Ces contes ont vu le jour dans le salon-cuisine-chambre-d'enfant-atelier des Schwitters, à Hanovre. OEuvre dadaiste et comme telle hors toute catégorie, elle prit la forme d'un livre apparemment pour enfants, comme Jacocot et Ernest, deux des trois personnages principaux, qui, grâce à Peter Le Coq, le troisième, et à ses oeufs et à des moustiques qui les couvent, bâtirent entre terre et ciel, leur maison et son paradis. Les Contes du paradis paraissent d'abord en 1923 dans « Merz », puis en 1924 chez APOSS, la maison d'édition que Steinitz et Schwitters fondent eux-même, dont le nom, acronymique, faisait lui-même programme : A pour « actif », P pour « paradoxal », OS (ohne Sentimentalität) pour « dépourvu de sentimentalité » et S pour « sensible ».
Nombre de pages
36
Date de parution
16/11/2016
Poids
204g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782356540720
Titre
Les contes du paradis
Auteur
Schwitters Kurt ; Steinitz Käte ; Taïeb Lucie
Editeur
YPSILON
Largeur
210
Poids
204
Date de parution
20161116
Nombre de pages
36,00 €
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My Book présente pour la première fois en langue française les écrits de la "reine dada" - Elsa von Freytag-Loringhoven, dite "Baroness Elsa" ou "la Baronne" , qui a marqué la scène artistique et littéraire new-yorkaise des années 1910 et 1920. On retrouve sa trace partout dans les oeuvres et les témoignages de l'avant-garde de l'époque, dont elle est reconnue comme l'incarnation la plus radicale. "Elle n'est pas futuriste, elle est le futur" , dit d'elle Marcel Duchamp. "Le seul être vivant au monde qui s'habille dada, aime dada, vit dada" , "la seule figure de notre génération qui mérite l'épithète d'extraordinaire" , pour Jane Heap et Margaret Anderson fondatrices avec Ezra Pound de The Little Review. C'est cette "petite revue" new-yorkaise qui, à partir de 1918, donne à lire, à côté de l'Ulysses de Joyce en feuilleton - publication qui vaudra à la revue un procès pour obscénité -, les écrits de "Baroness Elsa" , qui suscitent autant d'admiration que d'incompréhension, et un scandale égal au texte de Joyce par leur transgression des formes et des normes, des codes et des genres, qu'ils soient esthétiques, sexuels ou moraux. A sa mort à Paris en 1927, Elsa von Freytag-Loringhoven laisse une masse de manuscrits dont elle a chargé son amie l'écrivaine Djuna Barnes de faire un livre - qui aurait eu comme titre My Book.
Ginzburg Natalia ; Salem Adriana-R ; Sofri Adriano
Publié en 1962, Le piccole virtù est un livre charnière dans l'oeuvre de Natalia Ginzburg. Connue pour ses romans, dans ce premier livre d'essais, Natalia Ginzburg - dont l'écriture est essentiellement attachée aux faits, aux gestes, aux voix et aux cadences - reste fidèle à elle-même : la recherche de l'essentiel est toujours concrète, toujours incarnée, les expériences morales prennent un sens physique - elle reste dans la narration qu'il s'agisse d'énoncer une pensée générale ou un jugement sur l'existence. Les petites vertus, ces onze textes (dont l'année et le lieu d'écriture sont si importants) entre autobiographie et essai, donnent à voir et à entendre, voix, figures, et paysages du siècle passé, à sentir et à penser une manière de vivre et un être au monde qui font partie de notre histoire. Parmi les chapitres de cet ouvrage, il faut remarquer tout particulièrement "Portrait d'un ami" (Rome, 1957), qui est la plus belle chose qui ait été écrite sur Cesare Pavese. Et aussi, les pages écrites immédiatement après la guerre, qui expriment avec une force brûlante le sens de l'expérience d'années terribles (en gardant, comme dans "Les souliers éculées" (Rome, 1945), un sens presque miraculeux du comique). Les souvenirs de l'exil, dans "Un hiver dans les Abruzzes" (Rome, 1944), côtoient les réflexions sur "Mon métier" (Turin, 1949). Enfin, dans "Silence" (Turin, 1951) et "Les petites vertus" (Londres, 1960), on trouve une Natalia Ginzburg moraliste dont la participation aiguë aux maux du siècle (passé) semble prendre naissance dans une sorte de empathie intime. "Outre une leçon de vie, c'est une leçon de littérature que nous pouvons tirer de la simplicité de ces pages". Italo Calvino.
José Mendoza y Almeida est le plus ancien dessinateur de caractères français toujours en activité. Il possède la particularité d'avoir publié ses principales créations dans les plus grandes fonderies internationales. Sa longue carrière, ponctuée par de nombreux travaux de graphisme et de calligraphie pour l'édition, la publicité et la communication, l'a amené à travailler avec d'importantes figures telles que Maximilien Vox et Roger Excoffon. Il enseigna également à l'Atelier national de création typographique de l'Imprimerie nationale. Cet ouvrage, le premier consacré à son ?uvre, présente ses principales créations à travers de nombreux documents inédits.