Seuls les fous n'ont pas peur. Scènes de la guerre de trente ans (1915-1945)
Scheuer Georg
SYLLEPSE
20,28 €
Epuisé
EAN :9782913165625
Le récit autobiographique de Georg Scheuer s'ouvre sous les coups de feu de Sarajevo en 1914 et s'achève par les accords de Yalta en 1945. Fils d'un journaliste et d'une musicienne, sa sensibilité politique s'éveille tôt car en Autriche la Première République se transforme bien vite en dictature. L'austrofascisme chemine à l'ombre du Troisième Reich voisin. Georg Scheuer milite d'abord aux Jeunesses socialistes puis aux Jeunesses communistes, mais le stalinisme l'amène à se tourner un temps vers Trotsky. Ses activités politiques clandestines conduisent à son arrestation en 1936 et à un procès pour «haute-trahison». Amnistié à la veille de l'Anschluss, il fuit vers Prague, puis Lille, Anvers et Paris où, en septembre 1938, il participe au congrès de fondation de la 4e Internationale. Lorsque la guerre éclate, il est interné par le gouvernement Daladier comme tous les «ressortissants allemands». Il séjourne dans la fameuse tuilerie des Milles. Face à l'avance des Allemands, le camp est évacué. Il vit la débâcle à Bayonne, puis retrouve ses amis à Montauban. Continuer la fuite vers d'autres continents? L'entrée dans la clandestinité pour combattre les nazis est un choix pour ce petit groupe très soudé d'Autrichiens et d'Allemands. Faux papiers et caches à Lyon, à Marseille, et à Grenoble, avec le danger quotidien des rafles, des arrestations et des déportations. Le groupe, camouflé en unité de la Gestapo, réussira à faire s'évader la compagne de Georg de la prison des Baumettes ; mais d'autres camarades disparaissent pour toujours sous la terreur nazie. La Libération de Paris en 1944 n'est pas pour autant la fin du cauchemar. Un premier voyage en Autriche en 1946 lui apporte la certitude que presque tous les siens ont été exterminés par les nazis. Plus tard, il apprendra l'arrestation par le NKVD soviétique de son camarade Karl, rescapé de Buchenwald...
Nombre de pages
288
Date de parution
16/12/2001
Poids
335g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782913165625
Titre
Seuls les fous n'ont pas peur. Scènes de la guerre de trente ans (1915-1945)
Auteur
Scheuer Georg
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
130
Poids
335
Date de parution
20011216
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Scheuer Georg ; Scheuer-Weyl Christa ; Hess Genevi
Né en Autriche en 1915, Georg Scheuer milite d'abord aux Jeunesses socialistes puis aux Jeunesses communistes. Sa rupture avec le stalinisme l'amène à se tourner vers Trotsky. Emprisonné pour « haute trahison » en 1936, il est amnistié à la veille de l'Anschluss et doit s'exiler. Comme tant d'autres antifascistes réfugiés en France, il est interné comme « ressortissant ennemi » à la tuilerie des Milles avant d'entrer dans la clandestinité pour combattre les nazis. Après la fin de la guerre, son voyage en Autriche lui apporte l'atroce certitude que les siens ont été exterminés. Un récit fort où l'histoire - de Sarajevo à Yalta - se mêle aux passions de la vie. Décédé en 1996 à Vienne, Georg Scheuer a été correspondant à Paris de journaux étrangers et rédacteur à l'AFP. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques.
La chanson douce d'un grand ours à son ourson adoré pour lui dire qu'hiver comme été, il sera toujours là pour l'abriter dans ses bras. Une tendre histoire à raconter, ou à fredonner grâce à la partition en fin d'album.
Une nouvelle façon de confronter les traditions religieuses de l'humanité aux grandes questions de la vie. Des ouvrages accessibles aux non-spécialistes pour mieux se connaître, rencontrer l'autre et vivre ensemble.
Des mots qui dansent, qui boudent et qui jouent à cache-cache... Pour sûr, ils ne sont pas là par hasard. Caroline s'interroge, observe, hésite, et finit par se lancer. La voilà partie pour une aventure pas banale qui la baladera de fous rires rocambolesques à des réflexions sincères et profondes sur ce monde bancal mais si palpitant. Au-delà d'une histoire enchanteresse mêlant poésie et actualité, ce récit pose de vraies questions sur le joyeux désordre de nos quotidiens trop affairés.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux États-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une «arythmie», c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une «arythmie» systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.