Républiques soeurs. Le Directoire et la Révolution atlantique
Serna Pierre
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753509092
Un peu plus de cinquante ans après sa conceptualisation, qu'en est-il de la " Révolution atlantique " proposée par Robert Palmer et Jacques Godechot? Une ère de la liberté, celle des démocraties modernes, celles des républiques fondées autour d'un État-nation, allait naître, après 1789, non sans heurts ni violences, mais avec une matrice commune, construite de part et d'autre de l'Atlantique sur la certitude de garantir les droits de la souveraineté des nations par la rédaction de constitutions et sur la conviction de devoir protéger les libertés individuelles par l'octroi de droits imprescriptibles à chaque citoyen, (mais différents pour les citoyennes), politisé et responsable. Dans cette perspective, il est temps de déconstruire le mythe d'une France comme la " Grande Nation " (première grande manipulation langagière de Bonaparte) mais de considérer le Directoire (1795-1799) comme une république européenne, un carrefour d'expériences largement partagées au niveau d'un continent encore en guerre. Ainsi, le Directoire, et malgré tous ses défauts sans cesse exagérés depuis deux cents ans, doit retrouver la dimension d'un laboratoire des sciences politiques ouvert sur le monde américain, européen, mais aussi sur la Méditerranée. Ce volume permet d'interroger la façon dont les différentes révolutions et républiques se sont plus qu'enchaînées, emboîtées, comment elles se sont regardées et comprises, comment elles ont reçu et assimilé les nouvelles des changements radicaux dans d'autres espaces politiques et géographiques, et en retour comment elles ont honoré ou stigmatisé d'autres expériences de rupture. Cela autorise aussi à penser la façon dont leur parcours spécifique a engendré des modèles différents : républiques démocratiques, fédérales, consulaires, laïques ou fortement marquées par le fait religieux...
Nombre de pages
359
Date de parution
29/10/2009
Poids
501g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753509092
Titre
Républiques soeurs. Le Directoire et la Révolution atlantique
Auteur
Serna Pierre
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20091029
Nombre de pages
359,00 €
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Résumé : Le premier et le troisième dimanche de mars 1789, sur ordre du roi Louis XVI, 27 millions de Français ont été invités à exprimer leurs doléances : 60 000 cahiers ont été ainsi rédigés. Publiés pour la première fois en fac-similé, ces inédits vibrent de l'espoir d'un monde nouveau. Les extraits choisis aux cinq coins de l'hexagone incarnent la France des villages et des campagnes mais aussi des grandes villes. Organisées par thèmes et commentées par Pierre Serna, historien de la Révolution française, les doléances de nos ancêtres résonnent d'un écho singulièrement proche : la dénonciation de taxes et d'impôts abusifs, la réclamation de la fin de l'arbitraire et d'une même justice pour tous, et, par-dessus tout, l'exigence de liberté. Dessins et caricatures illustrent l'exaspération d'une société au bord de l'explosion.
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.
Résumé : La Révolution a bouleversé jusqu'aux écuries, aux étables et aux regards sur les animaux... Ce numéro des AHRF revient sur cette révolution longtemps oubliée. A priori on serait tenté d'imaginer que les historiens de la révolution ont d'autres chats à fouetter. Il n'en est rien et la variété, la qualité des articles proposés montrent un réel intérêt pour la question animale autour de la Révolution. Histoire des images, histoire de l'agronomie, histoire de la police urbaine, histoire des sciences, histoire des muséum d'histoire naturelle, histoire de l'art vétérinaire, histoire de la politique, placent au coeur de leur réflexion l'Animal dans sa complexité, dans son rapport omniprésent aux nouveaux citoyens, dans la France révolutionnée.
La Révolution française a créé, sur les ruines de l'Ancien Régime, une nouvelle communauté politique composée de citoyens égaux. Dès lors, quelle place devaient y occuper les animaux, si nombreux dans les villes et les campagnes ? Avaient-ils eux aussi des droits ? Pouvait-on continuer à les domestiquer et les manger ? Etaient-ils des "sous-citoyens" à protéger ou une ressource à exploiter pour la nation ? Dans un livre profondément novateur, fruit de nombreuses années de travail, Pierre Serna montre l'importance politique des animaux en Révolution. La police parisienne s'efforçant d'en limiter les dangers, les responsables de la ménagerie du Jardin des plantes désirent en faire un spectacle civique, pédagogique et républicain, tandis qu'agronomes et savants engagent d'ambitieuses réformes de l'élevage. Surtout, la question de l'animalité est au coeur des débats révolutionnaires. On découvrira des plaidoyers radicaux pour le régime végétarien, des projets parfois utopiques de citoyenneté animale, mais aussi l'émergence d'un racisme savant, qui instrumentalise les découvertes sur les grands singes pour mieux animaliser les esclaves noirs, et s'opposer à leur émancipation.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.