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Textures N° 20 : Résistances
Semilla Duran Maria
PU SAINT ETIENN
26,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782862725826
Ce volume est le résultat du travail de Séminaire qui a eu lieu au sein de l'équipe de recherche LCE/CETIAL, à l'université Lumière Lyon 2, autour d'un concept, celui de "Résistance", qui est à la fois essentiel et très difficile à cerner, dans la mesure où il se prête à de multiples lectures, bien souvent contradictoires. Résister veut dire être capable de tenir, de faire face, de durer, de s'affirmer contre quelque chose ou quelqu'un; être capable de conserver ses principes, ses propriétés, de parer aux agents de destruction, de se maintenir en vie. La résistance est toujours une réponse et un refus, une réaction, non seulement à une action plus ou moins déstabilisante qui vient de l'extérieur mais aussi à des forces intérieures qui peuvent porter atteinte à ce que nous considérons comme étant notre forme "naturelle", une articulation interne propre, une intégrité. Michel Foucault signale que là où il y a du pouvoir il y a résistance et que donc celle-ci n'est jamais en position d'extériorité par rapport au pouvoir. La résistance est l'autre pôle nécessaire: dans les relations de pouvoir, elle s'inscrit comme l'irréductible vis-à-vis. Que ce soit donc sur le terrain de l'Histoire, de la littérature, de l'art, de la psychologie, de la sociologie, de la politique ou du langage, ce face-à-face entre le résistant et le résisté fait partie de la vie même. Face au démantèlement des singularités à l'oeuvre dans la société moderne, à l'homogénéisation de la banalité, il faut créer des espaces pour apprendre à penser autrement, pour proposer des lectures nouvelles du monde. C'est ce que les membres du groupe ont essayé de faire: chacun a choisi un sujet en consonance avec son itinéraire de recherche, chacun s'est interrogé sur les forces en présence, les stratégies, les champs d'application, que ce soit dans les arts plastiques, la littérature, le discours de presse, les processus culturels. Pour compléter ces approches théoriques, nous comptons en outre avec un texte inédit de l'écrivain Alicia Kozameh, ex-prisonnière politique de la dernière dictature argentine; texte qui témoigne de cette tension entre la vie et le pouvoir qui est la définition même de la résistance. Nous avons voulu également traduire deux extraits de ses récits, pour montrer à quel point l'écriture est le noyau indéclinable de cet attachement à une vérité intérieure.
Nombre de pages
168
Date de parution
01/12/2011
Poids
320g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782862725826
Titre
Textures N° 20 : Résistances
Auteur
Semilla Duran Maria
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
160
Poids
320
Date de parution
20111201
Nombre de pages
168,00 €
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A travers la lecture suivie de cinq textes majeurs de Jorge Semprun, ce livre démêle et renoue les fils d'une intense entreprise d'écriture, une des plus représentatives de notre temps : Autobiographie de Federico Sanchez, Federico Sanchez vous salue bien, Quel beau Dimanche !, L'Ecriture ou la vie, Adieu vive clarté... Jorge Semprun se sert de toutes les formes littéraires qu'il aborde pour conjurer l'expérience de la Mort et la transmettre, pour réunir les fragments déchirés du moi et nouer, sur le métier de l'écriture, les fils déliés de l'imaginaire. La mémoire apporte les matériaux à élaborer ; son cours détermine une conception particulière du temps, qui sacrifie l'ordre chronologique au rythme des correspondances, la linéarité de la succession objective à la circularité des associations subjectives. La spirale temporelle ainsi tracée organise le discours de la quête, ses cheminements, ses transmigrations et ses détours, et, institue en même temps la permanence révélatrice des obsessions. Le langage les accueille et, en les transfigurant, dessine l'autoportrait d'un moi double, où les " histoires non dites " et les " espaces secrets " sont souvent dissimulés par la prolifération narrative. " Le masque et le masqué " s'offrent ainsi indissolublement liés à un lecteur attentif et fraternel.
Pedro Lemebel est un écrivain chilien qui renouvelle de façon radicale la pratique de la chronique comme genre littéraire en Amérique Latine. Ce genre, en plein essor depuis quelques années, est devenu aujourd'hui un instrument privilégié pour les écrivains du sous-continent, le plus novateur et le plus adéquat pour rendre compte des rapports sociaux et des principes esthétiques de la post-modernité. D'ailleurs, Pedro Lemebel atteint une importance décisive dans le développement de la littérature de genre, s'inscrivant dans la lignée des grands écrivains homosexuels tels que Severo Sarduy (Cuba) et Nestor Perlongher (Argentine), non seulement par la revendication d'une sexualité différente et assumée, mais aussi par l'approfondissement d'un style néobaroque d'une extrême richesse. Le travail poétique et subversif du langage, la sensibilité aux registres populaires de l'oralité, le travail de recomposition de la mémoire politique ou sociale des marginaux chiliens, font de Pedro Lemebel un écrivain qui condense une multiplicité de problématiques et de tendances représentatives de l'écriture latino-américaine contemporaine. Ce volume est le résultat d'une Journée d'Etudes réunissant à l'Université Lyon 2 des universitaires spécialisés dans ce domaine disciplinaire. Les travaux abordent l'oeuvre de Pedro Lemebel à partir de diverses approches novatrices: les rapports avec l'Histoire, la déconstruction des genres, la dimension de résistance culturelle, l'inscription dans la tradition du baroque latino-américain, les engagements éthiques et esthétiques. la construction discursive d'un imaginaire personnel, les significations politiques. Cet ouvrage vient combler un vide dans le cadre de la critique française, où l'oeuvre de Lemebel n'a pas encore retenu toute l'attention qu'elle mérite.
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.