La ville poreuse. Un projet pour le Grand Paris et la métropole de l'après-Kyoto
Secchi Bernardo ; Viganò Paola
METISPRESSES
38,00 €
Epuisé
EAN :9782940406562
La porosité est une notion déterminante pour penser la ville contemporaine. Elle s'inscrit dans une conception renouvelée de la mobilité, qui enchevêtre les dimensions sociale et physique. Comprise comme une métaphore, elle sert à penser l'adaptabilité et la stratification des tissus, des eaux, de la végétation et des dynamiques de la nature. La ville poreuse est né de la réflexion menée par Bernardo Secchi et Paola Vigano sur le Grand Paris et la métropole de l'après-Kyoto, à partir de la mission de recherche et projet lancée par la Présidence de la République en 2008. L'hypothèse des auteurs est que toute métropole devra, à l'avenir, se confronter à une "nouvelle question urbaine" qui se décline en trois situations de crise, liées à la croissance progressive des inégalités sociales, à l'accroissement des risques environnementaux et à la mobilité au sens large, sur fond d'une crise économique et politique d'ampleur. Agir sur la structure spatiale de la métropole et de son imaginaire, garantir une accessibilité généralisée, donner de l'espace à l'eau et aux relations biotiques, procéder par stratifications pour réduire la consommation d'énergie: ce sont les stratégies fondamentales d'une solution non élitaire à ces problèmes. Une démarche rigoureuse étaye l'hypothèse de recherche et de projet, dans une relation très féconde entre conceptualisation, description, exploration du futur et représentation. Un "vaste programme", mais aussi un projet possible, sont exposés dans ce livre.
Nombre de pages
294
Date de parution
01/12/2011
Poids
645g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782940406562
Titre
La ville poreuse. Un projet pour le Grand Paris et la métropole de l'après-Kyoto
Auteur
Secchi Bernardo ; Viganò Paola
Editeur
METISPRESSES
Largeur
170
Poids
645
Date de parution
20111201
Nombre de pages
294,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La ville du vingtième siècle n'est pas l'ouvrage d'un historien. Si le souci d'un découpage historique pertinent est annoncé dans l'introduction, l'identification de grandes périodes n'est pas la priorité de l'auteur:«Ce livre n'est pas et ne veut pas être le récit des événements du XXe siècle qui concernent la ville [...]; ce n'est pas non plus un ouvrage de vulgarisation, mais l'exposition de plusieurs hypothèses qui ont mûri en observant les archives de faits et de récits dont l'ampleur est celle que permet une expérience personnelle.»Ce sont en effet ces hypothèses, représentations intellectuelles du fait urbain, qui structurent l'ouvrage. Trois récits qui fournissent à l'auteur des clefs de lecture de la ville du XXe siècle, de ses périodisations et des principaux projets qui l'ont concerné.Le premier porte sur l'expansion et la dissolution de la ville, histoire d'une peur et d'une attente de la disparition du fait urbain dans l'urbanisation totale du territoire.Le second concerne la fin de la ville moderne et avec elle l'idée que la construction de la ville puisse faire partie d'un plus vaste projet d'édification d'une nouvelle société, ou même d'un «homme nouveau».Le troisième est celui des aspects matériels du Welfare, c'est-à-dire «d'une recherche patiente des dimensions physiques et concrètes du bien-être individuel et collectif.»L'ouvrage comprend alors trois chapitres thématiques, illustrés par des exemples dont chacun éclaire les intentions de l'auteur - Les Hauts de Rouen, Milton Keynes et NWMA. Ces projets de transformation ou de création de grands territoires tiennent lieu de contrepoint à une réflexion plus vaste sur la ville du XXe siècle.Bernardo Secchi enseigne l'Urbanisme à l'IUAV de Venise. Il a étudié et conçu des plans et des projets pour Sienne, Bergame, Prato, Pesaro, Brescia, Genève, Marseille, Rennes, Rouen et Anvers. En qualité de participant à la consultation internationale pour le Grand Paris, il a été invité à réfléchir sur le futur de l'agglomération parisienne. Il est l'auteur de Squilibri regionali e sviluppo economico (Déséquilibres régionaux et développement économique), Marsilio, 1974; Il Racconto urbanistico (Le récit de l'urbanisme), Einaudi, 1984; Prima lezione di urbanistica, Laterza, 2000 (Première leçon d'urbanisme, Parenthèses, 2005), et de nombreux essais publiés dans les revues d'architecture et d'urbanisme.
Cet ouvrage n'est pas un traité d'urbanisme: il s'inscrit dans une tradition qui, en langue française, s'est ouverte avec les Introduction à l'urbanisme d'un Marcel Poëte ou d'un Pierre Lavedan. Le renouvellement de la réflexion est évident. Cette initiation à l'urbanisme s'inspire non seulement des disciplines classiques mais de celles qui se sont épanouies dans les dernières décennies: sciences du langage et des signes, archéologie du savoir, anthropologie et même musicologie. Métaphore mais surtout analogie placent ainsi l'urbanisme à un carrefour de savoirs et de savoir-faire. La périodisation historique proposée par l'auteur est originale. L'histoire de l'urbanisme, à la fois reflet et moteur de l'histoire urbaine, s'enracine dans la modernité depuis la Renaissance: long parcours aux avatars multiples, dont le court XXe siècle marque à la fois le chant du cygne et la désagrégation. Ainsi passe-t-on à la ville contemporaine, la sprawl city, mais qui est loin de s'établir en table rase. Quels sont les effets de cette mutation sur les modes d'intervention de l'urbaniste, sur sa culture, sur sa philosophie même? Car il ne s'agit pas seulement de répondre aux caractères de la ville contemporaine mais d'en engager l'avenir. C'est le sens de la notion de projet. Pour Bernardo Secchi, l'urbaniste reste un auteur: au-delà des savoirs et des savoir-faire ne doit-il pas respecter une déontologie?
Le creusement des inégalités sociales est un des défis majeurs du 21e siècle. En saisir les causes réclame toutefois de dépasser la seule grille d'analyse économique et d'appréhender ce creusement dans le lieu de son inscription la plus concrète, la ville. Considérée depuis tout temps comme l'espace de l'intégration sociale et culturelle, la ville a également été, tout au long de son histoire, le théâtre de stratégies de distinction de plus en plus complexes. Les gates communities cernées de favelas, pour extrême que soit cet exemple, en sont la matérialisation actuelle la plus significative. Influencées par la double rhétorique de la sécurité et de la différence et guidées par le marché et sa rationalité unilatérale, les stratégies de distinction contemporaines impriment leurs marques au coeur de l'espace urbain : de sociales, les inégalités deviennent spatiales, et toutes deux, se renforçant mutuellement, favorisent des régimes de ségrégation territoriale dévastateurs. Les urbanistes portent, selon Bernardo Secchi, de lourdes responsabilités quant à cette dérive. Il livre dans cet ouvrage une réflexion lucide et claire sur l'histoire et les mutations récentes de la ville et avance des solutions pour faire face à ce qu'il nomme la " nouvelle question urbaine ". Il plaide pour une ville poreuse, perméable et accessible. Son projet se veut ambitieux : il doit tenir compte des qualités des villes qui nous ont précédés et donner forme à une nouvelle conception du collectif.
Bien plus qu'une image à décrire, le paysage c'est à la fois des lieux à arpenter et des perspectives à contempler, une expérience à vivre et une relation à raconter, un outil de cohésion et un enjeu de controverses. C'est aussi un levier pour apprendre et enseigner, pour comprendre et agir, à tous les âges et dans tous les contextes. Dans un monde de plus en plus complexe, incertain, fragmenté, le paysage nous aide à questionner, enquêter, débattre : comment l'enseigner... L'équipe « Didactique du paysage » présente ici un ensemble de dispositifs de formation, mis en oeuvre et analysés avec tous types de publics. Ils sont fondés sur une conviction et une approche communes : le paysage est toujours et en même temps politique, sensible et complexe. Apprendre avec le paysage permet de s'appuyer sur les sens, les imaginaires, les attachements, d'explorer la diversité des projets, d'apprivoiser la complexité du monde. Cet ouvrage s'adresse aux enseignant?es depuis l'école enfantine jusqu'aux formations supérieures et professionnelles, aux paysagistes, aux chercheur?es et à toute personne qui s'intéresse à la sensibilisation, la formation, la médiation paysagère : collectivités territoriales, parcs naturels, associations, agences? pour s'engager ensemble dans le paysage.