Ouvrage de fiction à la limite des genres de l'essai, de la biographie et du roman policier, ce livre est un hommage étonnant et unique à Marcel Duchamp. L'oeuvre la plus connue de l'artiste franco-américain est le Grand Verre, intitulé La mariée mise à nu par ses célibataires, même. "? Qui est la mariée qui figure si souvent dans l'oeuvre de Duchamp ??? "? : K. Schippers mène l'enquête pour tenter de répondre à cette question. L'intrigue se déploie au fil des voyages successifs du narrateur sur les lieux où vécut Marcel Duchamp, à travers les entretiens et rencontres avec des personnes qui ont connu l'artiste, et dans les spéculations du narrateur nées de ses observations des oeuvres de Duchamp. En reconstituant son environnement artistique, il mène une réflexion profonde sur le travail de cet artiste hors norme. Il ne procède pas à une analyse ou à l'élaboration de nouveaux paradigmes d'étude, mais travaille sur le style pour restituer l'esprit duchampien.
Nombre de pages
284
Date de parution
04/02/2022
Poids
442g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782490505289
Titre
La Mariée de Marcel Duchamp
Auteur
Schippers K. ; Richert Camille ; Wambacq Judith
Editeur
MANUELLA
Largeur
140
Poids
442
Date de parution
20220204
Nombre de pages
284,00 €
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Une série parfaitement irrévérencieuse et totalement décapante. Un pavé dans la mare des idées bien pensantes!Léon Van Oukel a sa petite réputation: celle d'un emmerdeur patenté. Le problème c'est que Léon présente bien. Autant dire donc qu'on ne s'en méfie pas! Et l'homme peut donc pénétrer sans peine toutes les couches de la société, où il va s'appliquer à mettre un chambard cataclysmique...Série anticonformiste par excellence, Léon la terreur est devenue tout simplement culte, servie par la sublime ligne claire de Theo Van Den Boogaard, en parfait et savoureux décalage avec le scénario acide et piquant de Wim Schippers. Et reste, près de 30 ans après sa première publication, d'une foudroyante puissance comique doublée d'une hargne inspirée contre les dérives de nos sociétés modernes.
Colette Brunschwig est une peintre du XXe siècle, dont elle interroge de façon singulière la modernité artistique occidentale, et les traumas historiques que furent la Shoah et Hiroshima. Dans la proximité philosophique d'Emmanuel Levinas, l'artiste, proche du philologue Jean Bollack, joint ses recherches picturales liées aux abstractions des années 1950 à l'étude des traditions exégétiques talmudiques, avant d'y associer, à la fin des années 1960, l'enseignement des peintres lettrés chinois des XIIe et XIIIe siècles. Assumant une double généalogie avec Claude Monet et Kasimir Malevitch, Colette Brunschwig n'a cessé d'explorer un espace dynamique, traversé d'un souffle intérieur d'expansion et de compression ; espace qu'elle rend patiemment disponible pour recommencer la peinture après l'anéantissement, et y inscrire les strates réflexives et sensibles d'une revue des formes. Cette première monographie se veut un outil olivet de connaissance. Elle réunit donc une large iconographie de l'oeuvre peint de Colette Brunschwig, des archives personnelles, des photographies d'expositions, des essais critiques comme autant d'entrées possibles dans le geste pictural et la démarche intellectuelle, la correspondance de l'artiste avec diverses figures célèbres de la scène artistique et littéraire française de l'après-guerre, et ses propres textes, nés de la réflexion de son rapport à l'art moderne et aux transformations technologiques de son temps.
Le travail de Guillaume Constantin, né en 1974, se construit à partir d'anachronismes. Se déploient ainsi des oeuvres à la géométrie ambiguë qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation. Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations voire déformations habitent l'oeuvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d'installation, il conçoit régulièrement des dispositifs d'exposition ou réalise des interventions sur des dispositifs d'exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l'oeuvre ou à l'objet, sa collection et ses modes de monstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L'artiste remet ainsi littéralement en jeu l'exposition en même temps qu'il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé. (R. Brunel, A. Marchand et A-L. Vicente)
Comme le disait Heinz Mack lors d'un de nos nombreux entretiens : "Etes-vous bien conscient que je suis un des derniers à pouvoir vous raconter cela ? " De l'exposition de Düsseldorf en mai 1957 à la mort prématurée de l'artiste en 1962, de la création de l'opéra de Gelsenkirchen à la rétrospective de Krefeld, l'aventure allemande d'Yves Klein fut essentielle dans sa fulgurante carrière. Grâce aux échanges intenses entre l'artiste français et les artistes allemands de sa génération — notamment du mouvement ZERO —, cette histoire se trouve ici retracée au moyen de matériaux d'archives et d'entretiens avec l'ensemble des témoins encore vivants. Intimement liée à l'évolution artistique outre-Rhin, cette biographie constitue aussi une archive exceptionnelle pour une double histoire de l'art.
L'architecture, c'est l'inverse de la nature. C'est l'art de façonner une nouvelle nature. C'est l'art de rendre naturel ce qui ne l'est pas. La pratique architecturale de Claude Vasconi est intimement liée au dessin. Entre 1965 et 2009, Claude Vasconi a signé plus de soixante réalisations en France, en Allemagne et au Luxembourg. dont la tour ZDF aux Lilas, le 57 Métal à Mulhouse, l'Hôtel du Département à Strasbourg et le quartier du Borsig à Berlin. Tous ces bâtiments, emblématiques d'une conception radicale de l'architecture, ont d'abord été des esquisses tracées au feutre sur de grands papiers calque. Du croquis initial à la finalisation, le dessin rythme chaque étape des projets de Claude Vasconi. Il a ainsi laissé des centaines de dessins qui témoignent d'un processus créatif où le geste de la main est essentiel pour penser et faire advenir la forme. Les 400 dessins rassemblés dans ce livre de plus de 800 pages, classés par ordre chronologique, donnent à voir l'instant de la création, l'instant où se rêve la réalité. Des extraits de ses nombreux carnets, où s'entrelacent réflexions sur l'architecture et notes sur ces projets, émaillent ce corpus unique et inédit. L'ensemble invite à découvrir l'oeuvre d'un architecte-bâtisseur qui a marqué le paysage urbain de la fin du XXe siècle, à travers l'énergie de son trait, son sens de la composition et le mouvement de sa pensée.