De nombreux ouvrages, revues, journaux abordent le problème de l'avortement du point de vue médical, éthique, scientifique. Ce livre ose l'envisager sous l'angle politique, non pas au sens électoral mais au sens supérieur du mot : l'organisation de la vie de la cité. Par " démocratie libérale ", on entend généralement une société se proposant de respecter l'égale dignité et liberté de tous les hommes. Une telle société peut-elle impunément faire échec à la règle d'or de la morale universelle : " ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse " ? L'application aveugle de la règle de la majorité, donc de la loi du plus fort, pour libéraliser puis légaliser l'avortement, contredit en profondeur le principe fondamental de toute société libre et amorce une dérive qui conduira celle-ci au totalitarisme. Aujourd'hui, comme il y a quelques décennies, des courants de pensées prétendent " légitimer " cette dérive, avec la complicité d'hommes politiques, de juristes, de démographes et, surtout, de médecins. Les uns préconisent une morale de l'espèce, où l'individu ne compte plus ; les autres développent une morale de l'égoïsme individuel, où la société n'a plus d'importance. En fait ces justifications se sont superposées pour donner naissance à l'idéologie de la sécurité démographique. Cette idéologie est au service d'un dessein impérial sans précédent, qui a pour objectif de planifier la production qualitative et quantitative des hommes, selon des critères d'intérêt, de convenance ou d'utilité. L'auteur analyse les fondements de ce nouvel impérialisme et il en démonte les rouages. Il montre aussi qu'il y a moyen d'y faire échec. Tous doivent conjuguer leurs efforts pour vaincre la violence structurelle qui acclimate l'idée que l'avortement est une nécessité, alors qu'il prépare un drame politique majeur.
Date de parution
06/12/1991
Poids
418g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782868392558
Titre
L'ENJEU POLITIQUE DE L'AVORTEMENT
Auteur
SCHOOYANS MICHEL
Editeur
F X DE GUIBERT
Largeur
140
Poids
418
Date de parution
19911206
Disponibilité
Epuisé
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Ce recueil d'entretiens nous mène au coeur des grands débats actuels sur la vie, ses origines, sa transmission et sa destinée. Au-delà de questions brûlantes-l'avortement, l'euthanasie, le contrôle des naissances -, le débat fondamental auquel ce livre nous confronte porte sur une question rarement explicitée: L'homme est-il oui ou non image de Dieu? L'athéisme ne peut évidemment donner qu'une réponse négative à cette question, alors que le relativisme s'y dérobe en l'éludant. Pourtant notre histoire impose un constat aveuglant: là où Dieu est oublié, rejeté `ou caricaturé, la terreur et la mort ne tardent pas à décliner leurs multiples visages. Que Dieu soit exclu de la vie des nations, des programmes de recherche, des échanges économiques, prélude à des conflits d'une violence sans précédent entre frères qui ont écarté leur Père. Les hommes en sont ainsi réduits à chercher dans le merveilleux des substituts du divin. Ils s'extasient devant des prouesses techniques aussi spectaculaires que médiatisées. Le merveilleux intronise de nouvelles idoles, il n'y a plus de transgression puisqu'il n'y a plus de fruit défendu. Aux chrétiens de sortir de leurs démissions et d'annoncer, avec Benoît XVI, que la foi est aussi espérance. Michel Schooyans nous propose dans cet ouvrage de mettre à la portée de tous quelques-unes des thèses qui se trouvent au coeur de sa réflexion et de ses combats.
Nous sommes en 1968. Beaucoup s'attendaient à ce que le Pape suive l'avis de la majorité des experts et pensaient qu'il allait admettre la contraception artificielle pour les couples mariés. Pourtant, au terme d'inlassables consultations, et résistant à des pressions insistantes, Paul VI réaffirme qu'on ne peut légitimement dissocier les deux fins de l'union conjugale: la fécondité et la tendresse. Tout un courant déclare aussitôt l'encyclique inacceptable; le dissentiment s'étale même chez certains pasteurs; le Pape est médiatiquement lynché. Quarante ans après sa publication, l'encyclique Humanae vitae provoque toujours des réactions passionnées. Le recul dont nous disposons nous invite pourtant à une relecture de ce texte d'une grande actualité. Nous savons aujourd'hui que l'information des experts de l'époque était souvent lacunaire. Nous percevons mieux que, derrière la question de la contraception, se cachent d'autres enjeux majeurs: équilibre démographique (retraites...), problèmes bioéthiques (avortement, euthanasie...), santé (cancer...), avenir de la liberté politique (manipulations, eugénisme d'État...) qui conditionnent d'une manière décisive l'avenir de nos sociétés. Avec Humanae vitae, Paul VI engage presque seul une bataille: celle de la dignité de l'homme. Malheureusement, la plupart de ceux qui ont dénigré Humanae vitae n'ont pas remarqué que c'est d'abord la raison qui justifie la position de Paul VI. L'encyclique devance les conclusions, évidentes aujourd'hui, de nombreuses disciplines scientifiques: médecine, biologie, psychologie, économie, histoire, droit..., disciplines dans lesquelles, soit dit en passant, il n'y a pas une once de vérité révélée. L'Église prend acte des résultats provenant du travail de l'intelligence. C'est pourquoi Humanae vitae ne peut être comprise que si est revalorisé le rôle de la raison dans la quête du sens ultime de la vie et de l'amour.
Il y a un an, le drame, au Brésil, d'une fillette de 9 ans enceinte de jumeaux après avoir été violée par son beau-père, soulevait une tempête médiatique mondiale aussi violente que brève. La cible était une fois de plus l'Eglise catholique, dont l'opposition à l'avortement, constamment et solennellement réaffirmée, était en l'espèce mise à l'épreuve sur un " cas limite un vrai défi. La tentation était forte d'opposer les requêtes non négociables de la morale à la compassion face à une vraie détresse. La présentation caricaturale, volontairement injuste et fausse, de la position de l'archevêque de Recife fut le point d'orgue d'une campagne au cours de laquelle la vérité souffrit violence, y compris dans les colonnes de l'organe de presse officieux de l'Eglise, l'Osservatore Romano. À deux reprises et au mépris de la déontologie la plus élémentaire, ce journal refusa aux personnes mises en cause la possibilité de publier un droit de réponse. Avec l'autorité d'un grand spécialiste de ces problèmes, Mgr Michel Schooyans analyse ce qui restera un cas d'école de la désinformation. Il se penche aussi sur quelques dossiers contemporains, comme les positions de Tony Blair et Barack Obama sur le respect de la vie. Coup de projecteur sur les pièges d'une information mondialisée en même temps que manipulée pour instrumentaliser une compassion dévoyée. Un avis de tempête destiné à secouer certaines torpeurs...
Pourquoi cette précipitation pour imposer une " Constitution européenne " qui ne correspond ni aux besoins de l'Europe, ni à ceux des pays européens ? Est-il raisonnable de transformer l'Europe en un nouvel Etat ? Ses frontières ne sont pas définies : après la Turquie, l'Union européenne envisage d'absorber l'Ukraine ! Les institutions européennes fonctionnent très mal. L'euro paralyse l'économie et rend la vie chère. Bruxelles se révèle incapable de maîtriser les flux migratoires. Les délocalisations de plus en plus nombreuses suppriment nos emplois. La liste est longue des méfaits accumulés. La fuite en avant qui se poursuit de traité en traité, Maastricht, Amsterdam, Nice, puis la " Constitution européenne " est, pour l'Europe, la pire des solutions. II faut arrêter une machine qui s'emballe. L'Europe peut attendre. Nous devons prendre le temps de la réflexion. Le projet de Constitution n'apporte aucune solution aux problèmes de l'Europe et des Européens. Bien au contraire, il aggrave les maux dont souffrent la France et les autres pays européens. Au fil des pages, le lecteur découvrira l'argumentaire des dix raisons fondamentales de dire NON à une "constitution" qui n'est qu'une destruction.
Seignalet Dominique ; Seignalet Anne ; Joyeux Henr
Biographie de l'auteur Docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux de Montpellier, Jean Seignalet a été maître de conférences à la Faculté de médecine de Montpellier et praticien hospitalier. Il a dirigé pendant trente ans le laboratoire d'histo-compatibilité de Montpellier. Il a été un pionnier des greffes d'organes et de tissus, en particulier des transplantations rénales. Il a développé des examens biologiques qui aident au diagnostic et à la prévention de certaines maladies. Il a exercé ses activités aussi bien dans le domaine de la biologie que dans celui de la clinique.
J'ai 23 ans, je suis née avec le "droit à la contraception" . On ne m'a pas demandé si j'étais pour ou contre : là n'est d'ailleurs pas l'enjeu. Mais je suis une de ces jeunes impertinentes qui osent poser des questions : - Quelle est cette fameuse liberté qui se vit dans la dépendance au médecin par l'intermédiaire de la technique ? - A quoi sert-il d'être disponible en permanence quand le désir est sous contrôle d'hormones artificielles ? - Au nom de quoi ou de qui les femmes devraient-elles accepter les risques des effets secondaires de la pilule sur leur santé ? Ma génération est confrontée au nombre désespérant de divorces, aux "pannes" de désir sexuel des couples, aux défis de l'écologie et aux problèmes croissants d'infertilité. Notre génération aspire à une véritable libération, elle veut un moyen de régulation des naissances du XXIe siècle, qui soit au service de l'amour et de la sexualité, respectueux de la vie humaine et de l'environnement. Ce livre est une réédition. Aujourd'hui, Thérèse Hargot est mère de trois enfants. Philosophe (Paris I-Sorbonne) et sexologue (UC Louvain-Belgique), elle intervient dans les écoles, les médias et pour diverses organisations afin de susciter la réflexion sur les enjeux de la vie sexuelle et affective. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) et Aime, et ce que tu veux, fais-le ! aux éditions Albin Michel.
Un témoignage lumineux de santé que nous donne Maryse Pioch. Ayant vécu toute son enfance dans une belle famille de huit enfants, avec des parents apiculteurs, elle est professeur d'éducation physique. Mais voici qu'un jour sa jambe ne lui obéit plus. Alors qu'elle est fatiguée sans comprendre pourquoi depuis plusieurs années, le diagnostic tombe enfin, à la veille de l'an 2000: sclérose en plaques. La médecine est toujours aussi peu efficace en ce domaine. Que faire? Subir l'évolution de cette épouvantable maladie? Maryse a tout essayé dans ce qui est proposé par les médecines alternatives. Elle a cherché les causes de sa sclérose en plaques, virales et psychologiques. Fort heureusement, les abeilles ont véritablement stoppé son mal, et de belle manière. C'est manifestement le venin qui a été le plus efficace, déposé par des points d'acupuncture. Ce livre témoignage ouvre des perspectives de santé publique pour traiter ces maladies auto-immunes qui touchent le système nerveux central et créent de graves handicaps.