Curieux du Grand Siècle. Collections et collectionneurs dans la France du XVIIe siècle, II Oeuvres d
Schnapper Antoine
FLAMMARION
14,20 €
Epuisé
EAN :9782080801548
Cet ouvrage fondamental propose une étude générale sur les collectionneurs en France au XVIIe siècle et présente les ensembles d'?uvres d'art - tapisseries, porcelaines, sculptures antiques et surtout tableaux - réunis à cette époque. Le XVIIe siècle vit en effet le développement des collections artistiques, réapparues autour de Marie de Médicis dans les années 1620. Richelieu, Mazarin ou encore Jabach figuraient alors parmi les principaux acteurs du marché de l'art. Le goût français mit à l'honneur la peinture italienne des XVIe et XVIIe siècles, mais aussi les paysages, le plus souvent d'origine nordique, ou, dans la peinture française contemporaine, la figure de Poussin, dont les ?uvres s'arrachèrent dans la seconde moitié du siècle. Une ère nouvelle s'ouvrit avec le règne personnel de Louis XIV. Si le monarque semble n'avoir manifesté pour sa collection, pourtant riche et diverse, qu'un intérêt assez fugace, ce ne fut pas le cas chez d'autres grands personnages du temps tels que son frère Monsieur-, son fils - le Grand Dauphin -, ou le marquis de Seignelay, fils de Colbert.
Nombre de pages
575
Date de parution
16/11/2005
Poids
492g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782080801548
Titre
Curieux du Grand Siècle. Collections et collectionneurs dans la France du XVIIe siècle, II Oeuvres d
Auteur
Schnapper Antoine
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
492
Date de parution
20051116
Nombre de pages
575,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.