La période d'instabilité politique de l'histoire du nouvel Etat indépendant du Dahomey suscite beaucoup d'intérêts chez la plupart des Béninois qui cherchent manifestement à connaître leur histoire. En effet, le foisonnement des coups d'Etat ou pronunciamientos, les changements intempestifs de régimes et de gouvernements au lendemain de l'indépendance, ne manquent pas d'attirer l'attention de la jeune génération. Cet ouvrage écrit l'histoire des coups d'Etat au Dahomey pendant cette période de l'histoire du Bénin. Cette initiative est d'autant plus pertinente qu'elle permet de constituer un capital de documentation spécifique écrite, de passer en revue et d'évaluer sous l'angle critique l'histoire politique de l'ex-Dahomey, aujourd'hui République du Bénin, à travers la période d'instabilité politique. L'instabilité politique au lendemain de l'indépendance est tributaire des aléas générés par la main mise constante des puissances étrangères. Mais, le mal n'est souvent pas le fait de l'étranger : il croît, s'enracine, se développe par le fait de notre propre apathie, de nos complicités, voire de nos ambitions individuelles et de notre malignité. Ce phénomène a été une des conclusions de l'analyse du philosophe français Emmanuel Mounier qui disait en substance : "Le Dahomey est le Quartier latin de l'Afrique. Mais cet intellectualisme fait de mesquineries et de méchanceté est de nature à enterrer définitivement le développement de ce pays". On constate malheureusement que bon nombre de lettrés béninois, sans avoir lu la citation entièrement, mettent un zèle à ne citer que le premier segment de cette flatterie. Et ceux qui l'ont lu oublient de tenir compte de la restriction notée par l'auteur et que développe cet ouvrage.
Une petite-fille, une mère, une grand-mère et un secret. Trois femmes qui se tiennent par le coeur dans une société où l'on croit autant au visible qu'à l'invisible. L'histoire prend vie dans un bourg en Afrique de l'ouest, sur fond de sorcellerie et de polygamie.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...