine leur oeuvre, et leur recherche, par des moyens essentiellement poétiques, d'un nouveau réalisme théâtral. Aucune étude d'ensemble ne leur avait été consacrée jusqu'ici en France. Geneviève Serreau, qui participa de près à l'aventure du Théâtre de Babylone (où fut créé En attendant Godot), a connu oeuvres et auteurs à leurs débuts et a suivi leur évolution avec une chaleureuse attention. Elle s'efforce ici de faire le point et tente de dégager, à travers les oeuvres des jeunes auteurs, les divers courants sensibles dans le théâtre actuel".
Nombre de pages
192
Date de parution
25/05/1966
Poids
118g
Largeur
108mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070351046
Titre
Histoire du "nouveau théatre"
Auteur
Serreau Geneviève
Editeur
GALLIMARD
Largeur
108
Poids
118
Date de parution
19660525
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Brefs récits comme des poèmes, ou longues histoires qui sont déjà des romans, ces textes rendent compte de drames parfois tout ordinaires, parfois burlesques, parfois désolés jusque dans l'humour, saisis sur le vif et mis en scène avec une précision de peintre flamand. Comme dans Ricercare, comme dans Dix-huit mètres cubes de silence, il s'agit pour Geneviève Serreau, dans ce troisième recueil de nouvelles, d'observer avec acuité, mais aussi avec une fraternité vigilante, l'effrayante - et presque comique - impossibilité pour chacun de nous de rencontrer son prochain. Sauf dans un jeu de reflets, dans le silence, ou au bord de la mort. Il s'agit aussi de donner la parole à ceux qui ne l'ont pas (Maria-Zofia, la Polonaise), à ceux que l'on n'écoute jamais et qui fuient un jour une vie insupportable sans donner leurs raisons, puis reviennent pour regarder s'éteindre dans la paix leur propre lumière sur le mur ensoleillé d'en face. Ces scènes, vivement cadrées, manifestent en fait, dans leur écriture extrêmement dépouillée, l'envers du désespoir. Elles témoignent d'un foi têtue, clandestine, dans ce que la vie pourrait avoir de lumineux, de juste, de serein.
Elle a vieilli d'un coup. La fine épée s'est cassée. Rompues, les glorieuses certitudes de l'enfance. À leur place, le goût amer de la peur, les sombres houles du remords, toute la laideur du monde. Comme d'habitude, rien, elle ne comprend rien, la mère. Mais elle est là, tiède, des caresses plein les mains. À l'abri de son corps, pour un temps on ne risque plus rien. Si ce n'est elle, qui vous défendrait contre la mort ? " G.S.
Trois comédies de Coline Serreau actualisées pour le théâtre. Lapin Lapin met en scène une famille nombreuse dans la tourmente. Avec Trois hommes et un couffin, c'est un salutaire coup de boutoir dans le patriarcat. La Crise évoque l'individu : "Tout le monde ne pense qu'à soi, y a que moi qui pense à moi ! "
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.