Au XIXè siècle, l'" évidence démocratique " s'impose comme le pouvoir du parlement, avec deux caractéristiques principales : d'une part le débat, mené par des hommes qui essaient de s'entendre sur la politique à suivre ; d'autre part la publicité, puisque le parlementaire est élu et qu'il rend des comptes à l'opinion et aux organes de presse. Le libéralisme, à la base du système, suppose que l'on fasse confiance à la concurrence des idées pour dégager la vérité ou du moins la manière correcte de gérer et de conduire le pays. Une telle construction n'est-elle pas devenue obsolète à l'heure où, dans les parlements, ne règne plus le même esprit d'arrangement pacifique par la discussion et où l'on assiste à l'affrontement de partis rigides qui n'ont d'autres intentions que d'affirmer la vérité exclusive de leur point de vue ? Ce n'est plus un débat loyal entre opinions mais une lutte partisane pour faire triompher à tout prix ses idées. On peut alors parler de crise du parlementarisme, puisqu'il ne répond plus à ses objectifs premiers. La rationalité du système est mise en échec par l'irrationalité des partis. Ces questions, dangereuses dans le contexte de l'époque où écrivain Carl Schmitt (1923-1932), n'en restent pas moins essentielles, même si les démocraties libérales ont mieux résisté qu'il ne le pensait au déclin des parlements.
Nombre de pages
214
Date de parution
01/10/1988
Poids
501g
Largeur
1mm
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EAN
9782020099622
Titre
Parlementarisme et démocratie
ISBN
2020099624
Auteur
Schmitt Carl
Editeur
SEUIL
Largeur
1
Poids
501
Date de parution
19881001
Nombre de pages
214,00 €
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En dépit de ses engagements politiques, dont sa réputation a porté le poids, Carl Schmitt apparaît aujourd'hui comme une des figures majeures de la pensée politique du xxe siècle, dont l'influence souterraine s'est exercée en profondeur, en particulier sur la réflexion constitutionnelle. Dans sa théorie, la théologie politique est une pièce essentielle pour l'interprétation de la nature du politique: "Presque tous les concepts prégnants de la théorie moderne de l'Etat sont des concepts théologiques sécularisés." Le Dieu tout-puissant est devenu le législateur omnipotent; la "situation exceptionnelle" a finalement pour le droit la même signification que le miracle. De ce vaste transfert, le grand juriste et philosophe souligne les implications et les conséquences pour l'évolution des sociétés modernes. Sous ce titre sont réunis deux essais écrits à près de cinquante ans d'intervalle, 1922 et 1969. Le premier contient, entre autres, le chapitre sur la souveraineté, dont la première phrase - "Est souverain celui qui décide de la situation exceptionnelle" - est devenue célèbre. Le second est une réponse aux critiques de toute théologie politique inspirée du christianisme, critiques développées en 1935 par le théologien Erik Peterson et reçues depuis lors comme un dogme.
Historien et juriste, Carl Schmitt reprend le dossier "Hamlet" et analyse les différentes interprétations. Il met au premier plan les circonstances politiques troublées à la mort d'Elisabeth I et la prudence quant aux noms et lieux qu'imposait à Shakespeare la réalité du pouvoir du roi Jacques I et la prudence quant aux noms et lieux qu'imposait à Shakespeare la réalité du pouvoir du roi Jacques I. La clef pour une meilleure compréhension de la pièce est dans sa dimension politique, son rapport direct avec les événements de l'époque. Schmitt dévoile le tabou de la reine Marie Stuart, et le lien entre Hamlet et le personnage historique du roi Jacob.
Lorsqu'un auteur se sert d'une image comme celle du Léviathan, il pénètre dans un domaine où le mot et la langue ne sont pas de simples jetons dont il serait facile de calculer le cours et le pouvoir d'achat. Dans cette sphère, les "valeurs" pures n'"ont pas cours" ; ici sont à l'oeuvre et règnent (walten) des forces et des puissances, des trônes et des dominations (Herrschaften). Hobbes pensait pouvoir se servir de cette image à ses propres fins, comme d'un symbole impressionnant, mais il n'a pas vu qu'en réalité il convoquait les forces invisibles d'un vieux mythe aux significations multiples. L'ombre du Léviathan s'est étendue sur son oeuvre, et toutes ses constructions et argumentations intellectuelles, aussi claires soient-elles, ont été happées par le champ d'attraction du symbole invoqué. Aucun raisonnement, si clair soit-il, ne peut lutter contre la force d'images mythiques authentiques."
En 1930, Walter Benjamin écrivait à Carl Schmitt : "Grâce à vos méthodes de recherche en philosophie de l'Etat, j'ai trouvé dans La Dictature, une confirmation de mes méthodes de recherche en philosophie de l'art..." A l'origine, la dictature est une institution de la République romaine. Le dictateur reçoit une mission, il est commis par la République pour rétablir l'ordre républicain, dans un temps limité à six mois. La dictature "souveraine", spécifiquement moderne, telle la "Dictature du prolétariat", est quant à elle illimitée et vise à créer un nouvel ordre. Ainsi, quel qu'en soit le type, la dictature est par essence une institution destinée à faire face à l'état d'exception. Et si le libéralisme hésite devant cette "solution", si radicale, c'est justement parce qu'il ne veut pas entendre parler d'état d'exception, ni de souveraineté. Il postule en effet une constitution qui limite la puissance de l'Etat et est censée prévoir tous les cas. En cela, il est insuffisant - et c'est, entre autres, ce que permet de comprendre la synthèse historique magistrale proposée par Carl Schmitt.
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."