L'Entretien avec Motovilov constitue, avec les Récits d'un pélerin russe et la Petite Philocalie, l'un des trois joyaux de la spiritualité orthodoxe. Aucun saint n'est plus populaire dans l'orthodoxie slave que cet extraordinaire bonhomme de staretz Séraphim, tout droit sorti d'un roman de Dostoïevski, qui habite dans les bois, guérit les malades, reçoit tous les pauvres et les illumine de sa parole. C'est cette éclatante simplicité qui fait de l'Entretien, au même titre que les Récits d'un pèlerin russe ou les Fioretti de saint François d'Assise, l'un des textes les plus attachants et les plus fascinants de la littérature chrétienne. « C'était un jeudi. Le jour était gris. La neige recouvrait la terre de plus de quinze centimètres. Une épaisse poudre blanche tombait encore quand le Père Séraphim commença de s'entretenir avec moi. Nous étions dans une clairière, près de son petit ermitage, en face de la rivière Sarowka, là où la montagne descend près de ses rives. Il me fit asseoir sur un tronc d'arbre qu'il venait d'abattre et s'accroupit face à moi. » Ainsi commence le récit de l'entretien de saint Séraphim de Sarov avec Nicolas Motovilov, à la fin de novembre 1831. C'est Motovilov lui-même, guéri par le staretz d'une paralysie qui en rédige la transcription. « Le Seigneur m'a révélé, dit le Père Séraphim, que depuis votre enfance vous désirez savoir quel est le but de la vie chrétienne et que bien des fois vous avez interrogé sur ce point de hauts personnages de la hiérarchie de l'Église. Mais personne ne vous a donné la définition de ce qu'est ce but. » Dans cet entretien improvisé au coeur de la forêt, il ne s'agit de rien de moins que d'élucider le sens même de la vie spirituelle, et plus largement même le sens de toute vie. « Le vrai but de la vie chrétienne, déclare Séraphim, consiste dans l'acquisition de l'Esprit Saint de Dieu. » Que veut dire cette acquisition ? qu'est-ce que l'Esprit Saint ? Ce sont les réponses à ces questions que fournit ce bref entretien. Mais bien plus : Séraphim donne à Motovilov, éberlué, de faire lui-même l'expérience de la réalité de toutes choses dans la lumière dévoilante de la transfiguration. Après la mort de Motovilov, sa femme entre au monastère et y apporte tous ses papiers. Ce n'est que 72 ans plus tard, en 1902, qu'elle y retrouve le texte de l'Entretien. Il est publié en juillet 1903, le mois même où est célébrée à Sarov, en présence du tsar Nicolas II, la canonisation de Séraphim.
Nombre de pages
93
Date de parution
14/05/2002
Poids
118g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782845900103
Titre
L'entretien avec Motovilov
Auteur
SERAPHIM DE SAROV
Editeur
ARFUYEN
Largeur
130
Poids
118
Date de parution
20020514
Nombre de pages
93,00 €
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Seraphim Rose (1934-1982), né Eugene Dennis Rose, hiéromoine de l'Eglise russe hors frontière, est le spirituel orthodoxe américain le plus connu et vénéré. Dans le débat création-évolution qui fait rage, le Père Seraphim utilise l'argument de la preuve manquante : l'enseignement intemporel des Saints Pères orthodoxes sur les événements de la création, la nature des choses créées, la nature originelle de l'homme, et les conséquences cosmiques de la chute de l'homme. Peut-être plus que quiconque à notre époque, le Père Seraphim s'est penché sur la manière dont les Saints Pères appréhendaient la création telle que révélée dans la Genèse. Ce livre met en lumière l'origine et la condition primordiale de l'homme et du cosmos, montrant comment ces mystères sont inextricablement liés à ceux de la rédemption du Christ. Au-delà des arguments rationnels ou scientifiques, il présente la vision qu'avaient les Saints Pères de la volonté divine vis-à-vis de l'humanité. Genèse, création et premier homme est un ouvrage édité à titre posthume, rassemblant les travaux du Père Seraphim sur le sujet brûlant de la création, critique vis-à-vis de la philosophie moderne de l'évolution, et présentant le résultat des recherches de scientifiques orthodoxes dans les domaines de la biologie et de la géologie.
Ce huitième ouvrage de Maître Eckhart aux Éditions Arfuyen aborde l'oeuvre latine avec un court traité, le Commentaire du Notre Père, traduit ici pour la première fois. Son intérêt est double : d'une part, c'est une réflexion sur un texte fondamental et connu de tous, le Notre Père, et qui s'adresse donc à un public plus large ; d'autre part, le Commentaire mobilise l'ensemble de la culture d'Eckhart et permet de mieux comprendre ses sources, de Cassien et Augustin à Jean Chrysostome et Maxime le Confesseur. Quant à la magnifique Prière de Maître Eckhart, elle est ici publiée pour la première fois en édition bilingue (trad. Gérard Pfister) et en traduction intégrale. Le Commentaire du Notre Père apparaît dans deux manuscrits, dont le célèbre manuscrit de Cues de 1444. L'attribution du Commentaire à Eckhart est néanmoins certaine, du fait de nombreuses similitudes avec d'autres oeuvres eckhartiennes. Eckhart y fait lui-même expressément allusion dans son Commentaire sur l'évangile de Jean. Le Commentaire du Notre Père propose une méditation sur la prière chrétienne. Prier, c'est s'adresser à Dieu et lui parler. Eckhart insiste également ici sur le caractère communautaire et ecclésial de la prière. Enfin, la prière du Notre Père n'est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Prier, c'est donc entrer dans la prière du Christ, se conformer à lui, et devenir Fils du Père. Le rapprochement entre l'oeuvre latine et l'oeuvre allemande permet ainsi de montrer que les expressions les plus audacieuses d'Eckhart trouvent en réalité leur fondement dans la tradition la plus classique. Éric Mangin, prêtre diocésain, est chargé de cours à la faculté de philosophie de l'université catholique de Lyon et membre de l'équipe de recherche sur les mystiques rhénans. Marie-Anne Vannier, professeur à la faculté de théologie de l'université de Metz, a déjà préfacé trois ouvrages d'Eckhart parus dans la même collection.
Après Maître Eckhart et Thérèse d'Avila, ce livre est le 3e de la collection "Ainsi parlait". Pourquoi Sénèque ? "Sénèque fascine ; Sénèque irrite, écrit Louis Gehres. Déjà Néron supportait mal ce trop sage précepteur ; et la postérité n'a pas fini de s'en agacer. La gloire, la richesse, le pouvoir, tout lui a été donné. Mais il se pique de ne se soucier que de sagesse." Le destin de Sénèque ne fut pourtant pas dépourvu d'épreuves : le bannissement en Corse, la mort de son fils, mais surtout le suicide en 65, sur ordre de Néron. Tacite a donné des derniers instants de Sénèque un récit dont la grandeur évoque, bien sûr, la mort de Socrate. Son oeuvre acquiert là une signature de vérité qui en change la lecture.