De la cave au grenier. Une histoire d'architecture
Bernard Catherine ; Serafini Alessia
EPURE
Nouveauté
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EAN :9782073164438
Que nous puissions être premier en quoi que ce soit est une funeste erreur de jugement. Nous mettons toujours nos pas dans d'autres pas qui ont eux-mêmes mis les leurs dans des traces plus anciennes encore, de sorte que le présent n'est jamais que la poursuite d'un cheminement fait de rencontres qui franchissent les frontières générationnelles. Cela est particulièrement vrai de l'homme et de la vigne qui cheminent depuis huit mille ans tels des pèlerins sur le chemin de l'humanité. Les villas romaines, les caves coopératives, les châteaux viticoles, les maisons vigneronnes, les cabanes dans les vignes sont les lieux de ce pèlerinage. Leur architecture est un palimpseste où l'homme écrit son rapport au lieu, à la terre, au monde, à son époque. Dans ce nouvel ouvrage, Catherine Bernard raconte la genèse de la création de sa nouvelle cave, ses recherches, ses réflexions, ses inspirations et ses interrogations. Un récit riche et personnel, magnifiquement illustré par Alessia Serafini.
Nombre de pages
168
Date de parution
15/10/2026
Poids
390g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782073164438
Auteur
Bernard Catherine ; Serafini Alessia
Editeur
EPURE
Largeur
150
Date de parution
20261015
Nombre de pages
168,00 €
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Si l'arbre de mon enfance a été le saule pleureur, celui de ma vie d'adulte est, avec certitude, le cacaoyer. Originaire de la forêt amazonienne, quelque part aux frontières du Brésil, de la Colombie et du Pérou, il porte, à maturité, des fruits d'or, les cabosses. Directement accrochées au tronc et aux branches, elles lui donnent une allure singulière et inoubliable. Dans la cabosse, les précieuses graines sont emmaillotées dans une délicieuse pulpe blanche, sucrée et acidulée. C'est seulement après fermentation et séchage qu'elles deviennent les fèves de cacao. Réduites en poudre, les fèves s'utilisent comme une épice nouvelle, notamment dans les plats salés. Elles ajoutent aux recettes sucrées des notes subtiles et intenses à la fois. Utilisées sous forme d'éclats, elles apportent un supplément de textures : granuleuses, authentiques et croustillantes.
Tiges croquantes ou bulbe ventru, graines, racines, fleurs ou fanes proches de l'aneth : tout dans le fenouil est bon à prendre, que celui-ci soit sauvage ou cultivé. La gracieuse silhouette du fenouil sauvage triomphe au bord des rivages et des champs. Son parfum puissant de bonbon d'antan rappelle la Méditerranée, la cuisine du Sud, le maquis et la mer. Ses tiges rameuses, surmontées d'ombelles garnies de fleurettes jaunâtres en guise de mini-feux d'artifice, se dressent au bord des chemins ou au milieu de la garrigue et des rocailles. Il invite à la récolte et excite l'appétit. Et puisque la cuisine est aussi parfois une histoire de sorcellerie, sachez que le fenouil était autrefois répertorié dans les livres de magie pour son pouvoir d'éloignement des esprits maléfiques. Un bouquet de fenouil sauvage suspendu au plafond protégerait même la maison des fantômes...
C'est une histoire qui remonte à l'enfance, chez nous on tue le cochon à Noël. C'est le grand jour! Papa Vivie, mon grand-père, et Maman Flavie, ma grand-mère, se lèvent les premiers, sortent le matériel et tous les ingrédients nécessaires aux différentes préparations. Le cochon crie. Monsieur Isidore est donc là, monsieur Isidore est bien là armé de son couteau, fort comme un b?uf, il faut bien ça pour tuer le cochon. Dans la cour, les réchauds à charbon volent la vedette à la gazinière qui reste drapée de sa froide modernité dans la cuisine. "Tout va avoir le goût du vrai", dit mon grand-père qui ne jure que par son réchaud à charbon. Dans le cochon tout est bon. J'aime cet animal qui s'offre tout entier de la tête aux pieds, j'aime cet animal qui s'abandonne du museau à la queue pour le plaisir de nos papilles.
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