Fortunato Seminara (1903-1984) est l'auteur d'une oeuvre romanesque et théâtrale originale et riche, aujourd'hui encore en grande partie inédite. Le vent dans l'oliveraie (1951) est son meilleur roman. Situé en Calabre, une des régions les plus reculées et archaïques de l'Italie, il met en scène les réflexions et les incertitudes d'un petit propriétaire terrien face aux tourmentes de l'existence. Aux bouleversements historiques de l'après-guerre (grève des paysans, agitation sociale), s'ajoute la crise du couple menacé par l'adultère. Le personnage tente d'analyser la situation avec lucidité et franchise à travers l'écriture d'un journal intime où apparaissent les grandes thématiques de Seminara : la solitude et les préoccupations de l'intellectuel et du petit bourgeois dans un contexte "primitif", la description sans complaisance de la violence du monde paysan, les souffrances multiples et universelles de sa Calabre sauvage. Ce roman, fort bien accueilli par la critique au moment de sa sortie, est le premier d'une "trilogie de la solitude" publiée intégralement en 1963 par le grand éditeur Einaudi avec l'approbation enthousiaste d'Italo Calvino et d'Elio Vittorini.
Nombre de pages
180
Date de parution
08/06/2016
Poids
304g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782251445830
Titre
Le vent dans l'oliveraie
Auteur
Seminara Fortunato ; Pesenti Rossi Erik
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
152
Poids
304
Date de parution
20160608
Nombre de pages
180,00 €
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Sa vie durant, Fortunato Seminara (1903-1984) a exploré dans ses récits et ses romans les replis d'une Calabre que le fascisme de l'Entre-deux-guerres et le prétendu boom économique des années Cinquante ont laissée " primitive toujours ", selon le titre italien du second récit de ce volume dont les burlesques héros, la Mule et le Grillon, sont comme une brève reprise héroï-comique du drame de Gregoria, la protagoniste du premier récit. Dans les collines d'une Calabre dont les herbes et les ronces, les maisons et les arbres, trempés de pluie, se couchent sous le vent du Sud, il est arrivé à Gregoria deux ou trois des pires choses que puissent connaître une enfant et une femme. Les rêves muets des uns et les projets inavoués des autres la font sortir un soir du bourg et la jettent dans les pentes et le vent. S'enfonçant peu à peu dans la folie avant de s'accomplir dans une fuite sans fin, elle traverse, révèle et dévaste des zones de plus en plus reculées du pauvre et délictueux pays du Sud : elle y débusque sans le vouloir serpents et secrets, châtiant sans s'en rendre compte d'anciennes fautes d'hommes rudes que leur contrée réduit à n'être souvent que des loups entre eux.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine