« Promets-moi de dire au monde ce que des hommes ont été capables de faire à d?autres ». Telle a été l?espérance formulée par Fanny quelques heures avant son assassinat dans les chambres à gaz d?Auschwitz-Birkenau. Aujourd?hui, sa jeune seur Esther tient sa promesse.Dans les années 1930, sa famille fuyant l?antisémitisme polonais, migre vers la France et s'installe passage Ronce, quartier de Belleville. C'est là qu'Esther grandit avec ses cinq frères et sa seur, dans ce quartier populaire, avec ses marchés, ses rues poussiéreuses, ses échoppes de cordonniers et de tailleurs. Une existence modeste mais heureuse qui bascule en mai 1940. Il y a d'abord l'arrestation de son frère Marcel puis celle de Samuel, envoyé à Drancy. La rafle du Vel d?Hiv les 16 et 17 juillet 1942 est un coup de hache. Esther ne reverra jamais ses parents. Elle se réfugie chez une gardienne, réussit à gagner la zone libre, revient à Paris où elle est finalement arrêtée lors d'un contrôle d'identité puis internée au camp de Drancy. Birkenau : Esther est rasée, tatouée, on lui assigne une baraque, un kommando. L'enfer commence : le travail forcé, le froid, la promiscuité, les coups, la maladie, la faim. Et la mort, partout.Soixante-quinze ans après la libération des camps, Esther continue de faire vivre la mémoire des siens et d'honorer la promesse faite à sa seur. La Petite fille du passage ronce est ce récit, mais aussi un projet historique et littéraire différent. Avec la complicité d?Isabelle Ernot, il s?ouvre comme un diptyque : le témoignage est suivi par un dialogue avec les disparus, par des lettres, à sa seur Fanny et à sa mère Gela, ou encore lors d?une déambulation sur son chemin d?écolière entre Ménilmontant et Belleville. Le récit revient sans cesse vers ce passage Ronce, disparu, qui n?existe plus qu?ici : en cette stèle de mots, vivace et émouvante.Notes Biographiques : Esther Senot a été déportée à l'âge de 15 ans, à Auschwitz-Birkenau, où une grande partie de sa famille a péri. Depuis trois décennies, elle témoigne devant les élèves. Isabelle Ernot, historienne, euvre depuis quinze ans au sein de l'Union des déportés d'Auschwitz où elle est responsable des projets autour de la mémoire de la Shoah. Elle a accompagné Raphaël Esrail pour L?espérance d?un baiser - Le témoignage d?un des derniers survivants d?Auschwitz (J?ai Lu, 2018).
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Nombre de pages
181
Date de parution
28/04/2021
Poids
226g
Largeur
131mm
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EAN
9782246826132
Titre
La petite fille du passage Ronce
Auteur
Senot Esther ; Ernot Isabelle
Editeur
GRASSET
Largeur
131
Poids
226
Date de parution
20210428
Nombre de pages
181,00 €
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Résumé : Passage Ronce, modeste ruelle du vingtième arrondissement : c'est là que le 17 juillet 1942 s'arrête l'histoire de la famille Dzik, originaire de Pologne, arrivée une décennie auparavant en France. La rafle du Vel d'Hiv laisse passer Esther entre les mailles de son filet. A quatorze ans, elle se retrouve totalement seule dans Paris. Un an plus tard, elle est rattrapée par l'implacable dispositif de traque. Déportée à Birkenau en septembre 1943, elle en revient en survivante. La Petite Fille du passage Ronce est un récit polyphonique où littérature et histoire se rencontrent autour d'une narration complexe et douloureuse, portée par une mémoire fragile, issue de l'abominable. De ce passage disparu, il fallait retrouver les récits entrelacés de la migration et de l'espoir, de la destruction des vies et, dans l'après-guerre, celui de la résistance au silence et à l'effacement. Une stèle de mots. Edition enrichie d'un accompagnement pédagogique d'Isabelle Ernot.
Résumé : Peintre et sculpteur italien, Modigliani connut une carrière tout à la fois brève et féconde. Cet ouvrage constitue le catalogue d'une exposition organisée par le LaM - Lille Métropole musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut, qui conserve l'une des plus belles collections publiques françaises du célèbre artiste de Montparnasse : pas moins de 6 peintures, 8 dessins et une rare sculpture en marbre réunis par Roger Dutilleul et Jean Masurel, fondateurs de la collection d'art moderne du musée. Plusieurs approches passionnantes sont proposées au lecteur : ainsi la découverte du dialogue entretenu par l'artiste avec la sculpture antique et extra-occidentale, ou sa pratique du portrait d'artiste, autre dimension centrale dans son oeuvre, qui occupera une place prépondérante dans le parcours. C'est également l'occasion de mieux comprendre la relation singulière qui lie l'oeuvre de Modigliani au collectionneur Roger Dutilleul, qui croisa la route de l'artiste en 1918, moins de deux ans avant sa mort prématurée. Une centaine de peintures et dessins de l'artiste sont reproduites au côté d'oeuvres de Constantin Brancusi, Pablo Picasso, Jacques Lipchitz, Chaïm Soutine, Moïse Kisling, Henri Laurens... Les essais sont complétés d'une chronologie de la vie et des expositions du peintre, ainsi que de 35 biographies de ses principaux modèles.
Senot Marie-Amélie ; Menu Michel ; Droguet Vincent
Comment travaillait Amedeo Modigliani ? Dessinait-il avant de peindre ? Fabriquait-il lui-même ses couleurs ? Le peintre de Montparnasse d'origine italienne fonde une légende d'artiste maudit difficile à briser. Par le prisme de la science et de l'histoire de l'art, le musée du LaM a pourtant décidé d'en gratter le vernis et de partir à la recherche de ce qu'il se cache sous les millimètres de matière de ses oeuvres. Depuis 2018 et consécutivement à la grande rétrospective du peintre présentée en 2016 au LaM, le musée s'est associé avec le CNRS et le C2RMF (Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France) pour analyser scientifiquement 28 oeuvres des collections publiques françaises à partir notamment d'examens en fluorescence X et d'imagerie hyperspectrale. A la faveur d'avancées technologiques inédites convoquant physique et chimie, ce projet d'envergure a conduit à l'exposition Les Secrets de Modigliani dont cet ouvrage rend compte. Le lecteur est ici convié à percer les secrets de la pratique de l'artiste, pour découvrir par exemple que Modigliani s'était essayé au paysage plus tôt qu'on ne le pensait, comme le révèle l'analyse du portrait de Viking Eggeling, dont le personnage se trouve être vêtu d'un paysage ! Dévoiler les images sous l'image : voilà l'entreprise exaltante de ce livre qui nous prouve qu'il reste encore beaucoup à apprendre sur l'essence même de la création chez Modigliani et qui permet d'approcher - presque de toucher du doigt - l'artiste au travail.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.