Ce petit livre est un piège. Il suffit de l'offrir à un ami pour convaincre très naturellement l'heureux élu d'appliquer une des recettes et, bien entendu, de vous convier à la déguster. Les éditions de l'Épure sont spécialisées dans la gourmandise monomaniaque. Chaque opuscule est consacré à un produit auquel un cuisinier ou un amateur éclairé consacre dix recettes rares, introduites de façon passionnelle par l'auteur. La collection suggère par exemple "dix façons de préparer" l'aubergine, la truffe, l'huître, ou le chocolat. En l'occurrence, et par bonheur, cet ouvrage consacré au foie gras frais permet de solliciter une invitation à dîner de type évidemment princier. L'heureux possesseur de ce concentré d'imagination et de savoir-faire n'a plus qu'à choisir entre un foie gras (canard ou oie) déclinable en marinade (composée d'huile d'olive de citron et de cardamome), en version confite à basse température, poêlé au jus d'huîtres, transformé en riche farce de râbles de lièvre, servi en tourte au vert de blettes, idéalement marié en terrine avec des figues ou pourquoi pas servi en carpaccio en entrée, puis en pot-au-feu. Ces recettes inédites, originales, et évidemment particulièrement onctueuses sont le fait d'Yves Scorsonelli, chef des Feuillants à Céret, la table la plus cotée des Pyrénées-Orientales. --Emmanuel Barrault
Nombre de pages
10
Date de parution
05/12/1997
Poids
50g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782907687522
Titre
Le foie gras. Dix façons de le préparer
Auteur
Scorsonelli Yves
Editeur
EPURE
Largeur
120
Poids
50
Date de parution
19971205
Nombre de pages
10,00 €
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Si l'arbre de mon enfance a été le saule pleureur, celui de ma vie d'adulte est, avec certitude, le cacaoyer. Originaire de la forêt amazonienne, quelque part aux frontières du Brésil, de la Colombie et du Pérou, il porte, à maturité, des fruits d'or, les cabosses. Directement accrochées au tronc et aux branches, elles lui donnent une allure singulière et inoubliable. Dans la cabosse, les précieuses graines sont emmaillotées dans une délicieuse pulpe blanche, sucrée et acidulée. C'est seulement après fermentation et séchage qu'elles deviennent les fèves de cacao. Réduites en poudre, les fèves s'utilisent comme une épice nouvelle, notamment dans les plats salés. Elles ajoutent aux recettes sucrées des notes subtiles et intenses à la fois. Utilisées sous forme d'éclats, elles apportent un supplément de textures : granuleuses, authentiques et croustillantes.
Tiges croquantes ou bulbe ventru, graines, racines, fleurs ou fanes proches de l'aneth : tout dans le fenouil est bon à prendre, que celui-ci soit sauvage ou cultivé. La gracieuse silhouette du fenouil sauvage triomphe au bord des rivages et des champs. Son parfum puissant de bonbon d'antan rappelle la Méditerranée, la cuisine du Sud, le maquis et la mer. Ses tiges rameuses, surmontées d'ombelles garnies de fleurettes jaunâtres en guise de mini-feux d'artifice, se dressent au bord des chemins ou au milieu de la garrigue et des rocailles. Il invite à la récolte et excite l'appétit. Et puisque la cuisine est aussi parfois une histoire de sorcellerie, sachez que le fenouil était autrefois répertorié dans les livres de magie pour son pouvoir d'éloignement des esprits maléfiques. Un bouquet de fenouil sauvage suspendu au plafond protégerait même la maison des fantômes...
C'est une histoire qui remonte à l'enfance, chez nous on tue le cochon à Noël. C'est le grand jour! Papa Vivie, mon grand-père, et Maman Flavie, ma grand-mère, se lèvent les premiers, sortent le matériel et tous les ingrédients nécessaires aux différentes préparations. Le cochon crie. Monsieur Isidore est donc là, monsieur Isidore est bien là armé de son couteau, fort comme un b?uf, il faut bien ça pour tuer le cochon. Dans la cour, les réchauds à charbon volent la vedette à la gazinière qui reste drapée de sa froide modernité dans la cuisine. "Tout va avoir le goût du vrai", dit mon grand-père qui ne jure que par son réchaud à charbon. Dans le cochon tout est bon. J'aime cet animal qui s'offre tout entier de la tête aux pieds, j'aime cet animal qui s'abandonne du museau à la queue pour le plaisir de nos papilles.
Je suis née à Gênes. Écrire sur le pesto, est pour moi un peu comme entreprendre un voyage sentimental, affirmer mes origines à travers une simple recette dont l'ingrédient principal embaume toute la Ligurie. Cette invitation à écrire un titre dans la collection "Dix façons de préparer" sur le pesto tombe à pic ! Nous vivons une période de l'histoire où le pesto se définit, se fait estimer de tous, il revendique ses racines, s'invente des défenseurs, des êtres humains pour le personnifier. Monsieur pesto est en marche, fier et fort, le basilic droit et l'huile figée, il court sa place au patrimoine de l'Unesco !