En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
La masque et le masqué. Jorge Semprun et les abîmes de mémoire
Semilla Duran Maria
PU MIDI
24,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782858167692
A travers la lecture suivie de cinq textes majeurs de Jorge Semprun, ce livre démêle et renoue les fils d'une intense entreprise d'écriture, une des plus représentatives de notre temps : Autobiographie de Federico Sanchez, Federico Sanchez vous salue bien, Quel beau Dimanche !, L'Ecriture ou la vie, Adieu vive clarté... Jorge Semprun se sert de toutes les formes littéraires qu'il aborde pour conjurer l'expérience de la Mort et la transmettre, pour réunir les fragments déchirés du moi et nouer, sur le métier de l'écriture, les fils déliés de l'imaginaire. La mémoire apporte les matériaux à élaborer ; son cours détermine une conception particulière du temps, qui sacrifie l'ordre chronologique au rythme des correspondances, la linéarité de la succession objective à la circularité des associations subjectives. La spirale temporelle ainsi tracée organise le discours de la quête, ses cheminements, ses transmigrations et ses détours, et, institue en même temps la permanence révélatrice des obsessions. Le langage les accueille et, en les transfigurant, dessine l'autoportrait d'un moi double, où les " histoires non dites " et les " espaces secrets " sont souvent dissimulés par la prolifération narrative. " Le masque et le masqué " s'offrent ainsi indissolublement liés à un lecteur attentif et fraternel.
Nombre de pages
253
Date de parution
24/02/2005
Poids
314g
Largeur
134mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782858167692
Titre
La masque et le masqué. Jorge Semprun et les abîmes de mémoire
Auteur
Semilla Duran Maria
Editeur
PU MIDI
Largeur
134
Poids
314
Date de parution
20050224
Nombre de pages
253,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ce volume est le résultat du travail de Séminaire qui a eu lieu au sein de l'équipe de recherche LCE/CETIAL, à l'université Lumière Lyon 2, autour d'un concept, celui de "Résistance", qui est à la fois essentiel et très difficile à cerner, dans la mesure où il se prête à de multiples lectures, bien souvent contradictoires. Résister veut dire être capable de tenir, de faire face, de durer, de s'affirmer contre quelque chose ou quelqu'un; être capable de conserver ses principes, ses propriétés, de parer aux agents de destruction, de se maintenir en vie. La résistance est toujours une réponse et un refus, une réaction, non seulement à une action plus ou moins déstabilisante qui vient de l'extérieur mais aussi à des forces intérieures qui peuvent porter atteinte à ce que nous considérons comme étant notre forme "naturelle", une articulation interne propre, une intégrité. Michel Foucault signale que là où il y a du pouvoir il y a résistance et que donc celle-ci n'est jamais en position d'extériorité par rapport au pouvoir. La résistance est l'autre pôle nécessaire: dans les relations de pouvoir, elle s'inscrit comme l'irréductible vis-à-vis. Que ce soit donc sur le terrain de l'Histoire, de la littérature, de l'art, de la psychologie, de la sociologie, de la politique ou du langage, ce face-à-face entre le résistant et le résisté fait partie de la vie même. Face au démantèlement des singularités à l'oeuvre dans la société moderne, à l'homogénéisation de la banalité, il faut créer des espaces pour apprendre à penser autrement, pour proposer des lectures nouvelles du monde. C'est ce que les membres du groupe ont essayé de faire: chacun a choisi un sujet en consonance avec son itinéraire de recherche, chacun s'est interrogé sur les forces en présence, les stratégies, les champs d'application, que ce soit dans les arts plastiques, la littérature, le discours de presse, les processus culturels. Pour compléter ces approches théoriques, nous comptons en outre avec un texte inédit de l'écrivain Alicia Kozameh, ex-prisonnière politique de la dernière dictature argentine; texte qui témoigne de cette tension entre la vie et le pouvoir qui est la définition même de la résistance. Nous avons voulu également traduire deux extraits de ses récits, pour montrer à quel point l'écriture est le noyau indéclinable de cet attachement à une vérité intérieure.
Pedro Lemebel est un écrivain chilien qui renouvelle de façon radicale la pratique de la chronique comme genre littéraire en Amérique Latine. Ce genre, en plein essor depuis quelques années, est devenu aujourd'hui un instrument privilégié pour les écrivains du sous-continent, le plus novateur et le plus adéquat pour rendre compte des rapports sociaux et des principes esthétiques de la post-modernité. D'ailleurs, Pedro Lemebel atteint une importance décisive dans le développement de la littérature de genre, s'inscrivant dans la lignée des grands écrivains homosexuels tels que Severo Sarduy (Cuba) et Nestor Perlongher (Argentine), non seulement par la revendication d'une sexualité différente et assumée, mais aussi par l'approfondissement d'un style néobaroque d'une extrême richesse. Le travail poétique et subversif du langage, la sensibilité aux registres populaires de l'oralité, le travail de recomposition de la mémoire politique ou sociale des marginaux chiliens, font de Pedro Lemebel un écrivain qui condense une multiplicité de problématiques et de tendances représentatives de l'écriture latino-américaine contemporaine. Ce volume est le résultat d'une Journée d'Etudes réunissant à l'Université Lyon 2 des universitaires spécialisés dans ce domaine disciplinaire. Les travaux abordent l'oeuvre de Pedro Lemebel à partir de diverses approches novatrices: les rapports avec l'Histoire, la déconstruction des genres, la dimension de résistance culturelle, l'inscription dans la tradition du baroque latino-américain, les engagements éthiques et esthétiques. la construction discursive d'un imaginaire personnel, les significations politiques. Cet ouvrage vient combler un vide dans le cadre de la critique française, où l'oeuvre de Lemebel n'a pas encore retenu toute l'attention qu'elle mérite.
Quel est l'héritage du fascisme un siècle après son émergence en Italie ? A travers une approche internationale et pluridisciplinaire, cet ouvrage interroge la persistance de ses traces dans nos sociétés contemporaines, bien au-delà d'un simple phénomène nostalgique. Alors que le terme fascisme est fréquemment employé dans les médias, sa signification reste floue et variable selon les contextes et les pays. Dès lors, une question essentielle se pose : qu'entend-on réellement par fascisme aujourd'hui ? Pour y répondre, l'analyse porte sur plusieurs aspects : les espaces sociaux, la mémoire architecturale du régime, ainsi que les résonances idéologiques dans la culture et la politique contemporaines. En explorant ces différentes dimensions, il devient possible d'évaluer l'ampleur du travail de déconstruction - ou de perpétuation - de l'imaginaire fasciste. Ce questionnement constitue le fil conducteur de cette enquête rigoureuse, qui invite à une lecture renouvelée de notre rapport au passé et de ses influences sur le présent.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.