Père, ne vois-tu pas ?. Le père, le maître, le spectre dans "L'Interprétation des rêves"
Schneider Monique
DENOEL
21,65 €
Epuisé
EAN :9782207231326
Les rêves offerts par Freud dans L'interprétation des rêves, au-delà de leur dimension auto-analytique, nous confrontent à la face cachée, sombre, de l'opération analytique elle-même. Deux figures privilégiées de l'interprète : le père et le maître. Couple écartelé, interdisant au père la délimitation d'un espace propre : lorsqu'il s'affirme comme détenteur d'un pouvoir absolu, il se confond avec le maître, faisant planer une menace sur l'enfant. Menace que seul l'enfant peut déchiffrer. Pour lire ce qui se joue dans la fonction paternelle, il faudra alors laisser la parole à l'enfant, lui restituant sa bouche blessée. Le titre est extrait d'un rêve cité par Freud : l'enfant mort vient réveiller son père endormi en lui murmurant : "Père, ne vois-tu pas que je brûle ?"
Nombre de pages
264
Date de parution
11/04/1985
Poids
365g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782207231326
Titre
Père, ne vois-tu pas ?. Le père, le maître, le spectre dans "L'Interprétation des rêves"
Auteur
Schneider Monique
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
365
Date de parution
19850411
Nombre de pages
264,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'anatomie, c'est le destin", tel est le maître mot de la tradition patriarcale dans laquelle s'inscrit Freud, et qui ne retient du masculin que la verticalité, emblème du pouvoir. Or, en réduisant la masculinité à son symbole, on relègue la vulnérabilité, la peau, la chair, le viscéral du côté du féminin. Ce clivage - le sensoriel à la mère, l'esprit au père - traverse la culture occidentale depuis ses origines grecques et chrétiennes, ce qu'éclaire l'anthropologie (C. Lévi-Strauss, F. Héritier, N. Loraux). Captive de cet héritage, notamment en ce qui concerne la définition de la fonction paternelle, la psychanalyse le remet cependant en cause en interrogeant l'érotique masculine, centrée sur un phénomène d'irruption incontrôlable.
La définition ablative du féminin - "sexe auquel manque le morceau estimé par dessus tout" - domine la construction freudienne au point de faire oublier que Freud, à l'origine, faisait sienne la "protestation" émise par des femmes : défendre à la fois leur "espace creux" et leur "liberté" contre la pénétration de tout "corps étranger", la réaction défensive pouvant d'ailleurs se muer en tentative d'"admission". Or Freud s'en est servi comme paradigme pour penser la topique psychique et la dynamique du refoulement. Comment comprendre alors qu'une fois devenue la propriété de tout psychisme, cette ouverture de l'espace interne soit, dans la suite de l'oeuvre, déconnectée de la dynamique féminine ? Faisant retour au Freud des origines et à la figure mythique de Psyché, Monique Schneider invite à pratiquer ouvertures remaniements. Elle ébauche une "symbolisation du sexe de la femme" qui souligne d'autres traits que "ce caractère d'absence, de vide, de trou" que lui attribue Lacan à l'une des étapes de son parcours, et fait droit à ce qui, dans le rapport qu'entretient la femme avec son espace intérieur, met à mal les repères imposés par la logique de la castration.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...