Le Personnage théâtral contemporain : décomposition, recomposition
Ryngaert Jean-Pierre ; Sermon Julie
THEATRALES
17,00 €
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EAN :9782842602215
Depuis la publication chez Gallimard, en 1978, de La Crise du personnage dans le théâtre moderne de Robert Abirached aucun ouvrage ne s'est consacré à la question cruciale de l'être dramatique. L'essai proposé par Jean-Pierre Ryngaert et Julie Sermon fait le point sur la question en se focalisant particulièrement sur les textes contemporains des trente dernières années et leurs innovations dramaturgiques spécifiques. Aujourd'hui, en effet, bon nombre de textes mettent en jeu des "énonciateurs" à l'identité fragile ou énigmatique, et parfois, ne se posent même plus la question du personnage. Ces dramaturgies offrent à la scène et aux acteurs un champ de liberté considérable, mais laissent aussi parfois le public et les gens de théâtre dans l'expectative. Les auteurs de l'essai s'interrogent donc sur ces évolutions et sur "ce qui manque" aux lecteurs dans les "personnages d'aujourd'hui". L'un des enjeux de ce livre est précisément de modérer le dialogue de sourds entre les tenants de personnages classiques et ceux qui les rejettent, en proposant au lecteur un nouveau code de lecture et de compréhension, ajusté aux nouvelles conceptions de l'être théâtral.
Nombre de pages
169
Date de parution
22/06/2006
Poids
244g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782842602215
Titre
Le Personnage théâtral contemporain : décomposition, recomposition
Auteur
Ryngaert Jean-Pierre ; Sermon Julie
Editeur
THEATRALES
Largeur
149
Poids
244
Date de parution
20060622
Nombre de pages
169,00 €
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Après la période des années 1960-1970, marquée par la toute puissance de la mise en scène, de rares auteurs ont persisté à écrire des textes. Parfois ignorés ou éloignés des scènes, largement supplantés par les créations nouvelles de pièces classiques, ces auteurs ont été de fait occultés par la notoriété des ceux des années 1950. Cette nouvelle édition revue et augmentée de l'ouvrage Lire le théâtre contemporain met en lumière ce phénomène de renouveau des écritures dramatiques en France dans le dernier tiers du XXe siècle. Ainsi l'apparition des écritures fragmentées, l'éclatement de l'espace et du temps, le renouvellement du dialogue ou la mise en question du personnage sont quelques-unes des tendances examinées à travers une série d'exemples de Michel Vinaver à Bernard-Marie Koltès, de Nathalie Sarraute à Philippe Minyana et Noëlle Renaude. Une anthologie de textes théoriques et critiques complète le volume. Jean-Pierre RYNGAERT est professeur en études théâtrales à l'université de Paris III-Sorbonne Nouvelle.
Au tournant des deux siècles des mouvements de transformation dans les pratiques théâtrales paraissent assez puissants pour dessiner de nouvelles lignes de force et introduire dans les manières d'écrire, de dire et de faire du théâtre des changements durables. Dans ce texte à deux voix, Jean-Pierre Ryngaert analyse les principales mutations qui ont marqué les « fabriques d'écriture » et les « façons de raconter » des histoires. Julie Sermon, dans une partie intitulée « Le vivant et la technique », examine les renouvellements des formes de jeu, de narration et de représentation, liés aux dialogues que les auteurs et les praticiens de la scène instaurent avec les langages et les outils propres à leur environnement technologique. L'approche dramaturgique et pédagogique commune propose au lecteur des entrées multiples afin de saisir et questionner les enjeux d'une réalité théâtrale qui s'est considérablement diversifiée. JULIE SERMON est maître de conférences en études théâtrales (Lyon 2) et dramaturge. JEAN-PIERRE RYNGAERT est professeur émérite en études théâtrales (Paris 3-Sorbonne nouvelle) et professeur de dramaturgie à l'ERAC (Cannes).
L'étude des textes de théâtre a largement bénéficié des avancées théoriques de ces vingt dernières années. La pratique ordinaire reste cependant marquée par la difficulté de saisir le texte en lui-même comme si la représentation était indispensable pour que l'objet soit complet et satisfaisant. C'est pourquoi cet ouvrage envisage la lecture comme l'exploration de différentes pistes, qu'il s'agisse de l'importance donnée à l'espace et au temps, de la focalisation sur le personnage ou du traitement linguistique des dialogues. L'auteur présente de nombreux exemples d'analyse dont le commentaire de deux textes, Don Juan de Molière, et Fin de partie de Beckett. Il propose aussi de nouveaux développements sur l'évolution des dramaturgies et des pratiques de mise en scène. Cet ouvrage est destiné aux étudiants en études théâtrales, en lettres et aux professionnels.
Longtemps, la forme dialoguée fut l'indice majeur du genre théâtral; les répliques de personnages bien identifiés étaient au service de l'action. Mais avec la crise du drame moderne le dialogue a investi de nouveaux territoires littéraires, linguistiques, philosophiques. Certaines pièces du XXe siècle apparaissent ainsi comme des laboratoires de la parole où se multiplient combinaisons et partages de voix, essais choraux et tentatives "d'accordage". Une cartographie des diverses formes du dialogue, à différentes échelles (concepts généraux, auteurs de référence et gros plans sur des textes très récents) est ici proposée par le groupe de recherche Poétique du drame moderne et contemporain (Paris-III-Sorbonne nouvelle). Ses articles courts, complétés par une bibliographie, sont autant d'accès possibles à ce nouveau paysage. Le lecteur est ainsi invité à construire son propre cheminement sur le partage des voix au théâtre.
Jérôme Laronze, paysan éleveur, résistant aux injonctions de traçage sanitaire de ses bêtes au nom d'une agriculture humaine, est abattu par un gendarme au neuvième jour de sa cavale. En neuf mouvements comme neuf étapes d'un oratorio imprécatoire, sa soeur prend la parole et, dans un souffle, érige telle Antigone un monument à ce frère dont elle dénonce la mort. Les Deux sont des soeurs, la grande et la petite, coincées dans leur village désindustrialisé, vouées à un destin de victimes par un déterminisme social contre lequel seule la petite semble décidée à se battre. Par de courtes scènes aux dialogues épurés et saillants comme des uppercuts, l'auteur plonge dans cette France périphérique oubliée. Avec ces deux textes très différents, Guillaume Cayet poursuit sa recherche d'un théâtre de résistance. Il offre une partition quasi musicale pour une actrice, mais aussi une large distribution pour des troupes. Un théâtre à lire et à jouer pour rester debout.