Husserl et les fondements de la phénoménologie constructive
Schnell Alexander
MILLON
26,35 €
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EAN :9782841372065
Avec son exigence d'un retour aux " choses mêmes ", la phénoménologie husserlienne s'est toujours proposée d'en exhiber la constitution, voire la fondation. Ainsi s'est-elle rapidement conçue comme une nouvelle " philosophie première ". ce qui n'a pas été sans poser des problèmes et des difficultés à ses contemporains et à ses successeurs. Cela impliquait en effet le principe, auquel Husserl ne cesse de revenir depuis le début des années 1920, d'une légitimation absolue de la connaissance phénoménologique. Qu'est-ce qui est susceptible de la légitimer tant eu égard aux données attestables et irréductibles que rencontre une démarche purement descriptive, qu'eu égard à leur origine à savoir que tout ce qui est se constitue, en son sens, dans les structures des actes de la subjectivité transcendantale originairement constituante ? Le présent ouvrage entreprend de repenser cette question à sa racine : c'est bien afin de répondre à sa propre visée de légitimer absolument la constitution du sens des phénomènes (en leur " vérité ") que Husserl procède lorsqu'il se heurte aux limites inhérentes à une phénoménologie descriptive à des constructions phénoménologiques, qui ne sont ni des constructions spéculatives ni des procédés qui feraient exister par la pensée des structures qui n'existeraient pas hors d'elle, mais pour ainsi dire des " systèmes de coordonnées " que le phénoménologue est conduit à mettre en place pour rendre compte de telle ou telle teneur phénoménologique déterminée, et dont il ne découvre la régularité qu'en procédant à ces mises en place elles-mêmes. Les fondements d'une phénoménologie constructive auront ainsi pour tache à la fois d'en clarifier le statut et d'en exhiber la fécondité heuristique quant à ce que rencontre le phénoménologue au fil de ses analyses concrètes - ce qui implique une démarche où souvent, par la nature même de la " chose " en question, " les noms nous l'ont défaut ".
Nombre de pages
301
Date de parution
29/03/2007
Poids
366g
Largeur
135mm
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EAN
9782841372065
Titre
Husserl et les fondements de la phénoménologie constructive
Auteur
Schnell Alexander
Editeur
MILLON
Largeur
135
Poids
366
Date de parution
20070329
Nombre de pages
301,00 €
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Lobjectif de louvrage est de mettre en évidence les liens daffiliation entre la phénoménologie et la philosophie transcendantale allemandes. Le prisme utilisé est celui du temps qui occupe une place centrale en phénoménologie. Celle-ci ne pose pas simplement la question de lorigine du temps, mais elle aborde le temps en tant que dimension originaire de louverture du sujet à lobjet. Et dans la mesure où le temps est l« étoffe » de la conscience intentionnelle, il entre de manière décisive dans la constitution même de la subjectivité transcendantale. Si le temps est traité chez les plus grands représentants de la philosophie transcendantale allemande (de Kant à Fink), laccent est mis en particulier sur les différents croisements qui témoignent des rapports systématiques entre les phénoménologues du vingtième siècle et les pères fondateurs de lidéalisme transcendantal.
L'objectif de cet ouvrage est d'introduire le lecteurà la philosophie du "premier" Heidegger à travers un commentaire d'Etre et temps (publié en 1927) etdes cours professés à la fin des années 1920 (enparticulier les Fondements métaphysiques de lalogique et les Concepts fondamentaux de lamétaphysique). L'auteur expose d'abord le projetheideggerien d'une ontologie phénoménologique - en rapport (et en rupture) avec la phénoménologiehusserlienne - mettant en ?uvre une "analytiqueexistentiale" de l'être-là humain qui est reconstituéeselon ses moments structurels. Le chapitre centraldu livre est consacré au problème du temps auquell'auteur accorde une importance cruciale pourcomprendre l'évolution de la pensée de Heideggerdurant cette période. Les deux derniers chapitresprésentent la "métaphysique de l'être-là" et la"métaphysique du monde" avec lesquellesHeidegger s'éloigne de son projet initial et prépare lefameux "tournant" des années 1930.
Résumé : La phénoménologie post-husserlienne s'est détournée des orientations fondamentales de son père fondateur pour adopter une position ou bien déconstructiviste ou bien théologisante - sinon ouvertement anti-idéaliste. Restant fidèle à l'attitude phénoménologique qui consiste à mettre hors circuit tout présupposé métaphysique (qu'il soit de nature antisubjectiviste ou dogmatique), le présent ouvrage met en évidence des motifs cherchant à mettre en place une phénoménologie de la connaissance et de la compréhension qui évite à la fois l'écueil d'un scepticisme radical et celui d'une philosophie de la transcendance. A ce dessein, l'essai se divise en trois parties dans lesquelles sont examinés et explicitées - conformément à une orientation husserlienne, heideggerienne ou encore propre à la phénoménologie française contemporaine - les concepts fondamentaux d'une phénoménologie transcendantale fondée spéculativement. Dans la mesure où se profile par là une position philosophique qui intègre, par ailleurs, des compréhensions et acquis toujours valables de la philosophie classique allemande, se dessinent les lignes fondamentales d'un "transcendantalisme spéculatif" qui essaie de renforcer la phénoménologie du XXIe siècle naissant au sein du débat contemporain (par exemple face au "réalisme spéculatif"). Il s'agit en particulier de répondre, du côté de la phénoménologie, au rapprochement de la tradition européenne effectué actuellement par la génération la plus jeune des penseurs "analytiques". Cela rendra peut-être possible d'élever l'échange entre les deux orientations contemporaines à un niveau qui n'était pas accessible au XXe siècle en raison de préjugés et distorsions idéologiques.
Résumé : Comment développer une phénoménologie de la connaissance qui, tout en restant fidèle aux perspectives fondamentales des deux pères fondateurs de la phénoménologie, tire profit des acquis essentiels des deux générations postérieures de phénoménologues ? L'auteur se propose de poursuivre le projet d'une refondation de la phénoménologie qui prend au sérieux les critiques du tondationalisme (traditionnel) sans pour autant abandonner une perspective visant à légitimer le bien-fondé de tout discours exhibant le sens de ce qui apparais La thèse fondamentale est qu'une telle refondation se doit de mettre en son centre non plus la perception objectivante, mais l'imagination (Einbilduners ! raft) à la source de toute formation ou configuration du sens (Sinnbildung), laquelle constitue la base de tout "apparaissant" et de tout "événement". L'imagination est ici comprise à la tois comme dévoilant la constitution "imageante" (imaginaire et imaginal) du réel et comme productrice d'"images" (ou d'"icônes") dont il s'agit de préciser la dimension génétique, voire "générative", eu égard à plusieurs concepts déterminants de la phénoménologie (tels que la "vérité", la "subjectivité", le "réel", l'"Inconscient", le "temps", l'"espace", etc).
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.