Quelle place les littératures contemporaines font-elles à la nature ? Comment représentent-elles nos relations au monde naturel ? Schoentjes propose ici le premier panorama français et européen d?écopoétique : l?étude du rapport entre la littérature et l?environnement naturel. A contre-pied des approches dominantes, Schoentjes s?intéresse à une littérature de nature plus cosmopolite, moins engagée et davantage tournée vers le monde concret. Ce qui a lieu explore l?oeuvre d?auteurs célèbres ou à redécouvrir, entre écriture du réel et récits de nature ? comme Claude Simon, Jean-Loup Trassard, Pierre Gascar, mais encore l?Italien Mario Rigoni-Stern, le Finlandais Arto Paasilinna? Là où l?écocritique américaine est centrée sur la nature sauvage, cet essai propose de mettre au coeur de l?écopoétique européenne l?idée de lieu. Ce qui a lieu voudrait contribuer à ouvrir un nouveau champ critique.
Nombre de pages
295
Date de parution
03/02/2015
Poids
395g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782918490425
Titre
Ce qui a lieu. Essai d'écopoétique
Auteur
Schoentjes Pierre
Editeur
WILDPROJECT
Largeur
140
Poids
395
Date de parution
20150203
Nombre de pages
295,00 €
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Ce livre explore les rapports entre la littérature, l'environnement et l'écologie, dans une perspective écopoétique. Il est né du constat qu'avec la fin de la première décennie du 21e siècle la littérature française s'est mise à faire une place importante aux atteintes à l'environnement. L'écologie, longtemps suspecte dans l'univers littéraire, est aujourd'hui solidement ancrée dans la littérature d'imagination. Ce volume est donc d'abord un livre consacré à la littérature de l'extrême contemporain. Cela implique que les auteurs qui sont abordés ne disposent pas (encore) tous d'une grande visibilité. Alice Ferney, Maylis de Kerangal, Laurent Mauvignier, Jean Rolin ou Sylvain Tesson sont certes des auteurs largement célébrés, parfois simultanément par la critique universitaire et par le grand public cultivé. D'autres, Gisèle Bienne ou Claudie Hunzinger par exemple, ont depuis longtemps un cercle de lecteurs fidèles, mais ne sont pas nécessairement connus du plus grand nombre. Guillaume Poix, Frank Bouysse et Eric Plamondon ont émergé plus récemment, mais se sont déjà rendus visibles, souvent en obtenant des prix littéraires majeurs. Quoi qu'il en soit de leur notoriété, tous ces écrivains signent des oeuvres où la problématique environnementale est l'occasion de réfléchir aux moyens par lesquels l'écriture est à même de rendre compte des problèmes et des défis actuels en matière d'écologie.
Si on excepte les animaux de compagnie, la présence des bêtes s'est raréfiée dans le quotidien des sociétés occidentales prospères. Or, c'est aussi par leur contact direct que nous nous définissons comme êtres humains, à travers la compréhension de la relation qui nous lie à elles et qui nous différencie. Il devient alors nécessaire d'interroger ce lien intime. Le prisme de la littérature donne à voir une scène présente dans nombre de récits et romans : le moment précieux, parfois infime, parfois prolongé, lors d'une rencontre interespèce où les yeux se croisent. Reposant sur une vaste enquête qui explore le champ littéraire entre la fin du XXe siècle et notre monde contemporain, cet essai se fait écho de l'empathie qui s'exprime et déclenche auprès du lecteur un engagement fort en faveur des droits des animaux et de l'écologie au sens large.
Depuis Socrate jusqu'aux penseurs de la postmodernité, l'ironie fascine aussi bien les créateurs que les philosophes. D'une raillerie toute ponctuelle à un agencement particulier des événements mettant en jeu un sort malveillant, le terme ironie s'applique à un grand nombre de phénomènes et de situations. Comme en outre la conversation quotidienne y recourt fréquemment, l'ironie semble naturelle à tous. Or, si cette familiarité explique certainement le succès de la pratique dans les différents domaines artistiques et celui du mot dans le discours des sciences humaines, elle conduit souvent à faire perdre de vue les grandes traditions de pensée auxquelles l'ironie est redevable. Il en est essentiellement trois que le présent essai passe en revue : la conception antique, la conception romantique, la ou les conceptions modernistes. Réunies et confrontées, elles finissent par former une grande poétique qui sera cernée ici sous tous ses aspects et dans toutes ses ressources.
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