L'ETHIQUE DU SAGE CHEZ PLOTIN LE PARADIGME DU SPOUDAIOS
SCHNIEWIND
VRIN
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EAN :9782711616169
Le statut de l'éthique dans l'oeuvre de Plotin est controversé. On reproche à Plotin une éthique élitiste qui ne s'adresserait qu'aux sages. Pourtant, celui-ci attribue à sa philosophie une visée éthique particulière celle de ne pas se croire le seul vertueux. Il oppose cette orientation à celle de ses contemporains, les Gnostiques. Ainsi, nous constatons une étonnante similarité entre la critique plotinienne adressée aux Gnostiques et la critique moderne émise à l'encontre de Plotin. Comment comprendre la convergence de ces critiques? Si les analyses modernes étaient justifiées, la critique de Plotin contre les Gnostiques témoignerait d'une incohérence véritable: Plotin reprocherait aux autres ce qui manque dans son propre enseignement. En revanche, si l'on parvient à trouver dans l'oeuvre de Plotin des éléments ayant trait à un véritable souci éthique, une révision des critiques modernes s'impose. L'enjeu est important, la cohérence et le sérieux des propos de Plotin concernant sa propre philosophie sont en cause. Le propos du présent ouvrage est de considérer cette question à partir de la figure du sage, le spoudaios, dans les Ennéades, en particulier dans le traité I 4 [46] Biographie de l'auteur Alexandrine Schniewind est docteur en philosophie de l'Université de Fribourg (Suisse). Elle poursuit actuellement ses recherches sur l'Antiquité tardive avec une bourse postdoctorale du CNRS
Date de parution
01/12/2003
Poids
505g
Largeur
240mm
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EAN
9782711616169
Titre
L'ETHIQUE DU SAGE CHEZ PLOTIN LE PARADIGME DU SPOUDAIOS
ISBN
2711616169
Auteur
SCHNIEWIND
Editeur
VRIN
Largeur
240
Poids
505
Date de parution
20031201
Nombre de pages
0,00 €
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Dans l'Antiquité, c'est aux philosophes qu'il revient d'éradiquer la peur de la mort. Philosopher, c'est se préparer à mourir, en apprenant à se dégager des peurs irrationnelles liées à l'idée de dissolution de soi. Ce souci de rattacher la mort à une dimension métaphysique est ensuite repris et poursuivi par les théologiens. Aujourd'hui, la peur de mourir est avant tout liée à la crainte de souffrir (trop) longuement, de perdre son autonomie intellectuelle et sa dignité humaine, et d'être destitué de sa liberté de choix. Ce qui prime, ce sont d'abord les craintes de dégradation physique. De ce fait, tout en accordant une place aux différents intervenants, la responsabilité d'orchestrer les conditions de fin de vie revient en premier lieu au corps médical. Pour traiter de la mort, brosser un tableau historique ne suffit donc pas. Actuellement, ce n'est plus tant la mort en soi qui intéresse ou interpelle, mais bien plus la question concrète du mourir : quand ? Comment ? Traiter de la mort et du fait de mourir, c'est tenter de prendre en compte ces différentes dimensions, d'éclairer par la tradition la différence avec l'actualité. Et si la mort est devenue une affaire qui concerne toute la société et non plus uniquement la sphère privée, ce n'est pas pour autant que l'individu peut être dispensé d'y réfléchir à titre personnel.
Lanouzière Jacqueline ; Schniewind Alexandrine ; C
Les dépressions constituent l'un des soucis majeurs dans le domaine de la vie psychique. Mais ce constat pose d'emblée problème : la dépression relève-t-elle d'une maladie ou bien peut-elle être considérée comme un état naturel de la condition humaine ? C. Chabert, dans le premier chapitre, s'attache à l'analyse des cliniques de la dépression en affirmant la pluralité de ses formes, et propose par ailleurs une métapsychologie de la perte qui permet d'en saisir les soubassements pulsionnels et fantasmatiques. A. Schniewind étudie de manière approfondie la détresse dans l'?uvre freudienne, à partir de ses sources philosophiques, et présente une fine analyse de ses effets transférentiels. J. Lanouzière traite des liens à la fois convenus et énigmatiques entre la mélancolie et la féminité, en illustrant les réflexions théoriques par des références littéraires et mythiques. R. Kaës étudie les dépressions conjointes et propose une étude originale des différentes formes de dépressions partagées, notamment dans le couple, le groupe familial et le groupe. Cet ouvrage explore des voies nouvelles de réflexions cliniques et théoriques en résonance avec l'actualité de la psychopathologie des dépressions.
Cet ouvrage est le dernier temps d'un dialogue commencé depuis quelques années entre Jacques André et Alexandrine Schniewind dans le cadre d'une recherche universitaire dont le point de départ fut la Verständigung, le « se faire comprendre » que Freud installe au principe de la première rencontre humaine, entre le cri de l'infans et sa réception par le Nebenmensch, l'être-humain-proche en charge du nouveau-né. Dans quelle mesure la psychanalyse, le dispositif d'écoute qu'elle propose, est-elle l'héritière de cette scène originaire? C'est une des questions qui court tout au long de ce livre.Les textes rassemblés font suite à une Journée sur ce thème organisée par le CEPP (Centre d études en psychopathologie et psychanalyse, université Paris-Diderot) en janvier 2011.Jacques André est psychanalyste, membre de l'Association psychanalytique de France (APF), professeur de psychopathologie à l'université Paris-Diderot. Il est notamment l'auteur des 100 mots de la psychanalyse (Que sais-je? n°3854, PUF, 2009), des Désordres du temps (Petite Bibliothèque de Psychanalyse, PUF, 2010), et de Paroles d'hommes (coll. Connaissance de l'Inconscient, Tracés, Gallimard, 2012).
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Peut-on considérer une partie des troubles du sommeil comme des pathologies sociales, faisant du sommeil une question politique ? C'est ce que propose cet essai : examiner et évaluer les rapports du dormeur à la fois au monde et à son environnement de sommeil dans une perspective de philosophie sociale, à partir de l'aggravation contemporaine des troubles du sommeil, et en mettant au coeur de l'analyse la question du rapport entre sommeil et travail. Cela exige de rompre avec l'idée que le sommeil constitue une privation de monde. En vérité, l'appartenance du dormeur au monde n'est pas suspendue par son endormissement, et le sommeil ne saurait être un véritable oubli des peines. S'il est manifeste que tous les dormeurs ne profitent pas du même repos, c'est que le sommeil est loin d'égaliser les conditions. Bien que nous dormions, les multiples chaînes qui nous relient au monde, certaines plus étroitement que d'autres, ne se trouvent pas déliées. Le sommeil humain est tenu pour éminemment plastique : l'homme seul aurait la possibilité de déconnecter milieu nocturne et sommeil, notamment en travaillant la nuit. Reste à déterminer ce qu'il en coûte de faire de la nuit le jour. A partir des atteintes à la santé qui en résultent, le livre propose de mettre au jour une articulation plus juste entre déterminants naturels (astronomiques et biologiques), déterminants sociaux et processus psychiques en jeu dans le sommeil.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.