Aux marches extrêmes du pays, par-delà les frontières connues, il existe un territoire difficile d'accès, d'où ne parviennent que des rumeurs : heureuses, exaltantes, inquiétantes parfois, incontrôlables. Là-bas, on se sentirait enfin libres, fraternels... Là-bas, "ils" auraient réinventé la vie. Un "paradis" en somme ? Il faut y aller voir de près. Ils sont quatre à tenter l'aventure : Tibulle et Jéricho, Gorki, La Grelue. Quatre rassemblés un peu par hasard, venus d'horizons différents. Or, à peine atteinte la frontière, où s'ouvre l'angoissant no man's land quadrillé par la police, le groupe se disloque. Deux par deux puis chacun pour soi, ils poursuivront leur propre chemin vers les terres promises. Au lieu d'une aventure commune, il y en aura quatre, qui ne se ressemblent pas. Et le "paradis" annoncé pourrait se révéler n'être qu'un "enfer", si ces deux mots ne se démonétisaient pas l'un et l'autre en cours de route. Passer "de l'autre côté", c'est pour Tibulle plonger au fond de soi, pour La Grelue aller concrètement vérifier, et jusque dans un camp d'internement, où est sa place dans le monde d'aujourd'hui. Pour tous, c'est faire le douloureux apprentissage d'une liberté toujours menacée, ici, là ou ailleurs, dans l'espace du dehors comme dans l'espace du dedans.
Nombre de pages
184
Date de parution
03/09/1981
Poids
260g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070258949
Titre
Un enfer très convvenable
Auteur
Serreau G
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
260
Date de parution
19810903
Nombre de pages
184,00 €
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Elle a vieilli d'un coup. La fine épée s'est cassée. Rompues, les glorieuses certitudes de l'enfance. À leur place, le goût amer de la peur, les sombres houles du remords, toute la laideur du monde. Comme d'habitude, rien, elle ne comprend rien, la mère. Mais elle est là, tiède, des caresses plein les mains. À l'abri de son corps, pour un temps on ne risque plus rien. Si ce n'est elle, qui vous défendrait contre la mort ? " G.S.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.