METAFICTIONS (1670-1730). LA REFLEXIVITE DANS LA LITTERATURE D'IMAGINATION.
SERMAIN JEAN-PAUL
CHAMPION
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EAN :9782745304506
Le terme de métafiction isole un trait du roman, sa nature de fiction, et renvoie en même temps à une expérience anthropologique et sociale, quelque chose dans le monde qui peut être la matière du récit. Le mot fiction peut désigner à la fois un contenu et le discours qui le produit, le rapporte, le montre. Surtout, il permet de voir et de transformer en problème le lien entre une représentation de l'univers et des modalités discursives qui le prennent en charge pour devenir objet de réflexion. Les formes de la métafiction ne sont pas des productions singulières et capricieuses, elles procèdent d'une sorte d'engagement vécu et d'une interrogation sur les cadres de la perception. Les deux tendances du réalisme qui s'imposerait progressivement et de la philosophie qui encombrerait provisoirement le roman peuvent être ainsi abordées par un autre biais et ne plus apparaître contradictoires, puisque la métafiction est d'abord la réflexion par laquelle le réel se construit.
Date de parution
01/01/2002
Poids
790g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782745304506
Titre
METAFICTIONS (1670-1730). LA REFLEXIVITE DANS LA LITTERATURE D'IMAGINATION.
ISBN
274530450X
Auteur
SERMAIN JEAN-PAUL
Editeur
CHAMPION
Largeur
160
Poids
790
Date de parution
20020101
Disponibilité
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Le livre porte sur le roman jusqu'à la Révolution et l'envisage dans une double perspective historique et poétique. Il place la longue période de trois siècles dans une histoire plus globale du roman; il envisage ensuite différents moments qu'on peut regrouper en deux ensembles dont la ligne de partage serait 1650. En effet, le mot et la chose ne cessent de varier: le roman est à la fois en dehors des normes et ne cesse d être porté par l'idée de rupture et de progrès; dans chacun de ces moments (Renaissance, baroque, classique, rococo, Lumières), les genres et les oeuvres s'affirment en regard des uns avec les autres, et se distinguent aussi assez vigoureusement de ceux qui les précèdent. Il cherche dans l'Antiquité comme dans les pays voisins (Italie, Espagne, Angleterre) des ressources. Un dernier chapitre offre une vision panoramique de l'ensemble en retenant huit traits principaux qui caractérisent les romans de cette période: comment s'inscrivent-ils dans le champ littéraire? Comment sont-ils organisés? Quel est leur univers de prédilection...
Cervantès est mort il y a trois cents ans. Une nouvelle traduction de son Don Quichotte vient de paraître. Dès le début du XVIIe siècle, la France a accueilli avec enthousiasme ce roman, s'en est inspirée, comme l'Angleterre, avant qu'il ne fasse partie de la "littérature universelle" . Cette étude est pourtant la première monographie qui lui est consacrée en France depuis celle de Paul Hazard en 1949. Elle aide le lecteur à s'orienter dans une oeuvre ample, complexe, et présente les recherches menées à l'étranger comme les acquis des nouvelles méthodes critiques. Elle montre ensuite comment, depuis trois siècles, sa perception s'est modifiée et distingue trois étapes de cette métamorphose féconde : au roman comique des XVIIe et XVIIIe siècles, les romantiques opposent le héros tragique et le romancier poète, avant que notre époque ne s'intéresse aux ambiguïtés et au relativisme d'un récit se modifiant au gré de "perspectives" multiples.
Le Petit Chaperon rouge, La Barbe bleue, La Chatte blanche, La Belle et la Bête : autant de titres gravés dans nos mémoires. Par un coup d'audace, des hommes et des femmes de lettres s'emparèrent, en plein âge classique, de ces contes transmis de bouche à oreille pour les transformer en ?uvres d'art. On leur reproche parfois d'être désuets, misogynes, moralisateurs ; on ne voit plus à quel point ils ont été novateurs, féministes, libertaires, nostalgiques d'une enfance avide de mirifique. Voici cet éventail de contes pour la première fois exploré dans toute sa diversité. On voit Perrault et ses amies exploiter le fantastique pour dénoncer l'oppression des femmes, Galland réunir les aventures merveilleuses et licencieuses des Mille et une nuits, ses confrères orientalistes accumuler les trouvailles, pédagogues et philosophes inventer des récits prodigieux. Tous créent un genre nouveau tissant des liens subtils avec le récit libertin, le roman gothique et le conte moral. On découvre alors toute la force poétique de ces " compositions enchantées " qui conduisent à la pensée par le rêve, à l'émotion par l'artifice, au fantastique par le merveilleux.
Cleveland, ce " continent littéraire " que l'abbé Prévost a nourri de son art de l'ambiguïté, du trompe l'?il, du coup de théâtre, séduit par son imaginaire noir, sa complexité, ses intuitions et ses fulgurances, par la vivacité de ses interrogations politiques, morales et psychologiques, par son ambition philosophique, par son lyrisme aussi. Ce volume réunit les études de spécialistes qui examinent les rapports entre savoir et fiction, le jeu des passions, les choix poétiques de l'écrivain. En annexe, un dossier livre la préface de l'édition originale, les 8 illustrations de l'édition de 1732, une analyse de l'iconographie du roman au long du siècle, un résumé du tome V apocryphe et l'ensemble des critiques sur Cleveland écrites du vivant de Prévost ainsi que ses réponses. Ce recueil est réalisé par Jean-Paul Sermain, professeur de littérature française à l'université de Paris 3-Sorbonne nouvelle, qui a consacré plusieurs ouvrages au roman et au conte du XVIIIe siècle.