Du juif à l'israélite. Histoire d'une mutation (1770-1870)
Schwarzfuchs Simon
FAYARD
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EAN :9782213022666
La survie du judaïsme dans le monde moderne n'a pas fini d'étonner. Sorti du ghetto et libéré du carcan que la loi lui avait imposé, il n'a jamais cessé de rechercher des modes d'existence lui permettant de ne pas renoncer à ce qui restait pour lui l'essentiel, la perpétuation de son message et de sa présence Auschwitz a concentré l'attention sur les aspects les plus dramatiques de ce combat. Mais comment oublier qu'avant l'holocauste une immense mutation était en cours et qu'elle ne pouvait pas ne pas se poursuivre : le retour au ghetto s'est vu définitivement condamné, la solution israélienne est restée partielle, et le judaïsme de la dispersion persiste. Il faut en rechercher les antécédents au XVIIIe et au XIXe siècle. Si l'émancipation des Juifs - acquise grâce à la Révolution - était un fait retenu, était-elle légitime, et l'était-elle pour tous les Juifs ? Ce doute a constitué un obstacle à une fraternité devenue sinon impossible, du moins exceptionnelle. Les masses populaires juives, résignées, sachant que l'amour ne se commande pas, avaient adopté une conduite très simple : partout où la rencontre entre Français juifs et Français chrétiens ou ex-chrétiens était inévitable, ils se comporteraient avec eux comme des frères, tout en sachant qu'ils ne seraient pas forcément payés de retour. Les Juifs "émancipés ; eux, n'étaient pas disposés à faire définitivement preuve d'une telle abnégation : à la liberté et à l'égalité ils voulurent ajouter la fraternité. A la veille de la guerre de 1870, ils n'avaient pas abandonné ce rêve et ne soupçonnaient pas les obstacles qu'ils rencontreraient avec l'apparition d'un antisémitisme racial et non plus religieux, et avec l'affaire Dreyfus. Viscéralement attachés aux principes d'une Révolution et d'une France dont ils avaient oublié les atermoiements et peu disposés à renier leur judaïsme, ils voulaient par-dessus tout devenir des enfants de la patrie. Beaucoup d'entre eux s'efforçaient de croire que, tout en étant restés juifs, ils étaient devenus des israélites français.
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Nombre de pages
351
Date de parution
09/11/1989
Poids
394g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782213022666
Titre
Du juif à l'israélite. Histoire d'une mutation (1770-1870)
Auteur
Schwarzfuchs Simon
Editeur
FAYARD
Largeur
135
Poids
394
Date de parution
19891109
Nombre de pages
351,00 €
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Les Croisades, qui déferlèrent sur l'Europe et le Proche-Orient à partir de la fin du Xie siècle, épargnèrent rarement les communautés juives qu'elles rencontrèrent sur leur chemin. Exposées sans défense aux attaques incessantes des Croisades populaires et des habitants des villes naissantes, elles ne purent pas toujours compter sur le soutien de l'Eglise et des grands féodaux pour les sauver de la mort ou de la conversion forcée. Les persécutions sanglantes dont elles eurent à souffrir favorisèrent l'apparition parmi les Juifs d'une idéologie nouvelle: celle du martyre librement consenti. Biographie de l'auteur Simon Schwarzfuchs a enseigné l'histoire à l'université Bar-Ilan, et a publié de nombreux ouvrages sur les Juifs à l'époque médiévale ainsi qu'à l'époque contemporaine.
Les institutions communautaires et notamment l'UGIF (Union générale des Israélites de France) ont-elles facilité le travail de l'administration dans la déportation des Juifs ? On l'a beaucoup dit depuis que Hannah Arendt a dénoncé le rôle pervers des Judenräte (Conseils juifs), créés par Heydrich dans l'Europe occupée pour « administrer » les populations juives.L'examen des archives consistoriales, inexploitables jusqu'à il y a peu et utilisées ici pour la première fois dans toute leur ampleur, montre qu'il faut réviser complètement les idées reçues en la matière : l'UGIF, créée le 29 novembre 1941, n'est jamais devenue un Judenrat, et c'est à l'action des autres instances communautaires; le Consistoire et le Grand rabbinat; qu'on le doit. En menant jusqu'au bout, contre toute attente, des négociations avec Vichy, les dirigeants de ces institutions ont singulièrement compliqué la tâche du Commissariat aux affaires juives, freiné l'application des mesures discriminatoires, aidé à susciter les prises de position courageuses de certains membres de l'Eglise, et, en empêchant la dérive de l'UGIF, contribué à permettre que les trois quarts de la population juive de France soient sauvés.Si leur marge de manoeuvre a été étroite, leur rôle n'en a pas moins été important. Dans ce livre qui retrace au jour le jour des pourparlers dont on n'avait pas idée, Simon Schwarzfuchs restitue une face de l'histoire contemporaine restée dans l'ombre.
« Et que dit Rachi ? » Cette question rituelle rythme aujourd'hui encore l'étude traditionnelle de la Bible et du Talmud. Rachi est l'acronyme de Rabbi Salomon ben Isaac de Troyes (1040-1105), maître champenois qui, le premier, écrivit un commentaire exhaustif sur l'ensemble des textes sacrés du judaïsme. Après lui, plus personne n'entreprit une telle tâche, tant son oeuvre semblait parfaite. Il fut le professeur direct ou indirect de presque tous les sages d'Europe du Nord et son génie fut même reconnu dans le monde chrétien. à ce jour, des centaines de commentaires ont été écrits sur son oeuvre et les linguistes trouvent chez lui un témoin précieux de l'ancien français. L'auteur nous expose ici la vie, l'oeuvre et l'influence de Rachi tout en dressant un portrait vivant de la vie juive dans la France du Moyen Âge.
Schwarzfuchs Simon ; Fray Jean ; Iancu-Agou Danièl
Résumé : Le présent volume associe un binôme coutumier : les deux anciennes provinces d'Alsace et de Lorraine, mais une association à la familiarité trompeuse : le lecteur se rendra vite compte du caractère profondément dissemblable de ces deux régions, pourtant mitoyennes, tant en ce qui regarde leur géographie, leur toponymie et leur histoire générale qu'en ce qui touche à l'évolution spatiale et chronologique comme aux manifestations de la présence juive sur leur sol, au cours de la période médiévale. [...] Cet " état des lieux " nouveau fera les délices des chercheurs, collègues et étudiants, des lecteurs cultivés et curieux d'appréhender le passé médiéval vécu dans ces " terres d'Empire " par les juifs, dans l'alternance de temps de crise récurrents et douloureux lors de la multiplication des légendes accusatrices ou des massacres - n'ayant guère sévi en Lorraine, il faut le souligner (méfaits des Croisades, exactions d'Armleder et de ses bandes vers 1338, émeutes greffées sur la Peste noire, ou plus tard vers 1476-1477, passage des Suisses en Alsace), et de périodes hachées de répit, de repli, de retour, avant les arrêts fluctuants de non tolerandis judeis qui vont ponctuer çà et là la fin du Moyen Age et le début de la Renaissance. A l'aune des matériaux et des vestiges subsistants (synagogue médiévale de Rouffach, manuscrits hébraïques de lettrés prestigieux ou " Trésors " de Colmar ; côté lorrain, une moisson plus limitée là encore, avec quelques " rues des Juifs " çà et là, une stèle du Musée lorrain ou le grand sceau de Metz), on pourra prendre la mesure des heures médiévales riches mais contrastées du passé juif alsacien et lorrain.
Ces mots résonnent encore en moi comme une provocation, une pique adressée à mon orgueil. Sûrement était-ce son objectif. Il savait que je ne pourrais rester indifférente au défi qu'il me lançait. Comme tous les hommes politiques d'expérience, il avait le don d'aller chercher dans les tripes de ses interlocuteurs ce qui pouvait les galvaniser. Il en appelait chez moi à un sentiment qui n'a jamais cessé de m'animer : la conviction d'avoir un devoir envers mon pays et mes compatriotes. Il est souvent difficile de se sentir à la hauteur d'un héritage quand celui-ci n'est pas seulement civilisationnel mais aussi familial". .
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En prison, il n'y a rien à voir, rien à faire. J'oublie le silence qui n'existe pas à la Santé où il y a beaucoup à entendre. Le bruit y est hélas constant. A l'image du désert, la vie intérieure se fortifie en prison".
Pourquoi le Louvre est-il plus qu'un simple musée ? Quels mystères se cachent derrière ses célèbres oeuvres, comme la Joconde ou le Radeau de la Méduse ? Quelles légendes entourent les fantômes qui hanteraient ses couloirs ? Pourquoi des trésors ont-ils été dissimulés dans ses murs pendant des siècles ? Quel secret se cache derrière les décisions architecturales qui ont façonné ce monument emblématique ? "A travers ce voyage fascinant, je vous invite à explorer l'un des plus grands symboles de l'art et du pouvoir : le Louvre. Entre scandales, énigmes historiques et secrets intimes, les murs du Louvre détiennent des récits aussi surprenants qu'intrigants. Laissez-vous émerveiller par ce trésor culturel ! " Stéphane Bern Le Louvre, le plus grand musée du monde qui captive plus de 8, 7 millions de visiteurs chaque année. Découvrez dans cette édition exceptionnelle plus de 100 illustrations des archives nationales. Stéphane Bern, figure emblématique du paysage culturel français, incarne mieux que quiconque l'amour de l'histoire, des traditions et des trésors du passé. Passionné par les grandes figures historiques et les lieux chargés de mémoire, il s'est donné pour mission de transmettre ce goût du patrimoine au plus grand nombre. Infatigable ambassadeur de la culture, il milite avec ferveur pour la sauvegarde des monuments oubliés et redonne vie aux récits qui façonnent l'identité française. A travers ses engagements et son regard éclairé, il fait du patrimoine un bien vivant, accessible à tous. Avec lui, l'Histoire de France devient un récit vivant que chacun peut s'approprier.