ENESIDEME OU SUR LES FONDEMENTS DE LA PHILOSOPHIE ELEMENTAIRE EXPOSEE A IENA PAR REINHOLD
SCHULZE
VRIN
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EAN :9782711619023
L'ouvrage de Gottlob Ernst Schulze, qui paraît anonymement en 1792, aura fait, comme l'indique Hegel, une entrée fracassante contre la philosophie kantienne . Fichte, qui en publiera peu après une célèbre recension, réagit immédiatement : Avez-vous lu Enésidème ? Il m'a bouleversé un certain temps, a démoli en moi Reinhold, m'a rendu Kant suspect et a renversé tout mon système de fond en comble . S'interrogeant en effet sur les conditions de possibilité de la philosophie en général, et de la démarche critique en particulier, incapable de rendre compte d'elle-même (d'où parle-t-elle ?), l'Enésidème témoigne avec éclat de ce que l'arsenal sceptique, après Kant, a rapidement retrouvé son actualité et sa présence au coeur même du dispositif philosophique. Comme les contemporains l'auront bien vu (Fichte, Jacobi, Maïmon, Hegel), répondre aux objections d'Enésidème, ce sera du même coup fonder la possibilité de la philosophie elle-même et redonner à la philosophie de Kant l'unité et la systématicité qui lui faisait défaut et l'avaient donc rendue vulnérable aux attaques du sceptique. Une nouvelle tâche se dessine : achever la Critique, en consolider les fondements et l'immuniser contre le scepticisme.
Date de parution
16/01/2007
Poids
300g
Largeur
215mm
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EAN
9782711619023
Titre
ENESIDEME OU SUR LES FONDEMENTS DE LA PHILOSOPHIE ELEMENTAIRE EXPOSEE A IENA PAR REINHOLD
ISBN
2711619028
Auteur
SCHULZE
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
300
Date de parution
20070116
Nombre de pages
0,00 €
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Au c'ur de Leningrad redevenue Saint-Pétersbourg, trente-trois récits formant entre eux un véritable kaléidoscope rendent compte de la vie quotidienne après le délitement du régime soviétique. Pour saisir l'extraordinaire chaos, Ingo Schulze recourt à une grande variété de genres littéraires, du tableau intimiste au conte fantastique, du roman noir au tableau de genre. Et c'est une galerie de personnages les plus divers (trafiquants, nostalgiques de l'ancien régime, gangsters, artistes, gens du peuple) qu'il met en scène sur fond de société privée de repères, mais où la " sainte Russie " peu à peu resurgit dans l'inconscient des acteurs. Les différents épisodes de ce livre racontent une ville qui a fasciné des générations d'écrivains, d'artistes, de musiciens, une ville où l'histoire jaillit de chaque bouche d'égout et recouvre chaque mur d'une subtile patine. Mais en dépit de cette splendeur passée, grâce à elle peut-être, cette ville, Piter, offre une surface de projection idéale à l'imagination littéraire d'Ingo Schulze, cette voix si singulière de la littérature allemande contemporaine.
Les personnages qui traversent ces vingt-neuf séquences de la vie ordinaire à Altenburg, petite ville de Thuringe, sont de simples citoyens de l'ancienne RDA, pour la plupart ni partisans ni adversaires de l'ancien régime. Les voici au jour le jour après la réunification, confrontés aux péripéties du quotidien, à ces petits événements sans gravité apparente, qui révèlent pourtant le bouleversement d'un univers. " Pour moi, la littérature consiste à voir le monde dans une goutte d'eau ", écrit Ingo Schulze. D'où sa prédilection pour l'incident minuscule, l'attention portée au détail, ce sens du tragi-comique, ce style laconique qui sonne comme un hommage à la short story américaine, à Richard Ford et Raymond Carver notamment.
Janvier 1990: au lendemain de la chute du mur de Berlin, Enrico Türmer, homme de théâtre et secrètement écrivain, se lance dans la vie active en participant à la création d'un nouveau journal. Sous la conduite de son omniprésent Méphisto, le baron von Barrista, le bel esprit fait preuve d'une volonté d'arriver jusque-là insoupçonnée. C'est de ces temps de rupture qu'il est question dans les lettres qu'Enrico Türmer écrit, durant le premier semestre 1990, à trois êtres aimés: sa s'ur Véra, l'ami de jeunesse Johann et l'inaccessible Nicoletta. Tandis qu'il découvre le capitalisme et les aléas de la vie d'un homme d'affaires, Türmer déblaie les couches de sa vie antérieure, donnant par là même naissance à ce dont il avait si longtemps rêvé: le roman de sa vie, où se reflète l'histoire de l'époque. Le personnage contradictoire de Türmer devient ainsi l'allégorie de toute l'ambiguïté des vies anciennes... et des vies nouvelles. On retrouve ici le talent d'Ingo Schulze pour décrire jusque dans le moindre détail l'apparente banalité du quotidien, derrière laquelle peuvent surgir le fantastique, le mystère de l'existence, mais aussi la signification des grands bouleversements de l'histoire contemporaine. De nombreux critiques littéraires allemands ont salué dans Vies nouvelles le roman tant attendu du "tournant" des années 1989-1990, qui a vu l'implosion de la R.D.A. et l'unification allemande.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.