Morts ou vifs. Contribution à une écologie pratique, théorique et sensible des arts vivants
Sermon Julie
B42
18,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782490077540
Depuis une dizaine d'années, la prise de conscience des enjeux écologiques semble exercer une influence grandissante sur l'ensemble de la sphère politique, ayant notamment conduit à la restructuration des débats publics ou à la création de nouveaux partis politiques. Cependant, le politique est-il rééllement le seul domaine à prendre en charge ces nouveaux questionnements ? Dans cet essai, Julie Sermon interroge l'influence nouvelle exercée par les enjeux environnementaux sur le domaine des arts vivants et analyse les effets de ces imbrications sur l'écriture, le jeu, la production, et la représentation de spectacles contemporains. A travers plusieurs exemples précis, l'autrice étudie les articulations qui lient les champs de écologie et des arts de la scène, tant sur le plan thématique (l'écologie devient le thème central d'un grand nombre de spectacles), esthétique (l'écologie est souvent perçue comme forme d'exploration symbolique), ou encore pragmatique (la prise de conscience des enjeux écologiques modifie la manière de créer et produire des spectacles). Morts ou vifs s'inscrit dans la lignée de l'écocritique, une approche théorique transdisciplinaire ayant vu le jour dans la sphère académique anglo-saxonne dans les années 1980, qui vise notamment à renouveler le cadre d'analyse des oeuvres produites en problématisant leurs liens avec l'écologie. En envisageant les arts de la scène à la fois comme une pratique sociale et une expérience artistique, l'essai de Julie Sermon se présente comme un point d'accroche permettant de générer des débats et des discussions.
Nombre de pages
159
Date de parution
04/06/2021
Poids
214g
Largeur
138mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782490077540
Titre
Morts ou vifs. Contribution à une écologie pratique, théorique et sensible des arts vivants
Auteur
Sermon Julie
Editeur
B42
Largeur
138
Poids
214
Date de parution
20210604
Nombre de pages
159,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Trois sections organisent le dossier. Si chacune d'entre elles a été portée par une problématique spécifique, ces différentes approches ne sont bien entendu pas étanches ni exclusives : il s'agit plutôt d'une forme d'accent mis au sein d'une réflexion d'ensemble qui tâche, pour ainsi dire, de tenir la marionnette par les trois bouts- politique, esthétique, anthropologique. " Lieux communs " interroge la dimension politique et sociale de la marionnette. " Troubles dans la réception " est toute entière traversée par la question du brouillage des frontières et des définitions constitutives de notre rapport au monde. " Ecrire avec les marionnettes ", c'est du point de vue de l'écriture que nous abordons la marionnette- l'objet, la poupée, le matériau... : les divers médiums à l'?uvre de ce que nous pourrions appeler, à la suite de François Lazaro, les théâtres " par délégation ".
Au tournant des deux siècles des mouvements de transformation dans les pratiques théâtrales paraissent assez puissants pour dessiner de nouvelles lignes de force et introduire dans les manières d'écrire, de dire et de faire du théâtre des changements durables. Dans ce texte à deux voix, Jean-Pierre Ryngaert analyse les principales mutations qui ont marqué les « fabriques d'écriture » et les « façons de raconter » des histoires. Julie Sermon, dans une partie intitulée « Le vivant et la technique », examine les renouvellements des formes de jeu, de narration et de représentation, liés aux dialogues que les auteurs et les praticiens de la scène instaurent avec les langages et les outils propres à leur environnement technologique. L'approche dramaturgique et pédagogique commune propose au lecteur des entrées multiples afin de saisir et questionner les enjeux d'une réalité théâtrale qui s'est considérablement diversifiée. JULIE SERMON est maître de conférences en études théâtrales (Lyon 2) et dramaturge. JEAN-PIERRE RYNGAERT est professeur émérite en études théâtrales (Paris 3-Sorbonne nouvelle) et professeur de dramaturgie à l'ERAC (Cannes).
Depuis la publication chez Gallimard, en 1978, de La Crise du personnage dans le théâtre moderne de Robert Abirached aucun ouvrage ne s'est consacré à la question cruciale de l'être dramatique. L'essai proposé par Jean-Pierre Ryngaert et Julie Sermon fait le point sur la question en se focalisant particulièrement sur les textes contemporains des trente dernières années et leurs innovations dramaturgiques spécifiques. Aujourd'hui, en effet, bon nombre de textes mettent en jeu des "énonciateurs" à l'identité fragile ou énigmatique, et parfois, ne se posent même plus la question du personnage. Ces dramaturgies offrent à la scène et aux acteurs un champ de liberté considérable, mais laissent aussi parfois le public et les gens de théâtre dans l'expectative. Les auteurs de l'essai s'interrogent donc sur ces évolutions et sur "ce qui manque" aux lecteurs dans les "personnages d'aujourd'hui". L'un des enjeux de ce livre est précisément de modérer le dialogue de sourds entre les tenants de personnages classiques et ceux qui les rejettent, en proposant au lecteur un nouveau code de lecture et de compréhension, ajusté aux nouvelles conceptions de l'être théâtral.
Largement tributaire des possibilités qu?offrent la photographie, la programmation, les procédés d?impression, de diffusion, de reproduction, notre environnement visuel est traversé de part en part par la technique. Pourtant ces opérations sont bien souvent maintenues dans l?ombre de questions plus nobles portant sur les graphistes, leurs démarches et les formes qu?ils produisent. Le rôle historique et opératoire de la technique ne semble pas encore avoir été étudié dans le champ du design graphique avec autant d?assiduité que dans d?autres domaines. Les différentes contributions de cet ouvrage montrent selon plusieurs éclairages complémentaires, que la technique n?est pas réductible à des opérations quantifiées ou à des objets fonctionnels, mais qu?elle revêt plus largement une dimension anthropologique beaucoup plus ancienne et profonde que ce que nos environnements technologiques ne laissent imaginer. La technique croise des pratiques, des normes, des habitudes et des « manières de faire », c?est-à-dire tout une somme de choses qui font partie intégrante des processus de création sans forcément y apparaître explicitement. Interroger la fabrication, la conception et les outils en design graphique, c?est tenter de redonner une lisibilité à ces questions pour mieux comprendre les formes visuelles de notre environnement quotidien. Cet ouvrage témoigne de la multiplicité des approches possibles sur le sujet et de la fertilité d?une thématique qui reste encore largement à défricher, au croisement du design, des études visuelles et des humanités numériques.Table des matières : sommaire Introduction Quelques éclairages non techniques sur la technique Vivien Philizot Mémoire des techniques Trous de mémoire Témoignage de Jean-Noël Lafargue Les révolutions techniques et leurs conséquences sur le dessin de lettres Indra Kupferschmidt Politiques numériques Faire avec ? Pour une pratique informée des programmes Kevin Donnot Le design de la transparence : une rhétorique au c?ur des interfaces numériques Loup Cellard, Anthony Masure Pourquoi le design. Une évidence problématique dans le domaine des humanités numériques Nicolas Thély Dynamiques visuelles Le regard captif. Montage et économie de l?attention, aux origines du concept moderne de graphisme Max Bonhomme Du diagramme circulaire au réseau : comment bien digérer un camembert ? Fabrice Sabatier Formes de l?invention Formes, concepts, matières : quels place et rôle pour le numérique et la technique Bruno Bachimont La technique est-elle sédimentaire ? Entretien entre Pierre-Damien Huyghe et Vivien Philizot Conclusion Design graphique. Projet pour un glossaire Vivien Philizot
La gentrification des esprits est un retour captivant sur les « années SIDA » et l'activisme d'ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coûts et du prolifique mouvement artistique qui se développait au c'ur de Manhattan ; remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse. Sarah Schulman décrit avec précision et engagement le « remplacement d'une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du SIDA. Schulman fait revivre pour nous son Lower East Side tel qu'elle l'a connu. Elle emplit les pages de ce livre de la réminiscence vivace de ses ami?e?s de l'avant-garde queer, autant que de l'ombre inquiétante des premières années de la crise du SIDA, telles que vécues par une politiste. Les souvenirs personnels s'entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu'ils font aujourd'hui peser sur la société américaine. Schulman rend compte de son expérience en tant que témoin de la « perte de l'imagination » de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette perte.