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L'effondrement de la nécessité
Schnell Alexander
MILLON
20,00 €
Épuisé
EAN :9782841373130
Dans un compte rendu datant de la dernière année de sa vie, Hegel a salué Fichte pour avoir déterminé la "tâche éternelle" de la philosophie : celle consistant à mettre en évidence et à légitimer la nécessité. Il insistait par là sur le fait que l'auteur de la Doctrine de la Science avait mis au centre de sa philosophie (et légué à la postérité) une question qui était restée en suspens chez Kant et qui risquait de fragiliser tout le projet criticiste - à savoir celle-là même, justement, de la légitimité et de la légitimation de la nécessité comme caractéristique fondamentale de toute connaissance. Sous sa plume, cette tâche se présentait comme le testament de la philosophie classique allemande ; pour la philosophie post-kantienne, il s'agit du destin de la philosophie transcendantale. Alors que l'on proclame aujourd'hui de toutes parts la rupture de la philosophie dite "continentale" avec le transcendantalisme de Kant et a fortiori avec la philosophie classique allemande, l'auteur du présent ouvrage revient sur cette question de la légitimation de la nécessité. D'une part, ce problème s'avère être un fil directeur privilégié permettant d'identifier l'originalité et la spécificité respectivement du système fichtéen, schellingien et hégélien ; et, d'autre part, un tel retour n'implique pas simplement une reconstruction d'élaborations systématiques datées, voire désuètes, mais une remise en cause - ce qui ne veut pas dire un abandon - de l'idée de "fondation". Un tel questionnement, qui se présente à chaque fois de manière différente chez les protagonistes de la philosophie classique allemande, aboutit à un "effondrement" de la nécessité. Cela veut dire : à loger la contingence au coeur de cette dernière. A travers ces enjeux dont cet ouvrage traite sur un plan tant théorique que pratique, la philosophie de Kant à Hegel témoigne de son caractère vivant et de son actualité au sein du débat contemporain en philosophie.
Nombre de pages
216
Date de parution
19/03/2015
Poids
284g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782841373130
Titre
L'effondrement de la nécessité
Auteur
Schnell Alexander
Editeur
MILLON
Largeur
135
Poids
284
Date de parution
20150319
Nombre de pages
216,00 €
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Lobjectif de louvrage est de mettre en évidence les liens daffiliation entre la phénoménologie et la philosophie transcendantale allemandes. Le prisme utilisé est celui du temps qui occupe une place centrale en phénoménologie. Celle-ci ne pose pas simplement la question de lorigine du temps, mais elle aborde le temps en tant que dimension originaire de louverture du sujet à lobjet. Et dans la mesure où le temps est l« étoffe » de la conscience intentionnelle, il entre de manière décisive dans la constitution même de la subjectivité transcendantale. Si le temps est traité chez les plus grands représentants de la philosophie transcendantale allemande (de Kant à Fink), laccent est mis en particulier sur les différents croisements qui témoignent des rapports systématiques entre les phénoménologues du vingtième siècle et les pères fondateurs de lidéalisme transcendantal.
L'objectif de cet ouvrage est d'introduire le lecteurà la philosophie du "premier" Heidegger à travers un commentaire d'Etre et temps (publié en 1927) etdes cours professés à la fin des années 1920 (enparticulier les Fondements métaphysiques de lalogique et les Concepts fondamentaux de lamétaphysique). L'auteur expose d'abord le projetheideggerien d'une ontologie phénoménologique - en rapport (et en rupture) avec la phénoménologiehusserlienne - mettant en ?uvre une "analytiqueexistentiale" de l'être-là humain qui est reconstituéeselon ses moments structurels. Le chapitre centraldu livre est consacré au problème du temps auquell'auteur accorde une importance cruciale pourcomprendre l'évolution de la pensée de Heideggerdurant cette période. Les deux derniers chapitresprésentent la "métaphysique de l'être-là" et la"métaphysique du monde" avec lesquellesHeidegger s'éloigne de son projet initial et prépare lefameux "tournant" des années 1930.
Résumé : La phénoménologie post-husserlienne s'est détournée des orientations fondamentales de son père fondateur pour adopter une position ou bien déconstructiviste ou bien théologisante - sinon ouvertement anti-idéaliste. Restant fidèle à l'attitude phénoménologique qui consiste à mettre hors circuit tout présupposé métaphysique (qu'il soit de nature antisubjectiviste ou dogmatique), le présent ouvrage met en évidence des motifs cherchant à mettre en place une phénoménologie de la connaissance et de la compréhension qui évite à la fois l'écueil d'un scepticisme radical et celui d'une philosophie de la transcendance. A ce dessein, l'essai se divise en trois parties dans lesquelles sont examinés et explicitées - conformément à une orientation husserlienne, heideggerienne ou encore propre à la phénoménologie française contemporaine - les concepts fondamentaux d'une phénoménologie transcendantale fondée spéculativement. Dans la mesure où se profile par là une position philosophique qui intègre, par ailleurs, des compréhensions et acquis toujours valables de la philosophie classique allemande, se dessinent les lignes fondamentales d'un "transcendantalisme spéculatif" qui essaie de renforcer la phénoménologie du XXIe siècle naissant au sein du débat contemporain (par exemple face au "réalisme spéculatif"). Il s'agit en particulier de répondre, du côté de la phénoménologie, au rapprochement de la tradition européenne effectué actuellement par la génération la plus jeune des penseurs "analytiques". Cela rendra peut-être possible d'élever l'échange entre les deux orientations contemporaines à un niveau qui n'était pas accessible au XXe siècle en raison de préjugés et distorsions idéologiques.
Résumé : Comment développer une phénoménologie de la connaissance qui, tout en restant fidèle aux perspectives fondamentales des deux pères fondateurs de la phénoménologie, tire profit des acquis essentiels des deux générations postérieures de phénoménologues ? L'auteur se propose de poursuivre le projet d'une refondation de la phénoménologie qui prend au sérieux les critiques du tondationalisme (traditionnel) sans pour autant abandonner une perspective visant à légitimer le bien-fondé de tout discours exhibant le sens de ce qui apparais La thèse fondamentale est qu'une telle refondation se doit de mettre en son centre non plus la perception objectivante, mais l'imagination (Einbilduners ! raft) à la source de toute formation ou configuration du sens (Sinnbildung), laquelle constitue la base de tout "apparaissant" et de tout "événement". L'imagination est ici comprise à la tois comme dévoilant la constitution "imageante" (imaginaire et imaginal) du réel et comme productrice d'"images" (ou d'"icônes") dont il s'agit de préciser la dimension génétique, voire "générative", eu égard à plusieurs concepts déterminants de la phénoménologie (tels que la "vérité", la "subjectivité", le "réel", l'"Inconscient", le "temps", l'"espace", etc).
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
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