LES COUTURES APPARENTES DE LA RECHERCHE. PROUST ET LA PONCTUATION
SERCA ISABELLE
CHAMPION
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EAN :9782745318923
Aborder la Recherche par le biais de la ponctuation ? tout particulièrement les parenthèses ? apparaît a priori comme un choix saugrenu: un si petit point d?entrée pour une ?uvre si vaste! Telle est cependant la gageure que se propose de tenir cet essai qui considère tant le signe de ponctuation ? les parenthèses ? que la figure de rhétorique, la parenthèse. Des ajouts en étendue aux ajouts en profondeur, de la parenthèse kaléidoscopique à la parenthèse stéréoscopique, les parenthèses apparaissent comme les coutures apparentes d?un texte qui se présente comme recousu: l?efficace du signe dans l??uvre est en effet de tisser dans le dessin même du texte une impossible continuité. La parenthèse est ainsi portée au rang de figure proustienne majeure, au même titre que la métaphore et la réminiscence. Le parcours choisi, qui redessine les frontières de la stylistique, traverse les contrées de la linguistique et de la littérature, en passant par les domaines de la grammaire, de la rhétorique, de la narratologie, de la poétique, de la théorie littéraire et de l?esthétique. L?approche stylistique voit ainsi un simple signe de ponctuation ? un point d?ancrage minuscule mais tangible et irréductible ? ouvrir sur de vastes perspectives esthétiques, faisant par là même justice du mépris dans lequel est encore trop souvent tenue la ponctuation. Cette démarche résolument stylistique (car elle se fonde sur un élément formel non directement interprétable, à la différence de la métaphore par exemple) est dans le même temps éminemment proustienne, tant l?esthétique de Proust, qui lie « beauté grammaticale » et « vision du monde » est consubstantielle à cette approche.
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Date de parution
05/10/2010
Poids
620g
Largeur
155mm
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EAN
9782745318923
Titre
LES COUTURES APPARENTES DE LA RECHERCHE. PROUST ET LA PONCTUATION
Auteur
SERCA ISABELLE
Editeur
CHAMPION
Largeur
155
Poids
620
Date de parution
20101005
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Ce livre n'est ni un traité des signes de ponctuation en usage, ni un ouvrage sur la ponctuation à telle époque, dans tel genre ou chez tel auteur. C'est un essai qui pose la ponctuation comme un objet esthétique pour en faire la pierre de touche d'une expérience du temps dans l'écriture, tout particulièrement la prose romanesque: plaçant son objet au carrefour de plusieurs domaines, il les fait jouer ensemble en s'intéressant non seulement aux textes de Proust. Simon ou Gracq, mais aussi à des oeuvres d'artistes contemporains comme Parmiggiani ou Serra. Le terme s'emploie en effet aussi dans les arts comme la musique, la peinture. le cinéma ou l'architecture, où les places et les axes marquent la déambulation du piéton et ponctuent son cheminement. Le parcours du lecteur de roman est ainsi rapproché in fine de celui du spectateur des installations de Richard Serra. celle du musée Guggenheim de Bilbao, The Matter of Time, ou celle qui a été proposée au Grand Palais en 2008. Promenade. Marcher dans la phrase, marcher dans le temps, marcher dansa "La Matière du Temps": la ponctuation marque les temps de la lecture comme elle marque les temps de la promenade du visiteur. Elle serait alors un des critères nécessaires de l'oeuvre d'art.
Résumé : "Qu'est-ce donc que le temps ? disait saint Augustin, si personne ne m'interroge, je le sais ; si je veux répondre, je l'ignore". A ? la fois variable t dans une équation, sentiment de la durée bien décrit par Bergson ou encore scène ou ? se déroule l'histoire des hommes en société... ? Sous la forme d'un mini-dictionnaire permettant cette pluralité d'approches, écrivain, physicien, linguiste, géochimiste, historien, neurobiologiste, plasticien ou encore économiste se proposent de croiser leurs conceptions du temps avec celles de Proust, dans l'oeuvre duquel il est le personnage principal (à moins que ce ne soit la mémoire...). Autant d'invitations à des promenades buissonnières à travers les sciences, les arts et les lettres, sous le regard du plus grand maître du temps : Proust lui-même !
Plébiscitée par le public et reconnue par la critique (de nombreux prix littéraires l'attestent), l'oeuvre de Maylis de Kerangal fait ici l'objet d'une étude globale inédite. Le volume interroge de multiples aspects de l'oeuvre, au-delà de l'approche stylistique, allant du politique au thématique mettant ainsi au jour la dimension sociologique et ethnologique de l'écriture de Maylis de Kerangal. Si les approches sont plurielles et ouvertes, et les contributions venues de différents horizons, l'ouvrage présente une forte cohérence : il dégage les aspects essentiels de l'écriture de l'auteure de Naissance d'un pont (2010) et Réparer les vivants (2013) ; il prend en compte l'évolution de son oeuvre dans le temps et articule subtilement les problématiques de langue aux thématiques de l'oeuvre. L'ouvrage propose de surcroît le regard même de l'auteure sur les analyses académiques de ses écrits.
Ce volume étudie les représentations organiques de la langue, végétales et corporelles, dans les textes théoriques et littéraires du XVIe au XXIe siècle français et occitans. Avec un entretien et un poème inédit de Jocelyn Bonnerave. L'imaginaire organique irrigue les conceptions de la langue, en particulier littéraire, depuis l'Antiquité. Les images végétales ou corporelles servent de matrice pour penser aussi bien son développement que ses modalités d'action ou son esthétique. S'inscrivant dans la réflexion actuelle sur le "sentiment" ou "l'imaginaire" de la langue, ce dossier étudie cette persistance en diachronie longue (XVIe-XXIe siècle). En combinant approches linguistiques, stylistiques et littéraires, il prend comme point de départ le développement de ces images végétales et corporelles chez les poètes du XVIe siècle français et occitans, pour montrer comment elles ressurgissent ensuite régulièrement, étendant leurs repousses aussi bien à travers le style du "drame sérieux" au XVIIIe siècle qu'aujourd'hui, dans les romans de Maurice Blanchot ou les albums de jeunesse, par exemple à travers le motif des lettres faites graines. Ces études sont complétées par un entretien avec le romancier Jocelyn Bonnerave autour de L'Homme bambou, roman dont le style est gagné, peu à peu, par une envahissante "végétalisation" , ainsi que par un poème inédit, "Sansonnets" .
Avant-propos, Geneviève Haroche Bouzinac. - Quarante numéros d'épistolaire. Entretiens sur les correspondances. Présentaiton, Brigitte Diaz. LE MONDE SENSIBLE : Anne Chamayou, Regrets sur un vieux fauteuil, le discours du repos dans la correspondance de Diderot. - Marc Buffat, Ville et campagne dans la correspondance de Diderot. - Brigitte Weltman-Aron, Le rapport au temps dans la correspondance de Diderot. - Béatrice Fink, Quoi ? ne plus manger et me taire ?, démonter le comestible dans la correspondance de Diderot. - Nadège LAngbour, L'Histoire des maladies dans la correspondance de Diderot, les enjeux de l'exhibition du corps souffrant. - Hélène Cussac, Les lettres de Diderot à Sophie Volland à l'épreuve de la sympathie. ESTHETIQUE ET POETIQUE : Cécile Alvarez, Seigneur Michel dans les lettres à Falconet. - Berenika Palus, La palette du poète selon Diderot épistolier. - Geneviève Haroche-Bouzinac, Forme et fonction de l'anecdote dans la correspondance de Diderot. - Nermin Vucelj, L'Esthétique dans la correspondance de Diderot. - Marianne Charrier-Vozel, Diderot, lettres de conseil aux comédiennes Riccoboni et Jodin. - Franck Salaün, Les pièces du puzzle, Le Neveu de Rameau dans la correspondance de Diderot. - Odile Richard-Pauchet, Diderot et les dames Volland lecteurs de Richardson, échanges de vue, vers une poétique (du roman) épistolaire. L'EPISTOLARITE POLITIQUE : Lucia Bergamasco, Affectivité amicale, ou conjugale, un ressort pour l'épistolarité politique. - Jean-Marc Serme, ‘I shall withold nothing', la correspondance politique et militaire d'Andrew Jackson et James Monroe, 1814-1819. - Hélène Quanquin, William Lloyd Garrison par ses enfants, une correspondance familiale politique. - Pierre Allorant, Une si belle ordonnance, l'épistolarité politique au sein d'une famille de médecins français, de Bonaparte à Clemenceau. - Walter Badier, La correspondance d'Alexandre Ribot en Amérique (1886-1887), entre impressions de voyage et réflexions politiques. CHRONIQUES : Antony Mc Kenna, Etudier l'épistolaire : le cas de Pierre Bayle. - Agnés Cousson (dir.), Bibliographie - Benoît Melançon, Curiosité. - Marianne Charrier-Vozel, Vie de l'Épistolaire.