Le chercheur et le quotidien. Phénoménologie des sciences sociales
Schütz Alfred ; Noschis-Gilliéron Anne ; Noschis K
KLINCKSIECK
35,00 €
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EAN :9782252036761
Passer du concept à l'objet. Voilà ce à quoi s'emploie, avec une obstinée rigueur, la démarche phénoménologique en général, celle de Schütz en particulier. C'est bien ce à quoi il convient d'être attentif quand on sait comment la sociologie est la cible, de nos jours, de nombreuses critiques. Toutes, d'ailleurs, ne sont pas infondées. Car, outre les lassantes et puériles querelles qui la déchirent, il faut bien reconnaître qu'elle a une fâcheuse tendance à être en retard d'une guerre concernant ce que Durkheim appelait les caractères essentiels de la vie sociale. Nombreux étant ceux qui en son sein continuent avec lassitude, ennui ou cynisme, à développer des thématiques éculées n'intéressant plus personne si ce n'est eux-mêmes. Il y a donc un défi, et quelques moyens de le relever. Le Chercheur et le Quotidien est du nombre et toute l'?uvre d'Alfred Schütz pourrait être comprise comme une réponse à la lumineuse remarque de Max Weber : comment être à " la hauteur du quotidien " ? L'intérêt d'à présent, la thématique du quotidien, c'est bien cela qu'on va lire tout au long de ces pages, et c'est cela qui peut redonner à la sociologie une nouvelle dynamique. Non pas comme un nouvel objet à étudier, encore moins comme un nouveau système à appliquer, mais bien comme une mise en perspective, une assomption de ce qui se donne à voir.
Nombre de pages
286
Date de parution
09/06/2008
Poids
462g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782252036761
Titre
Le chercheur et le quotidien. Phénoménologie des sciences sociales
Auteur
Schütz Alfred ; Noschis-Gilliéron Anne ; Noschis K
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
462
Date de parution
20080609
Nombre de pages
286,00 €
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Alfred Schutz est sans doute l'un des plus grands sociologues du XXe siècle. Ses travaux reposent notamment sur l'analyse des moyens mis en oeuvre par les individus pour organiser et comprendre le monde. Parmi les méthodes employées par les hommes pour appréhender leur environnement, la symbolisation est un aspect essentiel de la communication. Elle permet d'imaginer ce qui n'est pas donné à voir de manière immédiate, que ce soient les idées et les intentions d'autrui ou des faits et événements immatériels. Décrite entre autres par G. H. Mead et intégrée dans les travaux de nombreux chercheurs, tels que Howard S. Becker et Erving Goffman, cette symbolisation est un aspect fondamental de l'interaction symbolique, qui constitue le centre de ce recueil de textes. Les divers concepts développés par Schutz et leurs applications pratiques sont encore loin d'avoir été pleinement exploités et son oeuvre reste profondément moderne. Outre ses écrits concernant l'interprétation et la symbolisation du monde social, nous avons choisi d'inclure dans ce volume deux articles concernant l'un des aspects plus méconnus de son oeuvre : celui d'une réflexion sur l'engagement citoyen. Le présent ouvrage, qui compte parmi les rares à fournir un accès direct aux textes de Schutz pour le lecteur francophone, constitue l'une des meilleures introductions possibles à sa pensée.
La sélection d'articles rédigés par Alfred Scütz (1899-1959) présentée dans ce recueil livre les repères essentiels permettant de saisir la pensée du fondateur de l'idée de sociologie phénoménologique. Dans ce cadre, les notions centrales de compréhension, de phénoménologie, de sens, de temporalité, de connaissance et d'action sociale, par exemple, sont revivifiées par leur insertion dans un creuset novateur, croisant phénoménologie husserlienne et sociologie compréhensive weberienne. Quatrième de couverture La sélection d'articles rédigés par Alfred Schütz (1899-1959) présentée dans ce recueil livre les repères essentiels permettant de saisir la pensée du fondateur de l'idée de sociologie phénoménologique. Dans ce cadre, les notions centrales de compréhension, de phénoménologie, de sens, de temporalité, de typicalité, de connaissance et d'action sociale, par exemple, sont revivifiées par leur insertion dans un creuset novateur, croisant phénoménologie husserlienne et sociologie compréhensive weberienne. Ces perspectives s'intègrent à divers chapitres dont, principalement, la méthodologie compréhensive, la sociologie de l'action sociale et de la connaissance.
Les deux essais de psychologie sociale qui composent ce volume, L Étranger et L Homme qui revient au pays ont été écrits en 1944 et 1945, alors que Schütz lui-même, ayant récemment fui son pays, se trouvait précisément dans la situation de l immigrant. Au carrefour de la sociologie, la philosophie et l anthropologie, il analyse les difficultés éprouvées par l homme qui quitte son groupe d origine pour s insérer dans un nouvel ensemble social.
Biographie de l'auteur Alfred Schütz est né à Vienne en 1899. Il publie en 1932 sa thèse, L'Édification significative du monde social. En 1939, il s'exile aux États-Unis et anime un séminaire à la New School of Social Research, où enseignent également Hannah Arendt et Hans Jonas. Il meurt à New York en 1959. Dans la lignée de Georg Simmel ou Max Weber, il a développé une philosophie des sciences sociales tournée avant tout vers l'individu.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.